Surveillance épidémiologique et virologique de la grippe en France, saison 2010-2011.

Publié le 11 Octobre 2011
Mis à jour le 10 septembre 2019

Cet article présente le bilan épidémiologique et virologique de l'activité grippale en France au cours de la saison 2010-2011, qui fait suite à la pandémie de 2009-2010. Méthodes - Ce bilan s'appuie sur l'analyse descriptive des données de surveillance de la grippe dans la communauté fournies par les réseaux de médecine de ville, les analyses virologiques des laboratoires partenaires, les signalements de foyers d'infections respiratoires aiguës (IRA) dans les collectivités de personnes âgées, la surveillance des passages aux urgences et des hospitalisations pour grippe clinique, la surveillance des cas graves de grippe hospitalisés en services de réanimation et l'analyse des données de mortalité disponibles en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer. Résultats - En France métropolitaine, la saison 2010-2011 a été caractérisée dans la communauté par une épidémie grippale d'intensité modérée, survenue entre fin décembre 2010 et mi-février 2011, et d'ampleur moins importante que la pandémie 2009-2010. La surveillance virologique a montré une circulation de virus grippaux de type A, dont une majorité de virus A(H1N1)pdm09, suivie d'une circulation un peu plus tardive de virus de type B. Une augmentation du nombre de foyers d'IRA survenus en collectivités de personnes âgées a été observée par rapport aux saisons précédentes. Le recours aux soins hospitaliers a été moins important qu'en 2009- 2010. Les cas graves admis en réanimation présentaient des caractéristiques épidémiologiques et une létalité comparables à celles observées durant la pandémie de 2009-2010. Aucun excès de mortalité toutes causes n'a été détecté en comparaison avec ce qui est observé habituellement lors des saisons grippales. À la Réunion, l'épidémie de grippe d'intensité modérée était liée à une circulation majoritaire de virus A(H1N1)pdm09 associée à la survenue de formes graves, alors que dans les Antilles-Guyane, les épidémies d'intensité modérée ont été liées à une circulation majoritaire de virus de type A(H3). (R.A.)

Auteur : Belchior E, Bonmarin I, Chiron E, Fouillet A, Levy Bruhl D, Valette M, Bouscambert Duchamp M, Lina B, Rousset D, Enouf V, van der Werf S, Mosnier A, Daviaud I, Cohen JM, Falchi A, Arena C, Turbelin C, Blanchon T
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2011, n°. 37-38, p. 394-8