Surveillance de la consommation des antibiotiques. Réseau ATB-Raisin. Résultats 2015

Publié le 1 Janvier 2017
Mis à jour le 10 septembre 2019

La surveillance de la consommation des antibiotiques (ATB) ATB-Raisin participe au bon usage des ATB. Les objectifs sont de permettre à chaque établissement de santé (ES) de décrire et d'analyser ses consommations et de les confronter aux données de résistance bactérienne en se situant par rapport à un ensemble comparable d'ES. Les ATB à visée systémique de la classe J01 de la classification Anatomical Therapeutic Chemical (ATC), la rifampicine, les imidazolés per os et la fidaxomicine, ainsi que les antifongiques à visée systémique de la classe J02 (volet optionnel), dispensés en hospitalisation complète, ont été exprimés en nombre de doses définies journalières (DDJ) et rapportés à l'activité selon les recommandations nationales et de l'Organisation mondiale de la santé (système ATC-DDD, 2015). Des données de résistance ont été collectées pour sept couples bactérie / antibiotique pour permettre à chaque ES d'explorer sa situation en matière de pression de sélection, d'une part, et d'écologie contribuant à l'utilisation de certains antibiotiques, d'autre part. Les 1 447 ES participants en 2015 représentaient 69 % des journées d'hospitalisation et avaient consommé 383 DDJ/ 1 000 journées d'hospitalisation (JH). Les ATB les plus utilisés étaient l'association amoxicilline-acide clavulanique (30 %), l'amoxicilline (18 %) et la ceftriaxone (6 %). La consommation d'ATB variait de 60 DDJ/1 000 JH dans les hôpitaux psychiatriques à 697 dans les hôpitaux d'instruction des armées. Des variations étaient observées selon les secteurs d'activité, de 61 DDJ/1 000 JH en psychiatrie à 1 522 en réanimation. Dans 542 ES ayant participé chaque année depuis 2009, la consommation avait surtout progressé entre 2009 et 2012. Après une période de stabilité (2012-2013) et de baisse (- 2,1 % entre 2013 et 2014), la progression de +0,9 % entre 2014 et 2015 conduit à une progression de la consommation de +2,7 % sur la période (augmentation non statistiquement significative). Les données de résistance étaient en cohérence avec celles issues de réseaux spécifiques. La consommation d'antifongiques était plus importante en hématologie (275 DDJ/1 000 JH) qu'en réanimation (147 DDJ/1 000 JH). La surveillance en réseau permet à chaque ES d'analyser sa situation, d'échanger sur les pratiques et organisations, et de suivre les tendances évolutives. L'analyse des consommations d'ATB est à compléter par l'évaluation des pratiques et le suivi d'indicateurs reflétant la qualité des prescriptions.

Année de publication : 2017
Pages : 137 p.