Infections invasives à pneumocoques : impact de la vaccination par le vaccin pneumococcique conjugué 13-valent (VPC13). Bilan 2019.

Publié le 29 Avril 2021
Mis à jour le 28 mai 2021

Points clés

  • En comparaison avec les données 2018, les données 2019 indiquent une poursuite de la tendance à la hausse de l'incidence des infections invasives à pneumocoques observée depuis 2015. Cette tendance a été observée chez les enfants de moins de 2 ans et ceux de 5-14 ans et chez les adultes de 65 ans et plus. Elle était liée principalement à l’augmentation de l’incidence de plusieurs sérotypes non inclus dans le vaccin conjugué 13-valent (PCV13) (notamment les sérotypes 8, 12F, 22F chez les adultes, et le sérotype 24F chez les enfants) et au sérotype 3 inclus dans le PCV13.
  • L’introduction en 2010 du vaccin VPC13 dans le calendrier vaccinal du nourrisson a été suivie par une diminution des infections invasives à pneumocoques chez les enfants de moins de 2 ans ciblés par les recommandations vaccinales, et, par un effet d’immunité de groupe, également chez les enfants plus âgés et les adultes. Cette diminution a toutefois été suivie par une tendance à la hausse depuis 2015. Cette situation est due à la combinaison de deux phénomènes antagonistes : d’une part une baisse importante des cas d’infections invasives à pneumocoques dues aux souches des 6 sérotypes additionnels du VPC13 associée à une poursuite de la diminution des cas dus aux 7 sérotypes couverts par les deux vaccins VPC7 et VPC13, et, d’autre part, l’induction depuis l’introduction de la vaccination contre les pneumocoques d’un phénomène de remplacement séro- typique ayant conduit à une augmentation des cas dus à des souches de sérotypes non couverts par le VPC13.
  • Même si ce phénomène ne remet pas en cause le bénéfice de la vaccination à ce jour, il fait l’objet d’un suivi attentif. L’utilisation des deux nouveaux vaccins (PCV15 (PCV13+22F et 33F) et PCV20 (PCV13 + 8, 10A, 11A, 12F, 15B, 22F, 33F)) dans les prochaines années pourrait renverser la tendance à la hausse de l'incidence des infections invasives à pneumocoques observée depuis 2015.