Don de sang
Don de sang

Santé publique France coordonne la surveillance épidémiologique des donneurs de sang et contribue à l’évaluation des risques qu’un don de sang soit infecté par un agent pathogène transmissible par transfusion.

Mis à jour le 11 juillet 2019

Presque 3 millions de dons de sang sont réalisés chaque année en France par environ 1,6 millions de donneurs. Ces besoins sont en constante augmentation, notamment en raison de l’allongement de l’espérance de vie.

La collecte de sang humain et de ses composants est réalisée par l’Établissement français du sang (EFS) et le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA). Le don de sang, autorisé chez les personnes âgées de 18 à 70 ans, est régi par des règles éthiques inscrites dans la loi du 4 janvier 1993 : anonymat, bénévolat, consentement éclairé et non profit.
Outre les dépistages réalisés de manière systématique sur chaque poche de sang, la sélection des donneurs de sang est un élément important pour assurer la sécurité des produits sanguins. Elle vise à la fois la sécurité des donneurs (problèmes de santé pouvant être aggravés par le don de sang) et la sécurité des receveurs de produits sanguins.

La sélection des donneurs de sang se décompose en trois étapes complémentaires :

  • l’information pré-don, dont le contenu est régi par les bonnes pratiques transfusionnelles
  • la sélection des donneurs qui s’appuie à la fois sur un questionnaire à compléter par le candidat au don et sur un entretien avec un personnel de santé. La forme et le contenu du questionnaire sont définis par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur des critères fixés par arrêté ministériel (le dernier arrêté est celui du 5 avril 2016)
  • la vigilance post-don qui repose sur le signalement, par le donneur, des évènements médicaux survenus dans les deux semaines suivant le don.

Les principales contre-indications au don pour la sécurité du receveur sont établies en vue de réduire au maximum le risque de transmission d’un agent infectieux ou d’une substance chimique ou biologique, qui serait présent dans le sang du donneur et potentiellement nocif pour le receveur.