Cancer du colon rectum

Le cancer colorectal (ou cancers du côlon et du rectum) est un cancer du gros intestin qui peut être guéri s’il est détecté précocement.

Mis à jour le 17 juin 2019

Cancer du côlon rectum : notre action

Fréquents aussi bien chez l’homme que chez la femme, les cancers colorectaux sont en partie évitables, des facteurs de risque modifiables ayant été identifiés. Ils peuvent également être dépistés.
Dans ce contexte, l’action de Santé publique France s’articule autour de la surveillance épidémiologique, l’évaluation du programme de dépistage organisé et la promotion de la lutte contre les facteurs de risque évitables.

La surveillance épidémiologique du cancer colorectal

La surveillance de l'état sanitaire de la population française est confiée à Santé publique France. C’est dans ce cadre que la surveillance épidémiologique des cancers s’exerce. Cette surveillance :

  • Constitue une aide à la priorisation des actions et au pilotage et à l'évaluation des mesures de prévention et de prise en charge des cancers
  • Est assurée par un partenariat scientifique et financier associant le réseau des registres des cancers Francim, le Service de biostatistique-bioinformatique des Hospices civils de Lyon (HCL), Santé publique France et l’Institut national du cancer (INCa).

Ces quatre partenaires ont défini un programme de travail qui vise en particulier à :

  • Développer des actions pour faciliter l’enregistrement des cancers dans les registres (accès aux sources de données) ainsi que le recueil systématique de nouvelles variables
  • Produire et mettre à disposition régulièrement les indicateurs épidémiologiques essentiels (incidence, mortalité, survie, prévalence)
  • Développer des projets thématiques, notamment en lien avec les directions de Santé publique France

Carte des départements couverts par un registre des cancers général ou spécialisé (registres dont les données sont utilisées pour la surveillance des cancers colorectaux, juin 2019)

cartographie des départements couvert par un registre des cancers général ou spécialisé

L’évaluation de la performance du programme de dépistage organisé du cancer colorectal au niveau national, régional et départemental

Santé publique France réalise une évaluation épidémiologique du programme de dépistage du cancer colorectal. Mis en place en 2002 dans 23 départements pilotes, le programme de dépistage organisé du cancer colorectal a été généralisé à l’ensemble du territoire en 2008-2009. Le programme propose un test de détection de sang occulte dans les selles tous les deux ans à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans à risque moyen pour ce cancer. Une coloscopie complète doit être pratiquée systématiquement en cas de test positif.
Depuis sa mise en œuvre, le dépistage organisé était fondé sur le test au gaïac (Hémoccult® II). En avril 2015, ce test a été remplacé par le test immunologique (OC-sensor®), plus performant et plus facile d’utilisation.

Les structures en charge du dépistage organisé sont chargées d’inviter la population concernée et de veiller au bon déroulement du suivi. Le premier courrier invite la population à se rendre chez son médecin traitant (consultation non prise en charge par le dépistage organisé) qui décide, au regard des antécédents de la personne, de l’opportunité ou non de faire un test de dépistage. Une première relance postale est prévue par les structures de gestion trois mois après l’envoi des premières invitations dans le cas où le test n’a pas été fait. Elle est suivie si besoin, six mois après, d’un second courrier de relance. Les structures départementales de gestion du dépistage des cancers sont au cœur du dispositif et assurent la formation des médecins traitants, la gestion des invitations et le suivi des résultats.

Les personnes ayant une pathologie colique qui nécessite un contrôle endoscopique programmé, ayant des antécédents personnels d’adénomes colorectaux, ayant un parent du premier degré atteint d’un cancer colorectal avant 65 ans ou au moins deux parents du 1er degré atteints sont à risque plus élevé de cancer colorectal. Elles doivent se voir proposer une coloscopie d’emblée à partir de 45 ans ou 5 ans avant l’âge du diagnostic chez le parent atteint. Enfin, les sujets présentant une pathologie grave extra-intestinale (motif éthique) et ceux chez qui le dépistage revêt un caractère momentanément inopportun (exemple la dépression pour des raisons d’éthique et d’efficacité) ne doivent pas réaliser le test de dépistage.

La Direction générale de la santé et l’Institut national du cancer co-pilotent le programme au niveau national. Un cahier des charges publié en 2006 en décrit l’organisation. Santé publique France est chargé de l’évaluation épidémiologique et produit les différents indicateurs à partir des données recueillies régulièrement auprès des structures de gestion. Une première évaluation des programmes pilotes a été faite en 2006, une mise à jour des indicateurs est régulièrement réalisée et publiée sur notre site

Santé publique France participe à des études épidémiologiques sur la part et le nombre de cancers attribuables à des facteurs de risque liés au mode de vie ou à l’environnement chez les adultes en France métropolitaine. Ces résultats peuvent constituer une base pour de futures actions ciblées de prévention

En savoir plus sur les cancers colorectaux attribuables au mode de vie et à l’environnement

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Nombre et fractions de cancers attribuables au mode de vie et à l'environnement en France métropolitaine en 2015 : résultats principaux

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Les cancers attribuables au mode de vie et à l’environnement en France métropolitaine

Santé publique France réalise avec l’Institut national du cancer, des enquêtes en population générale pour connaître les attitudes et comportements de la population vis-àvis :

  • des facteurs de risque de cancer
  • des moyens de prévention et de dépistage
  • des représentations de la maladie et de la qualité des soins.

S’appuyant sur le modèle des Baromètres Santé mis en place en 1992 par le Comité français d’éducation pour la santé, ces Baromètres cancer existent depuis 2005 et sont répétés tous les 5 ans. Outre la méthodologie, l’édition 2015 présentent des résultats sur plusieurs thématiques dont cancer et alcool , tabac, dépistage. Les résultats relatifs au dépistage seront mis en ligne prochainement.

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Tabac

Une action de prévention

Santé publique France promeut la lutte contre différents facteurs de risque identifiés :