Syndrome hémolytique et urémique pédiatrique

Le syndrome hémolytique et urémique est une complication principalement rénale des infections à Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines. Rare, mais grave, il touche surtout le jeune enfant.

Mis à jour le 12 septembre 2019

Syndrome hémolytique et urémique : notre action

Santé publique France coordonne la surveillance du syndrome hémolytique et urémique pédiatrique en France depuis 1996. Elle contribue également à la prévention de cette maladie.

La surveillance épidémiologique du syndrome hémolytique et urémique pédiatrique

En France, la recherche des Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines (STEC) dans les selles n’est pas effectuée en routine par les laboratoires d’analyses médicales. Chez l’enfant, le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est le plus souvent secondaire à une infection à STEC. En France, depuis 1996, la surveillance de ces infections repose donc sur la surveillance du SHU chez l’enfant de moins de 15 ans. Cette surveillance permet de décrire les tendances spatiales et temporelles du SHU pédiatrique ainsi que les caractéristiques épidémiologiques des cas notifiés. Elle permet également de détecter les épidémies et de guider les mesures de contrôle.

La déclaration des cas de syndrome hémolytique et urémique pédiatrique

Le réseau de surveillance comprend 32 services hospitaliers de néphrologie pédiatrique qui signalent les cas sur la base du volontariat. En complément de ce réseau, d’autres services hospitaliers notifient ponctuellement des cas de SHU pédiatriques. Pour chaque cas, les services adressent à Santé publique France une fiche de notification standardisée accompagnée d’un questionnaire alimentaire complété par les parents. 
Le Centre National de Référence des Escherichia coli, Shigella et Salmonella (Institut Pasteur, Paris) et son laboratoire associé (Hôpital Robert Debré, Service de microbiologie, Paris) confirme les infections en isolant et en caractérisant les souches bactériennes en cause. 

Santé publique France assure cette surveillance épidémiologique avec ses partenaires : Services hospitaliers de pédiatrie et de néphrologie pédiatrique des centres hospitaliers de Amiens, Angers, Angoulême, Annecy, Besançon, Bordeaux, Brest, Clermont-Ferrand, Dijon, Kremlin-Bicêtre, Grenoble, Lille, Limoges, Lisieux, Lyon (HFME), Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Paris (Necker-Enfants Malades, R. Debré, Trousseau), Poitiers, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse, Tours. 

La surveillance du SHU pédiatrique est complétée par la déclaration obligatoire (DO) des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC)

Santé publique France met en place une investigation épidémiologique si des cas de SHU ou d’infection à STEC groupés dans le temps et/ou l’espace sont signalés. L’investigation a pour objectif de déterminer si ces infections ont une origine commune. Le cas échéant, des mesures de contrôle orientées par les résultats des investigations sont mises en place pour prévenir l’apparition de nouveaux malades. 

Outils de signalement de cas de SHU pédiatrique

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12/09/2019

Fiche de surveillance du SHU chez l’enfant âgé de moins de 15 ans

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27/06/2019

Plaquette d’information qui décrit l’enquête épidémiologique des cas de SHU

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5/07/2019

Questionnaire alimentaire SHU qui vient en complément de la fiche de notification

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27/06/2019

Note explicative destiné à aider les parents pour le remplissage du questionnaire alimentaire SHU

Les coordonnées du Centre National de Référence des Escherichia coli, Shigella et Salmonella (Institut Pasteur, Unité de recherche et d’expertise des bactéries pathogènes entériques, Paris) et de son laboratoire associé (Hôpital Robert Debré, service de microbiologie, Paris), ainsi que les fiches de renseignements devant accompagner tout envoi de matériel biologique sont accessibles ici.

Des actions pour prévenir le syndrome hémolytique et urémique pédiatrique

Santé publique France informe le grand public sur les mesures d’hygiène à travers des documents dédiés :