Mieux connaître les facteurs de risque de troubles musculo-squelettiques chez les salariés des différentes branches du bâtiment et des travaux publics, pour mieux lutter contre. Étude Sumer 2010

Publié le 9 Avril 2020
Mis à jour le 22 décembre 2020

L'enquête Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels (Sumer) vise à dresser un état des lieux des expositions des salariés aux principaux risques professionnels en France. Cette synthèse présente les résultats de l'enquête Sumer 2010 s'est déroulée sur le terrain entre janvier 2009 et avril 2010 : 47 983 salariés ont été interrogés en face à face par 2 400 médecins du travail. Ces salariés sont représentatifs de près de 22 millions de salariés. Points-clés : Les salariés du BTP sont deux fois plus souvent exposés aux contraintes biomécaniques que les salariés des autres secteurs (51,8 % vs 23,3 %) mais ils sont moins exposés aux facteurs de risque psychosociaux (15,6 % exposés au job strain vs 23,4 %) et aux contraintes organisationnelles (78,1 % exposés aux contraintes de rythme vs 81,8 %) ; La co exposition à des contraintes biomécaniques et à des contraintes de rythme dans le travail touche 40 % des salariés du BTP et la co exposition à des contraintes de rythme et au job strain est de 12,6 % ; L'exposition aux contraintes biomécaniques est plus fréquente chez les ouvriers, chez les hommes (statistiquement non signifcatif) et chez les salariés des petites entreprises (statistiquement non signifcatif). Elle est moins fréquente chez les plus de 50 ans que chez les plus jeunes (< 30 ans) ; Les salariés réalisant des travaux de construction spécialisés sont les plus exposés aux contraintes biomécaniques mais le type de contrainte (vibrations, manutention manuelle, position accroupie...) diffère suivant la nature de leurs travaux ; Les salariés des entreprises de revêtement de sols et des murs sont particulièrement exposés aux vibrations transmises aux membres supérieurs, aux gestes répétitifs, à la position à genoux, et à la position forcée de leurs articulations ; Les salariés des travaux de démolition sont particulièrement exposés aux vibrations transmises aux membres supérieurs ou générées par des installations fixes ; Les actions de prévention devraient être orientées notamment vers les petites structures des sous secteurs des travaux de finition (plâtrerie, menuiserie, peinture et vitrerie, revêtement des sols et des murs) et de démolition, et plus particulièrement, vers les salariés les plus jeunes.

Auteur : Bertin Mélanie, Chazelle Émilie, Dugas Julien, Fouquet Natacha, Chérié Challine Laurence
Année de publication : 2020
Pages : 14 p.
Collection : Données de surveillance