Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2013. Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 2 : hémopathies malignes.

Publié le 1 Janvier 2016
Mis à jour le 5 juillet 2019

Réalisée à partir des données des registres de population du réseau Francim, cette étude a pour objectif de fournir des estimations actualisées de survie observée et nette à 1, 3, 5 et 10 ans après un diagnostic d'hémopathie maligne, et de présenter les tendances temporelles de la survie. De plus, pour la première fois en France, les estimations de la survie à 15 ans sont fournies. La présente étude porte sur 35 520 nouveaux cas d'hémopathies malignes (classés en 16 entités cliniques distinctes), âgés de 15 ans ou plus, diagnostiqués entre 1989 et 2010 dans 16 départements métropolitains. Pour la période 2005-2010, la survie nette standardisée à 5 ans varie de 22 % pour les leucémies aiguës myéloïdes à 87 % pour le lymphome de la zone marginale. Sept des seize hémopathies malignes étudiées (représentant 45,5 % des cas incidents) ont un pronostic favorable (survie nette standardisée à 5 ans supérieure ou égale à 75 %). À l'inverse, deux localisations (représentant 10 % des cas incidents) ont un pronostic défavorable (survie nette standardisée à 5 ans inférieure à 33 %). Globalement, on observe une faible différence de la survie selon le sexe et la survie diminue avec l'âge, surtout pour les localisations les plus agressives. Une amélioration de la survie nette à 5 ans est observée pour plusieurs hémopathies malignes et de façon significative pour la leucémie myéloïde chronique, le lymphome folliculaire et le lymphome diffus à grandes cellules B. Ces améliorations sont observables dans les deux sexes et pour toutes les catégories d'âge sauf pour le lymphome folliculaire (amélioration à partir de 55 ans). L'accès et l'utilisation de nouveaux traitements efficaces et peu toxiques pourraient expliquer en grande partie ces observations. Pour les autres localisations hématologiques étudiées, l'amélioration de la survie au cours du temps est moins importante mais reste identifiable y compris pour des maladies agressives chez les sujets jeunes atteints de leucémie aiguë myéloïde ou de leucémie/lymphome lymphoblastique.

Auteur : Monnereau A, Uhry Z, Bossard N, Cowppli Bony A, Voirin N, Delafosse P, Remontet L, Troussard X, Maynadie M
Année de publication : 2016
Pages : 144 p.