Coronavirus (COVID-19)

Chiffres clés, interviews d'experts, questions-réponses, outils de prévention...tout savoir sur le coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19, son évolution en France et dans le Monde, et l’action de Santé publique France

Mis à jour le 26 septembre 2020

L’épidémie de COVID-19 en France

Le point sur la situation (26 septembre 2020)

En France métropolitaine, la circulation virale continue sa progression entraînant une dégradation de la situation.. Les indicateurs de suivi de l’épidémie de COVID-19 poursuivent leurs augmentations en médecine de ville et au niveau hospitalier, avec une hausse des passages aux urgences pour suspicion de COVID-19, des nouvelles hospitalisations ainsi que des admissions en réanimation et des décès. Les admissions en réanimation augmentent désormais de manière exponentielle.
Le nombre de décès liés au COVID-19 est en augmentation notamment ceux survenus dans les établissements de santé. 

Si le virus continue de circuler largement chez les adultes jeunes, la poursuite de l’augmentation des cas chez les 65 ans et plus, l’augmentation des signalements d’épisodes de COVID-19 survenus en Ehpad ainsi que l’augmentation des nombres de décès pour COVID-19 confirment les signaux d’alerte identifiés depuis plusieurs semaines. La plus grande vigilance doit être maintenue auprès des personnes âgées compte tenu de la fragilité de cette population dans laquelle survient le plus grand nombre de décès dus au SARS-CoV-2.

Les nombres de nouveaux cas confirmés ainsi que les taux de positivité sont en hausse. Cependant, du fait des saturations des capacités diagnostiques des laboratoires dans plusieurs régions, ces augmentations sont très certainement sous-estimées. Les nombres de clusters se maintiennent à des niveaux élevés mais sont également très certainement sous-estimés du fait de l’augmentation de la circulation virale et de l’allongement des délais de validation et de signalement. Les indicateurs issus de ces différentes surveillances doivent ainsi être interprétés avec prudence car ne décrivent désormais plus qu’imparfaitement la dynamique de l’épidémie sur le territoire. Le suivi des indicateurs issus des autres surveillances aura ainsi d’autant plus d’importance dans les semaines à venir pour analyser au mieux la situation épidémique (surveillances du réseau Sentinelles, SOS médecins, épisodes en ESMS comprenant les Ehpad, passages aux urgences, hospitalisations et admissions au réanimation (données SI-VIC), décès liés au COVID-19 et décès toutes causes.

Au 26 septembre 2020, 101 départements sont en situation de vulnérabilité :

  • limitée : 9 départements (8,9%)
  • modérée : 35 départements (34,7%) : Aisne, Allier, Ardèche, Ardennes, Alpes de Haute Provence, Aude, Calvados, Cantal, Charente-Maritime, Corrèze, Deux-Sèvres, Dordogne, Drôme, Eure, Eure-et-Loir, Haut-Rhin, Hautes Alpes, Haute-Savoie, Haute Vienne, Loir et Cher, Lot, Lot et Garonne, Lozère, Mayenne, Mayotte, Meuse, Moselle, Morbihan, Nièvre, Réunion, Savoie, Seine Maritime, Territoire de Belfort, Vendée, Vosges, Yonne
  • élevée : 57 départements (56,4%) Martinique, Guadeloupe (dont Saint Martin et Saint Barthélémy), Ain, Alpes-Maritimes, Ariège, Aube, Aveyron, Bas-Rhin, Bouches-du-Rhône,  Charente, Côte d’Or, Corse du Sud, Doubs, Essonne, Gard, Gers, Gironde, Guyane, Haute Corse, Haute-Garonne, Haute Loire,  Haute-Marne, Hautes-Pyrénées, Hauts-de-Seine, Hérault, Indre et Loire, Loiret, Ille-et-Vilaine, Isère, Landes, Loire, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Marne, Meurthe et Moselle, Nord, Oise, Paris, Pas de Calais, Puy de Dôme, Pyrénées Atlantiques, Pyrénées Orientales, Rhône, Somme, Sarthe, Seine et Marne, Seine-Saint-Denis, Saône et Loire, Tarn, Tarn-et-Garonne, Val-de-Marne, Val d’Oise, Var, Vaucluse, Vienne, Yvelines

Il est important de maintenir la stratégie « Tester-Tracer-Isoler » : chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 doit réaliser dans les plus brefs délais un test de diagnostic. Dans l’attente des résultats, les personnes doivent s’isoler et réduire leurs contacts au strict minimum. Cependant, l’allongement des délais de diagnostic pourrait se traduire par des mesures de contact tracing moins performantes du fait du retard à l’identification des cas et de leurs contacts et à la mise en place des mesures d’isolement et de quarantaine. En l’absence de traitement curatif et de vaccin, il parait indispensable de renforcer les actions de prévention comprenant les mesures d’hygiène, de distance physique, la réduction des contacts (sans embrassade, sans serrer les mains) ainsi que le port approprié du masque. Ces mesures doivent être respectées par tous, y compris les plus jeunes. Effectivement, si le risque de complication est faible chez l’enfant et le jeune adulte, ils contribuent à la diffusion du virus vers les tranches d’âge et les populations à risque de formes graves ainsi que le montre l’évolution de la situation épidémiologique de ces dernières semaines.

En savoir plus sur l’évolution du COVID-19 en France

La mission de Santé publique France

Les équipes de Santé publique France, au siège comme en région, se sont organisées pour surveiller et répondre à la crise engendrée par la propagation de la COVID-19 en France. Cette organisation s’est adaptée en fonction de l’évolution de la situation. 
Dans cette crise sanitaire mondiale, notre rôle est de mettre en place le système de surveillance le plus adapté, de développer des outils d’information et de prévention pour les professionnels de santé, la population et les publics les plus vulnérables, et d’animer la Réserve sanitaire pour répondre aux besoins de professionnels de santé sur tout le territoire. 
Parce que notre action est avant tout au service de la population et que notre volonté est d’informer en continu et en toute transparence, les indicateurs produits pour suivre l’évolution de l’épidémie de COVID-19 sont accessibles depuis l’observatoire cartographique Géodes et publiés, chaque semaine, dans les points épidémiologiques nationaux et régionaux disponibles sur le site internet. Productions scientifiques, veille documentaire et état des connaissances, résultats des enquêtes en population et chez les professionnels de santé, outils d’information (affiches, spots vidéo et audio), ressources pour les professionnels… sont mis à disposition de tous.

En savoir plus sur notre mobilisation

L’origine du coronavirus SARS-CoV-2

Il s’agit d’un nouveau coronavirus identifié en Chine en janvier 2020, nommé SARS-CoV-2, dont la maladie qui le caractérise s’appelle le COVID-19. Il appartient à une importante famille de virus infectant principalement les animaux qui provoque des infections chez l’Homme, le plus souvent associées à des rhumes et des syndromes grippaux bénins. Toutefois, deux coronavirus ont entrainé des épidémies graves chez l’Homme : le SRAS-CoV (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère-Coronavirus) en 2002-2003 et le MERS-CoV (Middle East Respiratory Syndrome-Coronavirus) depuis 2012. Comme le SRAS-CoV et le MERS-CoV, le COVID-19 a une origine animale. La COVID-19 est très contagieuse et peut se transmettre de personne à personne, sans ressentir les symptômes la maladie.

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