Nos principes fondateurs

L’action de Santé publique France est-sous tendue à la fois par une éthique, une déontologie, et des principes d’excellence, d’indépendance et de transparence.

Mis à jour le 16 octobre 2019

L’excellence scientifique et l’expertise collective

Les équipes de l’agence se distinguent par un haut niveau de connaissances et de compétences scientifiques, par leur capacité à produire des rapports, évaluation de risque, avis, expertises, études et interventions en santé, s’appuyant sur des données scientifiquement fiables, vérifiées, probantes, très en lien avec la recherche. L’expertise ainsi produite se doit d’être collective, voire pluraliste, et le plus souvent possible inscrite dans le cadre de la Charte de l’expertise.

L’indépendance et la transparence

Cette indépendance se fonde notamment sur la transparence et la publicité des avis et recommandations produits. Santé publique France travaille dans le cadre d’un protocole négocié avec la Direction générale de la santé dans le respect de l’indépendance de l’expertise et des avis et recommandations produits.
Cela implique des processus d’évaluation structurés et reconnus ainsi qu’une démarche déontologique et éthique portée par la direction générale et le comité d’éthique et de déontologie.

La territorialité (présence sur les territoires, en région et dans les Outre-mer)

L’organisation régionale est au cœur du déploiement de l’activité de l’agence. Les cellules régionales sont ainsi pleinement placées sous l’autorité de Santé publique France et accompagnent le déploiement de ses missions au niveau régional et territorial, en lien étroit avec les agences régionales de santé (ARS).
Une attention particulière est portée aux Outre-mer dans une logique de meilleure prise en compte des nombreuses inégalités de santé et de leurs singularités (de statut, de position géographique,
de démographie).

Le fonctionnement en réseau et les partenariats

L’action de Santé publique France repose sur des réseaux et des partenariats structurés.
Ils constituent de précieuses sources d’information et de relais d’expertise, de mise en oeuvre, et permettent à l’agence de réaliser pleinement ses missions sur le territoire

L’opérationnalité : être en capacité d’assurer sa mission de service public

L’agence est structurée afin de répondre à un haut niveau d’opérabilité et d’efficience.

Le dialogue avec les parties prenantes et la société civile

La composition du Conseil d’administration, la création en 2016 du Comité d’orientation et de dialogue (COD) ainsi que les nombreuses modalités de dialogue mises en place par l’agence (auditions / concertations, études participatives, restitutions aux parties prenantes, co-construction…) reflètent cette volonté d’ouverture. Celle-ci doit être entendue au sens large, car c’est bien toute la société civile qui est concernée par les missions, productions et services de l’agence.

La participation de la société civile aux travaux de Santé publique France permettent notamment d’entrevoir des pistes de réflexion afin de construire de nouvelles dynamiques de confiance, d'enrichir la qualité des enquêtes scientifiques, d’offrir un plus grand partage des savoirs avec l'ensemble de la population. Elle incite par ailleurs l'agence à déployer une meilleure pédagogie afin notamment de mieux faire comprendre les décisions prises. Cette ouverture permet enfin de déployer plus largement les actions sur le territoire.

La force d'intervention

La finalité des missions de Santé publique France est de de protéger et d’améliorer la santé des populations. Elle regroupe l’ensemble des compétences de la veille et surveillance, à la prévention en passant par l’intervention et l’alerte. Santé publique France peut ainsi intervenir rapidement en cas de situation exceptionnelle mais également en amont en cas de crise potentielle.
En cas de situation sanitaire exceptionnelle, Santé publique France s’appuie sur la Réserve sanitaire composée de 2 000 professionnels de santé volontaires et sur l’Etablissement pharmaceutique. Celui-ci gère l’acquisition, le stockage et la distribution des produits de santé nécessaires pour faire face à une menace de grande ampleur, ainsi que des stocks particuliers destinés aux établissements de santé pour répondre à des besoins de santé publique spécifiques (botulisme, diphtérie).

La Réserve sanitaire est mobilisée par le ministère en charge de la santé mais aussi depuis la loi de modernisation du système de santé (janvier 2016), sur demande du Directeur général d’une Agence Régionale de Santé (ARS). Depuis sa création, la Réserve sanitaire a réalisé de nombreuses missions à l'étranger, principalement en raison de la multiplication des maladies vectorielles en outre-mer et de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en 2014-2015. Ces missions sont essentiellement confiées à des professionnels en activité, salariés ou libéraux, voire à des retraités, ayant des compétences préalablement identifiées et bénéficiant, en tant que de besoin, d’une formation complémentaire adaptée.

L’ouverture à l’international

L'action européenne et internationale de Santé publique France a pour but d'améliorer ses pratiques dans les champs de la veille, de l'alerte, de la surveillance, de la promotion de la santé, de l'évaluation de l'impact sur la santé des politiques publiques tout en valorisant l'expertise française en santé publique.

Nos orientations stratégiques pour l'action européenne et internationale :

  • mieux répondre aux obligations européennes, internationales et nationales (en particulier dans le champ de la sécurité sanitaire, et des crises sanitaires) ;
  • contribuer aux réflexions et travaux sur la sécurité sanitaire mondiale et assurer une veille internationale nécessaire aux missions de surveillance et d’alerte par la mise en œuvre d’outils et méthodes appropriées ;
  • améliorer les pratiques scientifiques et professionnelles en matière de veille, de surveillance, de prévention, de promotion de la santé et de communication, contribuer à la formation de la nouvelle génération dans le cadre de programmes européens et internationaux ;
  • contribuer à l’amélioration de la performance et des capacités des instituts de santé publique ;
  • contribuer aux travaux d’expertise et d’élaboration des bonnes pratiques en santé publique au niveau européen et international, produire les données, connaissances, informations nouvelles et utiles à l’élaboration des stratégies, plans, référentiels européens et internationau
  • la participation aux instances de gouvernance de l’ECDC (Conseil d’administration et Forum Consultatif) demeure essentielle.