Estimating the morbidity and mortality associated with infections due to multidrug-resistant bacteria (MDRB), France, 2012

Publié le 12 December 2016
Mis à jour le 5 juillet 2019

Background: a study based on 2007 data estimated that 386,000 infections due to multidrug-resistant bacteria (MDRB) occurred in Europe that year and 25,000 patients died from these infections. Our objective was to estimate the morbidity and mortality associated with these infections in France. Methods: the MDRB considered were methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA), glycopeptide-resistant enterococci, third-generation cephalosporin-resistant (3GC-R) Escherichia coli and Klebsiella pneumoniae, carbapenem-resistant Klebsiella pneumoniae, Acinetobacter spp. and Pseudomonas aeruginosa (CR P. aeruginosa). The number of invasive infections (infections with bacteria isolated from blood or cerebrospinal fluid) due to MDRB, as reported by France to EARS-Net in 2012, was corrected for the coverage of our surveillance network and extrapolated to other body sites using ratios from the French healthcare-associated infections point prevalence survey and the literature. Mortality associated with MDRB infection was estimated using proportions from the literature. Methods and parameters were reviewed by a panel of experts. Results: we estimate that 158,000 (127,000 to 245,000) infections due to MDRB occurred in 2012 in France (incidence: 1.48 to 2.85 per 1000 hospital days), including 16,000 invasive infections. MRSA, 3GC-R E. coli and K. pneumoniae were responsible for 120,000 (90,000 to 172,000) infections, i.e., 75% of the total. An estimated 12,500 (11,500 to 17,500) deaths were associated with these infections, including 2,700 associated with invasive infections. MRSA, 3GC-R E. coli and CR P. aeruginosa accounted for 88% of these deaths. Conclusion: these first estimates confirm that MRSA, 3GC-R Escherichia coli and Klebsiella pneumoniae account for the largest portion of the morbidity and mortality of infections due to MDRB in France. These results are not directly comparable with the European study because the methodology used differs in many respects. The differences identified between our study and previous studies underline the need to define a standardised protocol for international assessments of the morbidity and mortality of antibiotic resistance. Estimating morbidity and mortality will facilitate communication and awareness in order to reinforce adherence and support of healthcare professionals and policy-makers to MDRB prevention programs. Traduction du résumé : La résistance aux antibiotiques est une préoccupation de santé publique majeure qui ne cesse de progresser. Une étude européenne a évalué à 386 000 le nombre d'infections à bactéries multirésistantes (BMR) survenue en 2007 en Europe, dont 25 000 conduisant à un décès (ECDC, 2009). L'objectif de la présente étude française était d'estimer la morbidité et la mortalité des infections à BMR en France. Les BMR retenues étaient les plus fréquemment diagnostiquées à l'hôpital : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM), entérocoques résistants à la vancomycine, Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae résistant aux céphalosporines de 3ème génération (C3G), K. pneumoniae, Acinetobacter spp. et Pseudomonas aeruginosa résistant aux carbapénèmes. L'incidence des infections invasives dues à ces BMR (réseau EARS-Net, 2012) a été redressée par la couverture estimée du réseau, et extrapolée aux autres sites infectieux via des ratios de distribution issus de l'enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales (ENP 2012) et d'une revue de littérature. La mortalité attribuable aux infections à BMR a été estimée en utilisant des ratios issus d'une revue de littérature. Méthodes et paramètres ont fait l'objet d'une relecture critique par un groupe d'experts. Nous avons estimé à 158 000 (127 000 à 245 000) le nombre d'infections à BMR survenus en 2012 en France, dont près de 16 000 infections invasives. Les SARM et entérobactéries résistantes aux C3G étaient responsables de 120 000 (90 000 à 172 000) infections, soit 75% du total. Le nombre de décès attribuables à ces infections à BMR était de 12 500 (11 500 à 17 500), dont 2 700 lié à des infections invasives ; les infections à SARM, E.coli résistant aux C3G et P.aeruginosa résistant aux carbapénèmes représentaient 88% (90 à 92%) de ces décès. Ces résultats fournissent pour la première fois une estimation de la morbidité et mortalité des infections à BMR en France, et confirment que les infections à SARM et entérobactéries résistantes aux C3G représentent la plus grande part. Compte tenu des méthodes employées, cette étude sous-estime vraisemblablement le poids réel de la résistance aux antibiotiques mais confirme le besoin de renforcer la mobilisation autour de cette problématique de façon durable. (Traduction effectuée par l'Unité de valorisation scientifique de la Direction de la communication et du dialogue avec la société, de Santé publique France).

Auteur : Colomb Cotinat M, Lacoste J, Brun Buisson C, Jarlier V, Coignard B, Vaux S
Antimicrobial resistance and infection control, 2016, vol. 5, n°. 56, p. 11 p.