Gonococcie
Gonococcie

En augmentation, notamment chez les jeunes, la gonococcie est une infection sexuellement transmissible due au gonocoque. Cette pathologie peut avoir de lourdes conséquences.

Mis à jour le 7 juin 2022

Gonococcie : données

Activité de dépistage : diminution en 2020 et ré-augmentation en 2021

Le nombre de personnes testées pour une infection à gonocoque avait augmenté depuis plusieurs années jusqu’en 2019, puis avait diminué de 5% en 2020 (-6% chez les femmes et -3% chez les hommes) en raison de  la survenue de l’épidémie de COVID-19.

Après une diminution de l’activité de dépistage en 2020, le nombre de personnes de 15 ans et plus ayant bénéficié d’au moins un dépistage de l’infection à gonocoque a ré-augmenté en 2021 pour atteindre 2,7 millions (voir figure), soit un taux de dépistage de 47,8 pour 1 000 habitants de 15 ans et plus.  

En 2021, le niveau de dépistage de l’infection à gonocoque a légèrement dépassé le niveau de 2019 (+6% entre 2019 et 2021). Cependant, dans la mesure où était observée depuis plusieurs années (avant l’épidémie de Covid-19) une augmentation du nombre de dépistages des IST bactériennes, les niveaux qui auraient pu être attendus en 2021 ne sont pas atteints. 

Nombre de personnes ayant bénéficié d’au moins un dépistage de l’infection à gonocoque dans l’année, France, 2015-2021
Nombre de personnes ayant bénéficié d’au moins un dépistage de l’infection à gonocoque dans l’année, France, 2015-2021
Source : Assurance maladie, Système national des données de santé (SNDS). Exploitation Santé publique France, mai 2022

En CeGIDD

A ces dépistages en secteur public et privé s’ajoutent environ 254 000 dépistages d’infection à gonocoque réalisés en CeGIDD en 2020, nombre en diminution de 28% par rapport à 2019.

Taux de dépistage 3 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes

Bien que les cas de gonococcie soient plus fréquents chez les hommes, les trois quarts (75 %) des personnes testées en 2021, comme les années précédentes, sont des femmes, ce qui peut s’expliquer par l’utilisation d’une PCR multiplex permettant de dépister conjointement une infection à gonocoque dans le cadre d’un dépistage d’une infection à Chlamydiae trachomatis.

Le taux de dépistage en 2021 chez les femmes de 15 ans et plus (68,7 pour 1 000) est ainsi près de trois fois plus élevé que chez les hommes de la même classe d'âge (24,9 pour 1 000).

Nombre de cas de gonococcies diagnostiqués en CeGIDD : diminution de 13% entre 2019 et 2020

Le nombre de cas de gonococcie diagnostiqués en CeGIDD en 2020 est d’environ 10 000, nombre en diminution de 13% par rapport à 2019. Cette diminution étant moindre que la diminution du nombre de dépistages d’infection à gonocoque en CeGIDD (-28%), le taux de positivité est passé de 3,2% en 2019 à 3,9% en 2020.

Taux de positivité en CeGIDD davantage élevé en Ile-de-France et chez les personnes trans

Le taux de positivité de l’infection à gonocoque en CeGIDD en 2020 était de 7,3% en Ile-de-France, 3,1% en métropole hors Ile-de-France et 2,6% dans les DROM. Il était plus élevé chez les personnes trans (6,3%) et chez les hommes (5,8%) que chez les femmes (1,2%). Les taux de positivité étaient particulièrement élevés chez les HSH nés à l’étranger (8,2%) ou en France (6,0%).

Bulletins des réseaux de surveillance des IST