Données en France métropolitaine

Mis à jour le 20 août 2019

Données de la surveillance renforcée dans les 51 départements métropolitains où le moustique Aedes albopictus est implanté

Du 1er mai au 30 novembre de chaque année, Santé publique France coordonne la surveillance renforcée saisonnière du chikungunya, de la dengue et du Zika dans les départements métropolitains colonisés par le moustique vecteur, Aedes albopictus, en lien avec les ARS concernées (voir dispositif de surveillance et partenaires).

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Chikungunya, dengue et zika - Données de la surveillance renforcée en France métropolitaine en 2019

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Données de la déclaration obligatoire

Depuis juillet 2006, l’infection à chikungunya est à déclaration obligatoire (DO) en métropole et dans les départements français d’Amérique et depuis 2008 à La Réunion.

Les critères de déclaration du chikungunya sont la mise en évidence d’une fièvre >38,5° d’apparition brutale, de douleurs articulaires invalidantes et d’une confirmation biologique (IgM positive ou PCR positive).

Pour la dengue, les critères de déclaration sont une fièvre supérieure à 38,5°C d’apparition brutale avec au moins un signe algique (céphalées, athralgies, myalgies, lombalgies, douleur rétro-orbitraire) et une confirmation biologique (RT-PCR ou test NS1 ou IgM positive)

Chikungunya et dengue - Données de la surveillance renforcée en 2018.

Du 1er mai au 30 novembre chaque année, Santé publique France coordonne la surveillance renforcée saisonnière du chikungunya et de la dengue dans les départements métropolitains colonisés par le moustique vecteur, Aedes  albopictus, en lien avec les ARS concernées. Depuis 2016, le plan anti-dissémination des arboviroses inclut également la surveillance renforcée du virus Zika (voir dispositif de surveillance et partenaires + carte ci-après).

Du 1er mai au 30 novembre 2018 :

  • 189 cas importés de dengue ;
  • 6 cas importés de chikungunya ;
  • 8 cas autochtones de dengue.

Un foyer de transmission autochtone du virus de la dengue, sérotype 2, a été mis en évidence dans les Alpes-Maritimes (Saint-Laurent du Var) en septembre et octobre 2018. Au total, 5 cas ont été identifiés.

Un foyer de transmission autochtone de dengue, sérotype 1, a été identifié dans le département de l’Hérault (commune de Clapiers) avec 2 cas autochtones survenus fin septembre et début octobre.

Un cas de dengue, sérotype 1, esr survenu en octobre dans le Gard (Nîmes) sans lien épidémiologique avec les précédent foyers. Les investigations réalisées dès le signalement du cas n’ont pas identifié d’autres cas.  
Des investigations épidémiologiques ont été mises en place afin d’identifier d’éventuels autres cas et de renforcer les mesures de prévention et de surveillance. Les professionnels de santé des trois communes où ont été identifiés les cas ont également été sensibilisés au repérage et signalement d’autres personnes avec une suspicion de dengue. Les opérateurs de démoustication ont immédiatement mis en œuvre des investigations entomologiques et entrepris des actions ciblées de démoustication. Ces actions se sont accompagnées systématiquement d’une campagne d’information préalable des riverains.
Des transmissions circonscrites de dengue se sont déjà produites à plusieurs reprises en 2010, 2013, 2014 et 2015 sur le pourtour méditerranéen français affectant de 1 à 7 personnes.

Ils se répartissent ainsi :

Nombre de cas confirmés de chikungunya, de dengue, de zika et d'infections à flavivirus*, par région impliquées dans la surveillance renforcée (cas comptabilisés uniquement pour les départements avec implantation d'Aedes albopictus), du 1er mai au 30 novembre 2018

* Impossible de déterminer si infection à West Nile ou dengue.

Liste des départements avec implantation d’Aedes albopictus : Ain, Aisne, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Ardèche, Ariège, Aude, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Corrèze, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Dordogne, Drôme, Gard, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Hérault, Indre, Isère, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Maine et Loire, Pyrénées-Atlantiques, Hautes Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Haut-Rhin Rhône, Saône-et-Loire, Savoie, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vendée, Hauts de Seine, Val-de-Marne.

Chikungunya et dengue - Données de la surveillance renforcée en 2017.

Du 1er mai au 30 novembre chaque année, Santé publique France coordonne la surveillance renforcée saisonnière du chikungunya et de la dengue dans les départements métropolitains colonisés par le moustique vecteur, Aedes  albopictus, en lien avec les ARS concernées. Depuis 2016, le plan anti-dissémination des arboviroses inclut également la surveillance renforcée du virus Zika (voir dispositif de surveillance et partenaires + carte ci-après).

Du 1er mai au 24 novembre 2017 :

  • 137 cas importés de dengue ont été confirmés ;
  • 4 cas importés de chikungunya ont été confirmés ;
  • 15 cas importés de Zika ont été confirmés.

Deux foyers de transmission autochtone du chikungunya épidémiologiquement liés ont été mis en évidence dans un quartier de la commune du Cannet-des-Maures depuis le 11 août 2017 et dans un quartier de la commune de Taradeau depuis le 15 septembre 2017. Ces deux communes distantes d’une dizaine de kilomètres se situent dans le Var. Au 31/10/2017, 17 cas ont été identifiés (Cannet-des-Maures : 9 confirmés et 2 probables ; Taradeau : 6 confirmés). La date de début des signes du dernier cas confirmé de chikungunya dans le département du Var est le 09/09/2017. Conformément au plan anti-dissémination des arboviroses, le retour au niveau albopictus 1 est intervenu 45 jours après la date de début des signes cliniques du dernier cas déclaré, le 24 octobre 2017 (en savoir plus).

Le 26 septembre 2017, un cas autochtone de zika résidant dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a été identifié. Il s’agit d’une transmission par voie sexuelle par un partenaire infecté lors d’un séjours à l’étranger dans les Caraibes.

Ils se répartissent ainsi :

Nombre de cas confirmés de chikungunya, de dengue, de zika et de flavivirus*, par région impliquées dans la surveillance renforcée (cas comptabilisés uniquement pour les départements avec implantation d'Aedes albopictus), du 1er mai au 24 novembre 2017

* Impossible de déterminer si infection à virus zika ou dengue.

** 15 cas confirmés et 2 cas probables.

*** Contamination par voie sexuelle à partir d'un cas importé revenant des Caraïbes

Liste des départements avec implantation d’Aedes albopictus : Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Ardèche, Aude, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Dordogne, Drôme, Gard, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Hérault, Isère, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Rhône, Saône-et-Loire, Savoie, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vendée, Val-de-Marne.

Chikungunya et dengue - Données de la surveillance renforcée en 2016.

Du 1er mai au 30 novembre, chaque année, Santé publique France coordonne la surveillance renforcée saisonnière du chikungunya et de la dengue dans les départements métropolitains colonisés par le moustique vecteur, Aedes albopictus, en lien avec les agences régionales de santé concernées. Depuis 2016, le plan anti-dissémination des arboviroses inclut également la surveillance renforcée du virus Zika (voir dispositif de surveillance et partenaires + carte ci-après).

Du 1er mai au 30 novembre 2016 :

  • 167 cas importés de dengue ont été confirmés ;
  • 18 cas importés de chikungunya ont été confirmés ;
  • 450 cas importés de Zika ont été confirmés ;
  • 1 cas importé de co-infection Dengue/Zika a été confirmé ;
  • 3 cas de Zika par transmission sexuelle ont été confirmés.

Il n’y a eu aucun cas de transmission vectorielle autochtone.

Ils se répartissent ainsi :

Nombre de cas confirmés de chikungunya, de dengue et de zika, par région impliquées dans la surveillance renforcée (cas comptabilisés uniquement pour les départements en niveau 1), du 1er mai au 30 novembre 2016*

a Liste des départements en niveau 1 : Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Ardèche, Aude, Bouches-du-Rhône, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Dordogne, Drôme, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Isère, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Rhône, Saône-et-Loire, Savoie, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vendée, Val-de-Marne.

b Co-infection Dengue-Zika.

c Résultats sérologiques ne permettant pas de distinguer la Dengue et le Zika.

* (Données consolidées au 22 décembre 2016)

Chikungunya et dengue - Données de la surveillance renforcée en 2015.

Du 1er mai au 30 novembre, chaque année, l’InVS coordonne la surveillance renforcée saisonnière du chikungunya et de la dengue dans les départements métropolitains colonisés par le moustique vecteur, Aedes albopictus, en lien avec les ARS concernées (voir dispositif de surveillance et partenaires).

Depuis septembre 2015, les départements du Tarn et de la Vendée ont été inclus dans la liste des départements où le moustique Aedes albopictus est implanté.  Le nombre de départements concernés par le dispositif régional de surveillance renforcée est ainsi passé à 22.

Du 1er mai au 27 novembre 2015 :

  • 127 cas importés de dengue ont été confirmés ;
  • 30 cas importés de chikungunya ont été confirmés ;
  • 6 cas autochtones de dengue ont été confirmés.

Le 19/08/2015, deux cas autochtones de dengue ont été confirmés au sein d’une même famille à Nîmes (département du Gard, région Languedoc-Roussillon).
Au 25/09/2015, les investigations épidémiologiques ont permis d’identifier 4 cas de dengue autochtones en lien avec ce foyer, portant à 6 le nombre de cas autochtones.

Conformément au plan national "antidissémination du chikungunya et de la dengue" et afin de limiter la transmission du virus par le moustique Aedes albopictus, des investigations épidémiologiques et entomologiques ainsi que des actions de démoustication ont immédiatement été mises en place par l’ARS, la Cire, et l’Entente Interdépartementale de Démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée). 
Une information des professionnels de santé, des laboratoires de biologie médicale et des établissements de santé ainsi que des mairies et des collectivités territoriales ont été réalisées dans les zones concernées.

Pour en savoir plus : http://www.ars.languedocroussillon.sante.fr

Ils se répartissent ainsi :

Nombre de cas confirmés de chikungunya et de dengue, par région de surveillance renforcée, du 1er mai au 27 novembre 2015

Département et année d'implantation du vecteur Aedes albopictus en France métropolitaine

Chikungunya et dengue - Données de la surveillance renforcée en 2014.

Du 1er mai au 30 novembre 2014 => 1492 cas suspects de dengue ou de chikungunya ont été signalés. Parmi eux ont été confirmés :

  • 163 cas importés de dengue ;
  • 443 cas importés de chikungunya ;
  • 6 cas importés co-infectés ;
  • 4 cas autochtones de dengue ;
  • 11 cas autochtones de chikungunya.
  • 4 cas autochtones de dengue ont été confirmés par le Centre National de Référence (CNR) des arbovirus en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les 2 premiers, confirmés les 20 août et 11 septembre sont survenus dans le département du Var. Ils ne sont pas liés car de sérotype différents (sérotype 1 et sérotype 2). Les 3ème et 4ème cas, confirmés les 18 septembre et 3 octobre dans le département des Bouches du Rhône sont liés et constituent un foyer. Les 2 patients résident dans le même voisinage et ont le même sérotype de dengue : sérotype 2. Ils ne sont pas liés aux cas du Var.
  • Les 11 cas autochtones de chikungunya ont été identifiés dans un même quartier de Montpellier (Hérault) et constituent un foyer de transmission. Les 5 premiers cas de ce foyer ont été confirmés par le CNR des arbovirus les 20 et 22 octobre. Les investigations épidémiologiques ont permis d’identifier 6 cas autochtones en lien avec ce foyer, portant le bilan à 11 cas autochtones.

Conformément au plan national « antidissémination du chikungunya et de la dengue » et afin de limiter la transmission de ces virus par le moustique Aedes albopictus, des investigations épidémiologiques et entomologiques ainsi que des actions de démoustication ont immédiatement été mises en place par les ARS et les Cire concernées, et l’Entente Interdépartementale de Démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée) autour des cas autochtones de dengue et de chikungunya.
Une information des professionnels de santé, des laboratoires de biologie médicale et des établissements de santé ainsi que des mairies et des collectivités territoriales ont été réalisées dans les zones concernées.

L’alerte a été levée dans les départements du Var, des Bouches du Rhône et de l’Hérault.

Pour en savoir plus http://www.ars.paca.sante.fr/ et http://www.ars.languedocroussillon.sante.fr

Le dispositif de surveillance renforcée du chikungunya et de la dengue a pris fin le 30 novembre pour l’année 2014.

Dans l’attente de la validation des derniers résultats biologiques, les cas se répartissent ainsi :

Nombre de cas de suspects et de cas confirmés de chikungunya et de dengue, par région de surveillance renforcée, du 1er mai au 30 novembre 2014

 

Département et année d'implantation du vecteur Aedes albopictus en France métropolitaine

Chikungunya et dengue - Données de la surveillance renforcée en 2013.

Du 1er mai 2013 au 30 novembre 2013, dans les 17 départements du sud de la France sous surveillance renforcée :

429 cas suspects de dengue ou de chikungunya ont été signalés. Parmi eux :

  • 188 cas importés de dengue ont été confirmés ;
  • 2 cas importés de chikungunya ont été confirmés.

Un cas isolé de dengue autochtone (transmission locale) a été diagnostiqué dans le département des Bouches du Rhône le 21 octobre 2013. La personne n’avait pas séjourné en zone de circulation de la dengue dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes.

Des investigations épidémiologiques, virologiques et entomologiques ont immédiatement été menées par l’ARS, la Cire, le Centre national de référence des arbovirus et l’entente interdépartementale de démoustication (EID Méditerranée). Des actions d’information des mairies, des médecins traitants et des laboratoires de biologie médicale ont été menées autour de la zone de résidence de la personne atteinte. La recherche active de cas dans la zone et auprès des médecins et laboratoires n’a pas identifié à ce jour d’autre cas. 
Par mesure préventive et bien que les investigations sur le terrain aient montré une diminution importante de la population de moustiques, un traitement de lutte anti-vectorielle a été appliqué sur le terrain. 
Le risque de survenue d’autres cas autochtones a été estimé comme minime, en raison de la faible implantation du moustique Aedes albopictus (moustique tigre)  dans la zone et de l’arrivée de la période hivernale. A ce jour, les investigations, n’ont pas permis d’identifier la source précise de cette contamination.

Les cas se répartissent ainsi :

Nombre de cas de suspects et de cas confirmés de chikungunya et de dengue, par région de surveillance renforcée, du 1er mai au 30 novembre 2013

Les 17 départements où le moustique Aedes albopictus est implanté en 2013

Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Haute-Corse, Corse-du-Sud, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées Orientales, Haute-Garonne, Lot-et-Garonne, Drôme, Ardèche, Isère et Rhône.