Cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus, attribuable dans presque 100% des cas à une infection à papillomavirus humains transmise par voie sexuelle, peut être évité grâce au dépistage et à la vaccination. 

Mis à jour le 17 juin 2019

Cancer du col de l’utérus : notre action

Attribuable dans près de 100 % des cas à une infection persistante par un HPV, le cancer du col de l’utérus est évitable grâce à la vaccination contre le HPV et au dépistage.
Dans ce contexte, l’action de Santé publique France s’articule autour de la surveillance épidémiologique, l’évaluation du programme de dépistage organisé, la promotion de la vaccination contre le HPV. 

La surveillance épidémiologique du cancer du col de l’utérus

La surveillance de l'état sanitaire de la population française est confiée à Santé publique France. C’est dans ce cadre que la surveillance épidémiologique des cancers s’exerce. Cette surveillance :  

  • Constitue une aide au pilotage et à l'évaluation des mesures de prévention et de prise en charge des cancers
  • Est assurée par un partenariat scientifique et financier associant le réseau des registres des cancers Francim, le Service de biostatistique-bioinformatique des Hospices civils de Lyon (HCL), Santé publique France et l’Institut national du cancer (INCa).  

Ces quatre partenaires ont défini un programme de travail qui vise en particulier à : 

  • Développer des actions pour faciliter l’enregistrement des cancers dans les registres (accès aux sources de données) ainsi que le recueil systématique de nouvelles variables
  • Produire et mettre à disposition régulièrement les indicateurs épidémiologiques essentiels (incidence, mortalité, survie, prévalence)
  • Développer des projets thématiques, notamment en lien avec les directions de Santé publique France 
Carte des départements couverts par un registre des cancers général ou spécialisé (registres dont les données sont utilisées pour la surveillance du cancer du col de l’utérus, juin 2019)
cartographie des départements couverts par un registre des cancers général ou spécialisé

Le suivi de l’estimation de la couverture vaccinale contre les infections a papillomavirus humain (HPV) chez les jeunes

La vaccination contre les infections à papillomavirus humain est recommandée pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans. Elle est d’autant plus efficace que les jeunes filles n’ont pas encore été exposées au risque d’infection par le HPV. Par ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 19 ans révolus.
Santé publique France est en charge du suivi et de l’estimation de la couverture de la vaccination contre les infections à papillomavirus humain (HPV) chez les jeunes. Ces estimations sont réalisées à partir des données de l’échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) du régime général de l’Assurance maladie. 
Elles sont publiées chaque année.

L’évaluation du programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus

La généralisation du dépistage organisé sur tout le territoire est une action phare du Plan cancer 2014-2019. Ce programme, couplé à la facilitation de l’accès à la vaccination HPV, a pour objectif de réduire l’incidence et la mortalité par cancer du col de l’utérus de 30% à 10 ans. 
Le dépistage organisé s’adresse aux femmes de 25-65 ans.
Le dispositif visera à sensibiliser et à faire participer à ce dépistage les femmes de cette tranche d’âge n’ayant pas eu de frottis au cours des trois dernières années. Le dépistage du cancer du col de l’utérus reposera sur un repérage et une invitation/relance des femmes qui ne se font pas dépister spontanément. 
Le programme de dépistage organisé vise également à améliorer les pratiques de ce dépistage et à optimiser les pratiques professionnelles (intervalles entre deux tests, suivi des femmes présentant un résultat anormal). Il prévoit, des actions incitatives auprès de certaines populations éloignées du dépistage (autoprélèvement, unités mobiles).
L’évaluation du dépistage organisé tiendra compte de l’ensemble les femmes de 25 à 65 ans. Elle reposera sur le recueil exhaustif des résultats des tests de toutes les femmes de 25-65 ans ayant réalisé un dépistage, que celui-ci ait été fait spontanément ou suite à une invitation/relance. 
Les indicateurs retenus sont de trois types : 

  • Indicateurs d’activité du dépistage
  • Indicateurs de qualité des tests et du suivi
  • Caractéristiques des lésions dépistées 

Les évolutions technologiques comme le passage au test HPV en dépistage primaire (au lieu de la cytologie) et la mise à disposition de kits d’auto-prélèvement vaginal sont d’ores et déjà anticipées dans l’évaluation du programme. 

La promotion de la vaccination contre le HPV 

Santé publique France participe chaque année à la Semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus. A cette occasion, l’importance de la vaccination et du dépistage est rappelée.
Par ailleurs, Santé publique France communique auprès du grand public sur l’importance de la vaccination des jeunes filles contre les infections à papillomavirus humains notamment via le site vaccination-info-service.fr