Pollution de l'air intérieur dans l'habitat.

Publié le 1 Juin 2008
Mis à jour le 9 septembre 2019

L'insalubrité du logement a fait l'objet, depuis de longues années, de politiques publiques qui ont largement contribué à l'amélioration de la santé des Français. Cependant, la notion de qualité de l'air intérieur n'a émergé que récemment, alors que la surveillance de la pollution de l'air extérieur était déjà acquise et construite de longue date. Notre mode de vie conduit la plupart d'entre nous à passer plus de 80 %, voire 90 % du temps dans des espaces fermés, que ce soit au domicile ou au travail, dans les moyens de transports, les centres commerciaux, ou encore les espaces de loisirs, etc. Impossible dès lors de faire l'impasse sur les effets sur la santé que peut avoir l'air que nous respirons dans tous ces espaces clos. Et cela d'autant plus que l'air intérieur ("Indoor Air" pour les Anglo-Saxons) a sa spécificité propre par rapport à l'air extérieur : il n'est pas en effet uniquement de l'air extérieur se retrouvant via les fenêtres et les systèmes de ventilation dans les bâtiments. Produits de construction et de décoration, d'ameublement, d'entretien, de bricolage, équipements de chauffage et de production d'eau chaude, présence humaine et activités liées aux besoins essentiels (cuisine, hygiène, nettoyage, etc.) ou autres (tabagisme, utilisation de bougies, d'encens, cosmétiques, présence d'animaux domestiques, etc.) sont autant de sources et de vecteurs des pollutions observés.[extrait chapitre]

Auteur : LEON Christophe, Tchilian Nathalie
Année de publication : 2008
Pages : 142-166
Format/Durée : 15,5 x 23,5
Collection : Baromètres santé