Le gradient Nord-Sud de la morbidité et de la mortalité coronaires en France : données récentes des registres français des cardiopathies ischémiques, 1997-2002. Numéro thématique. Surveillance de la pathologie coronaire en France : l'après MONICA

Publié le 28 Février 2006
Mis à jour le 5 juillet 2019

Les trois registres français des cardiopathies ischémiques ont participé, à partir de 1984, au projet international MONICA (MONItoring trends and determinants in CArdiovascular disease) sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce projet regroupait les données de 38 centres répartis dans 21 pays sur quatre continents. Cette étude a permis de confirmer la baisse de la mortalité coronaire dans le monde au cours des années 1980. Cette diminution a été attribuée pour plus de 50 % à une amélioration de la prise en charge à la phase aiguë de l'infarctus du myocarde, et pour 15 à 30 % à la baisse de l'incidence de la maladie coronaire dans la population. L'enregistrement des épisodes coronaires aigus, selon le protocole standardisé du projet international MONICA-OMS , a été réalisé de 1984 à 1993 dans les trois régions françaises surveillées par les registres : la Communauté urbaine de Lille (Lille), le Bas-Rhin (Strasbourg) et la Haute-Garonne (Toulouse). L'analyse des données internationales avait mis en évidence un gradient décroissant du nord vers le sud de la morbidité et de la mortalité coronaires. Ce gradient était retrouvé en France. Les trois registres français ont poursuivi leur activité d'enregistrement et un protocole simplifié a été adopté à partir de 1997. Nous disposons actuellement des données de 6 années d'enregistrement validées pour les trois centres français (1997 à 2002). Ce travail présente les taux moyens d'événements, d'incidence et de mortalité coronaires enregistrés au cours de ces 6 années dans les trois régions. (Introduction)

Auteur : Montaye M, Ducimetiere P, Ruidavets JB, Arveiler D, Dallongeville J, Bingham A, Ferrieres J, Wagner A, Amouyel P
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2006, n°. 8-9, p. 62-4