Prevalence of human immunodeficiency virus and hepatitis C virus among French prison inmates in 2010: a challenge for public health policy

Publié le 11 Juillet 2013
Mis à jour le 9 septembre 2019

We evaluated prevalence of human immunodeficiency virus (HIV) and hepatitis C virus (HCV) among prison inmates in France in 2010, in a cross-sectional single-day study based on a two-stage design. Sampling favoured larger establishments and included all types of prisons. Establishments were stratified by geographical region. Estimates were adjusted by post-stratification of the total population of inmates in France. From 60,975 inmates in all 188 prisons on the sampling day, 2,154 were selected from 27 prisons, and 1,876 questionnaires completed. HIV prevalence was estimated at 2.0% (95% confidence interval (CI): 0.9-4.2), 2.6% (95% CI: 0.7-8.8) in women and 2.0% (95% CI: 0.9-4.3) in men; 75% of inmates were receiving treatment for HIV. HCV prevalence was estimated at 4.8% (95% CI: 3.5-6.5) and was higher for women (11.8%; 95% CI: 8.5-16.1) than men (4.5%; 95% CI: 3.3-6.3). Almost half of HCV-infected inmates had chronic hepatitis C and 44% were receiving or had received treatment. HIV and HCV prevalence was six times higher than in the general population, and 2.5% of inmates had viraemic hepatitis C. The moment of incarceration provides an ideal opportunity for testing and treating, limiting spread of HCV and improving patients" prognosis. (R.A.) Traduction du résumé : Une enquête transversale anonyme, basée sur le volontariat, recueillant sur papier buvard un échantillon de sang par auto-prélèvement capillaire au bout du doigt couplé à un auto-questionnaire comportemental a été réalisée à Paris en 2009 dans des établissements de convivialités gay. Les résultats biologiques et comportementaux étaient disponibles pour 886 participants. La séroprévalence du VIH était de 17,7% (IC à 95%: 15,3-20,4). Quatre groupes ont été identifiés en fonction de leurs connaissances de leur statut biologique du VIH. Parmi les 157 répondants séropositifs, 31 (19,7%) ignoraient leur statut et déclaraient des niveaux élevés de comportements sexuels à risque ainsi qu'un fréquent recours au dépistage VIH au cours des 12 derniers mois. Parmi les 729 MSM dont le diagnostic était séronégatif, 183 n'étaient pas sûrs d'être encore séronégatifs, ou n'avaient jamais été dépistés bien qu'ils rapportaient des comportements sexuels à risque. Cette étude fournit la première estimation de la séroprévalence du VIH chez les HSH à Paris et souligne le besoin spécifique de prévention combinée du VIH dans cette population de HSH. (Traduction effectuée par la Cellule de valorisation Editoriale - Ceve - de l'InVS)

Auteur : Semaille C, Le Strat Y, Chiron E, Chemlal K, Valantin MA, Serre P, Cate L, Barbier C, Jauffret Roustide M, Prévacar Group
Eurosurveillance, 2013, vol. 18, n°. 28, p. pii: 20524