COVID-19 : point épidémiologique en Hauts-de-France du 14 mai 2020

Publié le 14 Mai 2020
Mis à jour le 14 Mai 2020

Résumé

Qu’est-ce qui est déjà connu de la situation dans la région ?

La région Hauts-de-France a détecté ses premiers cas de transmission autochtone de COVID-19 dans le département de l’Oise il y a 3 mois. La diffusion communautaire du virus a atteint son pic fin mars suivi d’une décroissance continue de l’épidémie, avec la mise en place du confinement, dans la région mais aussi au niveau national. Liens pour accéder aux bilans national et régionaux.
Les différentes mesures mises en place ont permis d’endiguer la progression du virus et d’en atténuer l’impact sanitaire. Pour autant, s’il est moins présent aujourd’hui, le virus est toujours là et nous devons, avec la reprise des activités et des déplacements personnels et professionnels, apprendre à vivre avec lui et maitriser sa diffusion.

Qu’est-ce qui est nouveau dans ce Point pour la région ?

Les indicateurs sanitaires montrent que le niveau de circulation du virus dans la communauté reste faible et globalement stable depuis la semaine précédente. Cependant, les indicateurs de recours aux soins et de taux de positivité des prélèvements restent plus élevés dans l’Aisne et l’Oise par rapport à la moyenne régionale. Il s’agit donc de rester très vigilant avec la reprise des activités socio-économiques, en continuant à appliquer les gestes barrières pour limiter au maximum la transmission du virus et protéger notre entourage.
Santé Publique France poursuit ses activités de surveillance en réalisant quotidiennement une analyse territoriale contextualisée. Cette analyse s’appuie sur les réseaux régionaux de surveillance (laboratoires, professionnels de santé et de la surveillance) et permet de fournir quotidiennement aux autorités sanitaires régionales et au ministère chargé de la Santé l’ensemble des indicateurs permettant de suivre l’épidémie de COVID-19. Pour en savoir plus
Cette semaine, la page 13 du Point Epidémio renvoie sur des études en cours à Santé publique France et les résultats actuellement disponibles : recensement national des cas de COVID-19 chez les personnels des établissements de santé; baromètre des comportements et de la santé mentale pendant le confinement.
Les premiers résultats de la surveillance des cas pédiatriques de myocardites avec état de choc cardiogénique dans le cadre du COVID-19, en partenariat avec les sociétés savantes concernées sont disponibles dans le bilan national de cette semaine.

Quelles organisations dans la région ?

Les acteurs régionaux de la santé sont aujourd’hui mobilisés à tous les niveaux pour ac-compagner au mieux la population et les institutions au moment du déconfinement et évi-ter la reprise de l’épidémie.

  • Les professionnels de santé (médecins libéraux) sont en première ligne pour la prise en charge des cas et l’identification du premier cercle des contacts.
  • Les plateformes locales de contact tracing, réunissant des compétences de l’Assurance maladie et de l’Agence régionale de santé, opérationnelles depuis le début de la se-maine, sont chargées de l’identification et du suivi des nouveaux cas et de leur accompa-gnement (mise en isolement et respect du confinement, arrêt de travail, diagnostic, identi-fication des contacts, suivi des cas et de leurs contacts).
  • Ce dispositif est complété par des cellules d’expertises départementales et régionale as-sociant des compétences multidisciplinaires (ARS, Santé publique France, CPIAS, médico-social….) indispensables à l’identification, la caractérisation et la gestion précoces de toute situation de cas groupés (clusters) ou reprise localisée de l’épidémie.