Gastro-entérites aiguës

Les gastro-entérites aiguës hivernales sont souvent virales. Une recrudescence est observée chaque année, en France, comme en Europe, générant une augmentation des consultations médicales pour GEA.

Mis à jour le 4 juillet 2019

Les gastro-entérites aiguës virales : notre action

Chaque hiver, les gastro-entérites aiguës virales sont à l’origine de 1,4 à 4,0 millions de consultations en médecine générale. Les deux premières semaines de janvier, l’incidence de consultations pour ce motif est estimée entre 200 et 600 consultations pour 100 000 personnes par semaine. Santé publique France surveille, grâce à un dispositif qui comprend plusieurs sources de données, l’évolution épidémiologique des GEA virales hivernales et des GEA dans le cadre de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) en France. Santé publique France communique sur les mesures de prévention afin de réduire le risque de contamination.

La surveillance des gastro-entérites aiguës virales

Pour assurer la surveillance des gastro-entérites aigües virales, Santé publique France s’appuie sur plusieurs systèmes complémentaires : le Réseau Sentinelles, le système de surveillance syndromique de Santé publique France - SurSaUD® - comprenant les données des services d’urgence hospitaliers, des SOS Médecins et de la mortalité (CépiDC), le Centre national de référence (CNR) des virus des gastro-entérites et la déclaration obligatoire (DO) des toxi-infections alimentaires collectives.

  • Le Réseau Sentinelles existe depuis 1984. Il est composé de médecins généralistes volontaires et bénévoles répartis en France métropolitaine. Il est coordonné par l’unité mixte de recherche UMR-S-1136 de l’Inserm et Sorbonne Université, en collaboration avec Santé publique France. Le Réseau Sentinelles collecte des informations en continu sur 10 indicateurs de santé (9 maladies infectieuses dont la diarrhée aiguë) et un indicateur non-infectieux. Les médecins généralistes sentinelles communiquent chaque semaine le nombre de diagnostics pour les différentes pathologies étudiées. Ces informations permettent d’estimer des incidences régionales et nationales. Une rétro-information hebdomadaire ainsi qu’une base de données historique sont disponible sur le site internet du Réseau Sentinelles.
  • Le système de surveillance syndromique de Santé publique France (SurSaUD®) : depuis 2003, Santé publique France a développé un système de surveillance sanitaire dit syndromique. Le système centralise tous les jours les informations envoyées automatiquement à Santé publique France par :
    • Un peu plus de 600 services d’urgences participant au réseau de surveillance coordonnée des urgences (OSCOUR®) ;
    • 60 associations SOS Médecins (données de médecine d’urgences de ville) ;
    • 3 000 communes, pour les données de mortalité, par l’intermédiaire de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Le système SurSaUD® recouvre ainsi respectivement 86 % de l’activité des services d’urgences en France, 90 % de l’activité SOS Médecins et 80 % des décès quotidiens.

Pour en savoir plus sur le dispositif de surveillance :  SurSaUD®

  • Le Centre national de référence (CNR) des virus des gastro-entérites à Dijon complète ces systèmes de surveillance. Créé en 2002, il permet notamment d’appuyer les laboratoires hospitaliers et de ville pour la recherche de ces agents lors de la survenue d’épidémies ou de toxi-infections alimentaires collectives dont une origine virale est suspectée. Le CNR caractérise les souches de virus entériques identifiés (norovirus, rotavirus, etc.)
  • La déclaration obligatoire des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) permet de surveiller les cas groupés de gastro-entérites d’origine alimentaire. Ce dispositif permet également de connaître leurs caractéristiques et les aliments en cause dans ces infections collectives. Une toxi-infection alimentaire collective doit être déclarée à l’Agence régionale de santé (ARS) ou à la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) par les médecins, les biologistes, et les responsables d’établissements de restauration collective ou à caractère social. La déclaration peut également être faite par des consommateurs ou d’autres personnes qui ont connaissance d’un épisode pouvant être une TIAC. Une investigation, réalisée par l’ARS et la DDPP en lien, selon le contexte, avec Santé publique France en région, est déclenchée suite à la déclaration de TIAC. Cette enquête est destinée à identifier les aliments responsables et les facteurs favorisants afin de prendre des mesures spécifiques pour prévenir les récidives. Santé publique France, destinataire final des déclarations obligatoires des TIAC réalise une synthèse annuelle.

Prévenir la gastro-entérite aiguë et ses conséquences

Santé publique France informe le grand public quant aux mesures de prévention à adopter au quotidien mais aussi sur les mesures permettant de prévenir la principale complication de la gastro-entérite aiguë : la déshydratation pouvant être particulièrement grave chez les nourrissons et les personnes âgées.

La prévention des GEA se base sur :

  • Les gestes barrières pour limiter les risques de contamination par le virus. Un des plus importants est de se laver les mains régulièrement à l’eau et au savon (de préférence liquide) pendant 30 secondes, en frottant les ongles, le bout des doigts, la paume et l’extérieur des mains, les poignets et entre les doigts. Il est vivement conseillé de le faire le plus régulièrement possible. Voir aussi onglet la maladie.
  • La prévention vaccinale des rotavirus destinée aux nourrissons. Créé par Santé publique France, le site d’information vaccination info service.fr répond de façon fiable et scientifiquement validée aux questions que peuvent se poser la population et les professionnels de santé sur le sujet et comporte une rubrique dédiée aux vaccinations des nourrissons et des enfants.

Pour en savoir plus :