Gonococcie
Gonococcie

En augmentation, notamment chez les jeunes, la gonococcie est une infection sexuellement transmissible due au gonocoque. Cette pathologie peut avoir de lourdes conséquences.

Mis à jour le 25 novembre 2019

Gonococcie : données

Une recrudescence de la gonococcie

Les données de l’étude LaboIST montrent que le nombre de diagnostics d’infection à gonocoque en 2016 a été multiplié par 3 par rapport aux estimations de l’année 2012, amenant à 49 628 le nombre de nouveaux diagnostics en 2016.

Les patients du réseau RésIST sont diagnostiqués quasi-exclusivement en CeGIDD (89% en 2018). Ceux du réseau Rénago sont diagnostiqués en médecine de ville pour près de 50% d’entre eux.

Le nombre d’infections à gonocoques poursuit son augmentation depuis 2004.

Évolution du nombre de gonococcies selon le sexe, réseau des laboratoires Rénago, France, 2004-2016
Évolution du nombre de gonococcies selon le sexe, réseau des laboratoires Rénago, France, 2004-2016

Entre 2015 et 2016, cette augmentation a été particulièrement importante, aussi bien en Ile-de-France que globalement dans les autres régions.

Une augmentation particulièrement importante des gonococcies chez les HSH

Sur la période 2016-2018, l’augmentation constatée dans les réseau RésIST est plus marquée chez les HSH (+58% sur la même période) que chez les hétérosexuels (+29%). Les HSH représentent 71% des cas rapportés en 2018.

Évolution du nombre de gonococcies selon l’orientation sexuelle, réseau des cliniciens RésIST, France, 2004-2018
Évolution du nombre de gonococcies selon l’orientation sexuelle, réseau des cliniciens RésIST, France, 2004-2018

Un haut niveau de co-infections

Environ 13% des patients diagnostiqués pour une gonococcie en 2018 étaient co-infectés par le VIH, la plupart d’entre eux étant des séropositifs connus. Ces co-infections sont plus importantes chez les HSH (16 %), reflétant une utilisation insuffisante du préservatif chez les HSH séropositifs.

Les gonococcies touchent particulièrement les populations jeunes

Les classes d’âges les plus touchées par les gonococcies sont les 20-39 ans chez les HSH. Quant aux femmes et aux hommes hétérosexuels, c’est la classe des 20-29 ans qui est davantage concernée.

L’évolution des diagnostics

Les principaux sites de prélèvement ayant conduit au diagnostic de gonococcie sont les sites ano-rectaux et pharyngés chez les HSH, l’urètre chez les hommes hétérosexuels et cervico-vaginaux chez les femmes.

Évolution de la distribution des cas de gonococcies selon la technique diagnostique utilisée chez les hommes, réseau RésIST, France, 2004-2018
Évolution de la distribution des cas de gonococcies selon la technique diagnostique utilisée chez les hommes, réseau RésIST, France, 2004-2018
Évolution de la distribution des cas de gonococcies selon la technique diagnostique utilisée chez les femmes, réseau RésIST, France, 2004-2018
Évolution de la distribution des cas de gonococcies selon la technique diagnostique utilisée chez les femmes, réseau RésIST, France, 2004-2018

Stabilité des résistances aux antibiotiques

La proportion de souches résistantes au céfixime est stable entre 2015 et 2017. Une souche résistante à la ceftriaxone (traitement de 1ère intention de la gonococcie) a été isolée en 2017.