Use of medical administrative data for the surveillance of psychotic disorders in France

Publié le 4 December 2017
Mis à jour le 5 juillet 2019

Background: psychotic disorders are among the most severe psychiatric disorders that have great effects on the individuals and the society. For surveillance of chronic low prevalence conditions such as psychotic disorders, medical administrative databases can be useful due to their large coverage of the population, their continuous availability and low costs with possibility of linkage between different databases. The aims of this study are to identify the population with psychotic disorders by different algorithms based on the French medical administrative data and examine the prevalence and characteristics of this population in 2014. Methods: the health insurance system covers the entire population living in France and all reimbursements of ambulatory care in private practice are included in a national health insurance claim database, which can be linked with the national hospital discharge databases. Three algorithms were used to select most appropriately persons with psychotic disorders through data from hospital discharge databases, reimbursements for psychotropic medication and full insurance coverage for chronic and costly conditions. Results: in France in 2014, estimates of the number of individuals with psychotic disorders were 469,587 (54.6% males) including 237,808 with schizophrenia (63.6% males). Of those, 77.0% with psychotic disorders and 70.8% with schizophrenia received exclusively ambulatory care. Prevalence rates of psychotic disorders were 7.4 per 1000 inhabitants (8.3 in males and 6.4 in females) and 3.8 per 1000 inhabitants (4.9 in males and 2.6 in females) for schizophrenia. Prevalence of psychotic disorders reached a maximum of 14 per 1000 in males between 35 and 49 years old then decreased with age while in females, the highest rate of 10 per 1000 was reached at age 50 without decrease with advancing age. No such plateau was observed in schizophrenia. Discussion: this study is the first in France using an exhaustive sample of medical administrative data to derive prevalence rates for psychotic disorders. Although only individuals in contact with healthcare services were included, the rates were congruent with reported estimates from systematic reviews. The feasibility of this study will allow the implementation of a national surveillance of psychotic disorders essential for healthcare management and policy planning. Traduction du résumé : Les troubles psychotiques représentent les troubles psychiatriques qui ont l'impact le plus grave sur les individus et la société. Dans le cadre de la surveillance des affections chroniques à faible prévalence telles que les troubles psychotiques, les bases de données médico-administratives peuvent s'avérer utiles en raison de leur importante couverture de la population, de leur disponibilité continue et de leurs faibles coûts, sans compter la possibilité de faire le lien entre différentes bases de données. Les objectifs de cette étude sont d'identifier la population souffrant de troubles psychotiques à l'aide de différents algorithmes basés sur les données médico-administratives françaises et d'examiner la prévalence et les caractéristiques de cette population en 2014. Le système d'assurance maladie couvre l'ensemble de la population vivant en France et tous les remboursements des soins ambulatoires privés sont inclus dans une base de données nationale des demandes de remboursement de l'assurance maladie, qui peut être reliée aux bases de données nationales des sorties hospitalières. Trois algorithmes ont été utilisés pour sélectionner de la manière la plus appropriée les personnes souffrant de troubles psychotiques à l'aide de données provenant des bases de données hospitalières, des remboursements des médicaments psychotropes et de la prise en charge complète par l'assurance maladies des pathologies chroniques et coûteuses. En France en 2014, les estimations du nombre de personnes atteintes de troubles psychotiques étaient de 469 587 (54,6% d'hommes) dont 237 808 atteints de schizophrénie (63,6% d'hommes). Parmi eux, 77,0% des patients souffrant de troubles psychotiques et 70,8% de schizophrénie bénéficiaient exclusivement des soins ambulatoires. Les taux de prévalence des troubles psychotiques étaient de 7,4 pour 1000 habitants (8,3 chez les hommes et 6,4 chez les femmes) et de 3,8 pour 1000 habitants (4,9 chez les hommes et 2,6 chez les femmes) pour la schizophrénie. La prévalence des troubles psychotiques atteignait un maximum de 14 pour 1000 chez les hommes âgés de 35 et 49 ans, puis diminuait avec l'âge tandis que chez les femmes, le taux le plus élevé de 10 pour 1000 était atteint à l'âge de 50 ans sans pour autant diminuer avec l'âge. Aucun schéma de ce type n'a été observé pour la schizophrénie. Il s'agit de la première étude en France à utiliser un échantillon exhaustif de données médico-administratives pour dériver les taux de prévalence des troubles psychotiques. Bien que seules les personnes en contact avec les services de santé aient été incluses, les taux correspondaient aux estimations rapportées par les revues systématiques. La faisabilité de cette étude permettra la mise en place d'une surveillance nationale des troubles psychotiques qui est essentielle pour la prise en charge des soins et la planification des politiques. (Traduction effectuée par l'Unité de valorisation scientifique de la Direction de la communication et du dialogue avec la société, de Santé publique France).

Auteur : Chan Chee C, Chin F, Ha C, Beltzer N, Bonaldi C
BMC Psychiatry, 2017, vol. 17, n°. 1, p. 9 p.