Estimation nationale de l'incidence des cancers en France entre 1980 et 2012. Étude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 2 : hémopathies malignes

Publié le 1 Janvier 2013
Mis à jour le 5 juillet 2019

Cette étude constitue le second volume de la mise à jour des estimations nationales de l'incidence des cancers. Après les tumeurs solides (partie 1), la mise à jour concerne l'incidence des hémopathies malignes, estimée pour la première fois en France par sous-type histologique. Ce choix correspond à l'évolution des connaissances, tant sur le plan étiologique que sur le plan clinique et pronostique de ces maladies considérées aujourd'hui comme distinctes. En conséquence, l'incidence est estimée directement à partir d'une modélisation de l'incidence de la zone registre et non à partir du rapport incidence/mortalité classiquement utilisé le codage des données de mortalité ne permettant pas de distinguer aussi précisément les différentes hémopathies malignes. L'étude porte sur les nouveaux cas d'hémopathies malignes diagnostiqués entre 1975 et 2009, enregistrés par 14 registres ayant au moins cinq années d'enregistrement consécutives. Quinze entités d'hémopathies malignes sont étudiées. En 2012, le nombre de nouveaux cas d'hémopathies malignes en France métropolitaine est estimé à 35 000 (19 400 chez l'homme et 15 600 chez la femme). Les quatre localisations les plus fréquentes en 2012 sont le myélome multiple/plasmocytome (4 888 nouveaux cas), la leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique (4 464), le lymphome diffus à grandes cellules B (4096) et les syndromes myélodysplasiques (4 059). L'analyse des tendances permet de distinguer les hémopathies malignes dont le taux d'incidence standardisé sur la population mondiale diminue dans les deux sexes (syndromes myéloprolifératifs chroniques hors leucémie myéloïde chronique), des hémopathies dont le même taux augmente de 1 à 2 % par an dans les deux sexes (myélome multiple/plasmocytome, leucémies aiguës myéloïdes, leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique, lymphome folliculaire, lymphome de la zone marginale, lymphome de Hodgkin classique, syndromes myélodysplasiques). Le fait de distinguer l'incidence selon les principaux types histologiques d'hémopathie maligne affine considérablement la connaissance de ces maladies et permet non seulement de suivre les tendances de chaque type d'hémopathie maligne dans le temps mais également de générer des hypothèses étiologiques ou d'apporter des possibilités de comparaisons sur le plan diagnostique et thérapeutique.(R.A.)

Auteur : Monnereau A, Remontet L, Maynadie M, Binder Foucard F, Belot A, Troussard X, Bossard N
Année de publication : 2013
Pages : 88 p