Campylobacter seroconversion rates in selected countries in the European Union

Publié le 7 Octobre 2013
Mis à jour le 9 septembre 2019

As a major foodborne pathogen, Campylobacter is frequently isolated from food sources of animal origin. In contrast, human Campylobacter illness is relatively rare, but has a considerable health burden due to acute enteric illness as well as severe sequelae. To study silent transmission, serum antibodies can be used as biomarkers to estimate seroconversion rates, as a proxy for infection pressure. This novel approach to serology shows that infections are much more common than disease, possibly because most infections remain asymptomatic. This study used antibody titres measured in serum samples collected from healthy subjects selected randomly in the general population from several countries in the European Union (EU). Estimates of seroconversion rates to Campylobacter were calculated for seven countries: Romania, Poland, Italy, France, Finland, Denmark and The Netherlands. Results indicate high infection pressures in all these countries, slightly increasing in Eastern EU countries. Of these countries, the differences in rates of notified illnesses are much greater, with low numbers in France and Poland, possibly indicating lower probability of detection due to differences in the notification systems, but in the latter case it cannot be excluded that more frequent exposure confers better protection due to acquired immunity. (R.A.) Traduction du résumé : Agent pathogène d'origine alimentaire, Campylobacter est très fréquemment isolé à partir de sources alimentaires d'origine animale. En revanche, les cas de Campylobacter chez l'homme sont relativement rares, mais représentent un poids considérable en matière de santé, provoquant une maladie entérique aiguë ainsi que des séquelles graves. Pour étudier la transmission silencieuse, les anticorps sériques peuvent être utilisés comme biomarqueurs pour estimer les taux de séroconversion comme indicateur de pression d'infection. Cette approche sérologique novatrice montre que les infections sont beaucoup plus fréquentes que la maladie, peut-être parce que la plupart des infections sont asymptomatiques. Cette étude a utilisé les titres d'anticorps mesurés dans des échantillons de sérum prélevés chez des sujets sains choisis de manière aléatoire dans la population générale de plusieurs pays de l'Union européenne (UE). Les estimations des taux de séroconversion à Campylobacter ont été calculées pour sept pays : la Roumanie, la Pologne, l'Italie, la France, la Finlande, le Danemark et les Pays-Bas. Les résultats indiquent des taux élevés d'infection dans tous ces pays, en légère augmentation dans les pays de l'UE de l'Est. Parmi ces pays, les différences dans les taux de maladies déclarées sont beaucoup plus importantes, avec un faible nombre en France et en Pologne, indiquant peut-être une plus faible probabilité de détection en raison des différences existantes dans les systèmes de notification. Dans ce dernier cas, il ne peut être exclu que l'exposition plus fréquente confère une meilleure protection en raison de l'immunité acquise. [ Traduction du résumé effectuée par la Cellule de valorisation éditoriale (Ceve) ]

Auteur : Teunis PF, Falkenhorst G, Ang CW, Strid MA, de Valk H, Sadkowska Todys M, Zota L, Kuusi M, Rota MC, Simonsen JB, Molbak K, van Duynhoven YT, van Pelt W
Epidemiology and Infection, 2013, vol. 141, n°. 10, p. 2051-7