Hépatite A

Le virus de l’hépatite A se transmet le plus souvent par les mains, ou par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par les matières fécales. Sa prévention est basée sur l’hygiène et la vaccination.

Mis à jour le 17 juin 2019

Hépatite A : la maladie

Une hépatite virale à transmission entérique

L’hépatite aiguë A est due à un virus touchant le foie. Elle est fréquente dans les pays en voie de développement où elle affecte le plus souvent les enfants. Dans les pays où les conditions d’hygiène sont bonnes, en revanche, l’incidence de l’hépatite A est plus faible et elle touche plus souvent les adultes. Chez ces derniers, elle est également plus souvent symptomatique que chez les enfants et peut être sévère.

Santé publique France suit l’évolution de l’épidémiologie de l’hépatite aiguë A en France grâce à la déclaration obligatoire. Ce système de surveillance permet la détection précoce de cas groupés ou d’épidémie et ainsi la mise en place de mesures pour éviter la survenue de nouveaux cas.

Les chiffres-clés de l’hépatite A
Infographie concernant l’hépatite A

Un mode de transmission principalement par voie oro-fécale

L’hépatite A se transmet principalement de personne à personne (mode de transmission interhumaine) par voie oro-fécale. Si elle est plus rare, la transmission alimentaire peut également être à l’origine d’importantes épidémies. Les aliments peuvent être contaminés de manière directe par des déjections humaines (eau, coquillages, végétaux) ou de manière indirecte par un préparateur infecté par le virus.

Le virus de l’hépatite A est responsable de cas sporadiques et d'épidémies le plus souvent limitées à des collectivités (crèche, école maternelle, établissement pour personnes handicapées). Dans certains cas, ces épidémies peuvent être plus étendues et concerner une plus large population au niveau local, régional mais également national ou international.

Les mesures préventives

Elles reposent sur l’hygiène personnelle et collective, en particulier l’hygiène simple des mains à l’eau et au savon. Notamment se laver les mains après être allé aux toilettes, après avoir changé la couche d’un bébé, avant de préparer les repas, avant de manger et de donner à manger aux enfants.

La vaccination, une protection efficace

Depuis 1992, un vaccin efficace contre l’hépatite A est disponible. La protection contre l’hépatite A est effective environ deux semaines après la vaccination et dure vraisemblablement toute la vie si la vaccination a été complète (2 doses). 

La vaccination est recommandée pour :

  • les personnes à risque de développer une maladie sévère  
  • les personnes particulièrement exposées au virus, notamment les personnes vivant dans des communautés où les mesures d’hygiène simple sont difficiles à mettre en œuvre, les personnes de plus de 1 an séjournant dans des pays de moyenne ou forte endémie, les personnes exposés au virus ou à risque de transmettre le virus du fait de leur profession, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes

Des recommandations spécifiques existent également en cas de contact avec une personne infectée par l’hépatite A et particulièrement pour les personnes vivant dans le même foyer.

En savoir plus

En cas d’épisode de cas groupés dans une collectivité, les mesures d’hygiènes simples sont généralement suffisantes pour endiguer une épidémie. Néanmoins la vaccination doit être discutée notamment dans les situations où les mesures d’hygiène ne peuvent être respectées. Toutes ces mesures en fonction des contextes sont disponibles ici.

Présentation clinique et diagnostic de l’hépatite A

Le virus de l’hépatite A peut provoquer une hépatite aiguë. Le plus souvent, l’hépatite A n’est pas ou que peu symptomatique. Lorsque des symptômes apparaissent après une période d’incubation de 15 à 50 jours (30 jours en moyenne), il s’agit le plus souvent d’une fièvre et d’une fatigue (asthénie) importante pouvant être associés à des nausées, des douleurs abdominales suivies d’une coloration jaune de la peau (ictère). 
Des formes sévères ou fulminantes pouvant évoluer vers une insuffisance hépatique terminale ou défaillance hépatique sont également possibles mais les décès sont rares. Le virus de l’hépatite A ne provoque pas d’hépatite chronique.
 
Le diagnostic de l’hépatite aiguë A repose sur la sérologie (mise en évidence d’anticorps IgM anti-VHA).

Traitement et prise en charge

Il n’existe pas de traitement curatif de l'hépatite A. Dans la plupart des cas, elle évolue spontanément favorablement. Une hospitalisation est possible dans certains cas, pour réaliser une surveillance et proposer une prise en charge symptomatique. Enfin, les rares formes sévères ou fulminantes d'hépatite A peuvent nécessiter une transplantation hépatique.