The French human biomonitoring program: first lessons from the perinatal component and future needs

Publié le 1 Mars 2017
Mis à jour le 5 juillet 2019

This paper presents a progress report of the French human biomonitoring (HBM) program established in 2010. This program has been designed to provide a national representative estimation of the French population's exposure to various environmental chemicals and to study the determinants of exposure. This program currently consists in two surveys: a perinatal component related to a selection of 4145 pregnant women who have been enrolled in the Elfe cohort (the French Longitudinal Study since Childhood) in 2011, and a general population survey related to adults aged 18-74 years and children as from 6 years (Esteban). The aim of this manuscript is to present highlights of the French human biomonitoring program with particular focus on the prioritization of biomarkers to be analyzed in the program and the selection of biomarkers applied to both program components. The Delphi method was used to establish a consensual list of prioritized biomarkers in 2011. First results of the perinatal component of the French HBM program have shown that the biomarkers prioritized were relevant, as almost all pregnant women were exposed to them. However, for some biomarkers, levels" decreases have been observed which may partly be explained by measures taken to prohibit some of these chemicals (e.g. atrazine) and by industrial processes evolutions leading to the substitution of others (e.g. bisphenol A, di-2-ethylhexyl phthalate/DEHP, dialkyl phosphates). Therefore, the list of biomarkers to be monitored in the French HBM program has been implemented to include some substitutes of biomarkers prioritized in the first instance (e.g. bisphenol S, F). Finally, this method combines rigor and flexibility and helped us to build a prioritized list that will be shared and supported by many if not all actors. Traduction du résumé : Ce document présente l'évolution du programme français de biosurveillance humaine (BSM) mis en place en 2010. Ce programme a été conçu pour fournir une estimation nationale représentative de l'exposition de la population française à différents produits chimiques de l'environnement et d'étudier les déterminants de l'exposition. Ce programme repose actuellement sur deux enquêtes : un volet périnatal qui s'appuie sur une sélection de 4145 femmes enceintes qui ont été recrutées dans la cohorte Elfe (Enquête longitudinale française depuis l'enfance) en 2011 et une enquête de population générale concernant les adultes âgés de 18 à 74 ans et des enfants âgés de plus de six ans (Esteban). Cet article a pour objectif de présenter les points saillants du programme français de biosurveillance humaine en plaçant un accent particulier sur la hiérarchisation des biomarqueurs à analyser dans le programme et l'application de cette sélection aux deux volets du programme. La méthode Delphi a été utilisée en 2011 pour établir une liste consensuelle des biomarqueurs prioritaires à analyser. Les résultats préliminaires du volet périnatal du programme français de BSM ont montré que les biomarqueurs priorisés étaient pertinents, étant donné que presque toutes les femmes enceintes y étaient exposées. Cependant, pour certains biomarqueurs, des niveaux plus faibles ont été observés, ce qui s'explique en partie par les mesures prises pour interdire certains produits chimiques (par exemple l'atrazine) et par des évolutions des procédés industriels conduisant à la substitution d'autres produits (par exemple bisphénol A, di-2-éthylhexyle phtalate / DEHP, phosphates de dialkyle). Par conséquent, la liste des biomarqueurs à surveiller dans le programme français de BSM a été enrichie pour l'étude Esteban afin d'inclure certains substituts de biomarqueurs déjà priorisés (par exemple bisphénol S, F, substituts du bisphénol A). Au final, cette méthode de priorisation combine rigueur et flexibilité et a contribué à établir une liste prioritaire qui sera partagée et soutenue par le plus grand nombre d'acteurs. (Traduction effectuée par l'Unité de valorisation scientifique de la Direction de la communication et du dialogue avec la société, de Santé publique France).

Auteur : Dereumeaux C, Fillol C, Charles MA, Denys S
International journal of hygiene and environmental health, 2017, vol. 220, n°. 2, p. 64-70