Pesticides

Les pesticides sont très utilisés en France, principalement en agriculture, et la population y est largement exposée. Leurs effets sur la santé de la population générale sont encore mal connus.

Mis à jour le 18 juin 2019

Pesticides : notre action

Santé publique France a engagé depuis 2002, différents travaux afin de développer la connaissance des risques professionnels et environnementaux liés à l’exposition aux pesticides et d’améliorer les méthodes et outils relatifs à cette problématique. 
Les missions de Santé publique France s’articulent autour de trois axes principaux :  

  • Surveiller les expositions aux pesticides et ses conséquences sanitaires ;
  • Mieux comprendre les expositions et les risques sanitaires pour certains groupes de population à risque ;
  • Agir pour limiter les expositions et répondre aux situations d’alerte impliquant une exposition aux pesticides. 

La surveillance des expositions et des effets sanitaires liés aux pesticides

Santé publique France a engagé différents travaux de surveillance de l’exposition de la population aux pesticides et des indicateurs sanitaires en lien suspecté avec l’exposition aux pesticides.  

Plusieurs travaux sont en cours : 

Surveillance de l’imprégnation de la population générale française par les pesticides 

Afin de compléter les résultats des études ENNS et Elfe, Santé publique France met actuellement en œuvre l’étude Esteban. Cette étude permettra de fournir une représentation de l’imprégnation de la population générale par les pesticides, en France continentale, et pour la première fois chez des enfants âgés de plus de 6 ans. Les premiers résultats seront disponibles en 2020.

Surveillance des indicateurs sanitaires en lien suspectées avec l’exposition aux pesticides

  • Maladie de Parkinson

Un travail mené en collaboration par l’Inserm et Santé publique France et financé dans le cadre du plan Ecophyto, a étudié la distribution géographique de la maladie de Parkinson en France métropolitaine entre 2010 et 2012, et évalué les relations, au niveau cantonal, avec différences activités agricoles (13 cultures, 5 élevages). Ce travail montre, d’une part, une augmentation de l’incidence de la maladie dans les zones les plus rurales et, d’autre part, un nombre de nouveaux cas plus élevé de 10 % dans les cantons les plus viticoles. Si l’interprétation des résultats doit se faire à la lumière des limites rappelées par les auteurs dans leur article, le fait que la viticulture fasse partie des cultures les plus fortement utilisatrices de pesticides, suggère qu’une exposition environnementale aux pesticides (via l’air, l’eau ou le sol) des personnes résidant dans ces cantons est une explication possible à ces résultats. 

Cette étude se poursuit par une identification plus précise des pesticides utilisés sur la viticulture en utilisant notamment la matrice culture exposition vigne. 

  • Santé reproductive  

De nombreux pesticides sont suspectés de présenter des propriétés de perturbation endocrinienne, et pour certains, leurs effets sur la santé reproductive sont connus. On peut citer par exemple le DDT et la Vinclozoline, aujourd’hui interdits.  
La surveillance mise en place par Santé publique France permet, entre autres, d’analyser les variations spatiales et les hypothèses causales pour certaines pathologies sélectionnées. L’exposition aux pesticides utilisés en agriculture fait partie des hypothèses étudiées. La puberté précoce fait partie des pathologies étudiées. L’épidémiologie de cette maladie (évolution dans le temps, répartition géographique…) est encore très peu étudiée y compris au niveau international. Cependant, Santé publique France a réalisé une étude qui a conclu à la faisabilité de la surveillance épidémiologique de la puberté précoce en France, à partir des données de remboursement de médicaments par l’Assurance maladie. Les premiers résultats de cette surveillance à l’échelle nationale ont été publiés en mai 2017. Le taux d’incidence annuelle de puberté précoce centrale idiopathique (sans cause identifiée et traitée) est estimé à 2,68/10 000 chez les filles, soit 1 173 nouveaux cas par an et à 0,28 / 10 000 chez les garçons soit 117 nouveaux cas par an (estimations à partir des données 2011-2013).  

Surveillance des travailleurs exposés aux pesticides : Etude de cohorte COSET-MSA 

L'étude Coset-MSA consiste à suivre l'état de santé et les conditions de travail de travailleurs issus du monde agricole pendant plusieurs années ; elle a pour objectifs d'identifier les métiers et les conditions de travail à risque et de mesurer leur impact sur la santé de la population dans le but de proposer des recommandations en matière de prévention. 

Cette étude sera parallèlement menée dans d'autres secteurs professionnels. 

Elle a débuté par une phase pilote en février 2010 dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Finistère, du Pas-de-Calais, des Pyrénées-Atlantiques et de la Saône-et-Loire, auprès d'un échantillon de personnes volontaires, au préalable tirées au sort.  

En 2018, la cohorte a été déployée sur toute la France y compris les DOM. Le recrutement des deux cohortes : Coset-Indépendants et Coset-MSA a été clôturé en juillet 2018. Le bilan était de 20 361 et 27 044 répondants respectivement. Les premiers résultats sur l’état de santé des populations cibles de ces études seront disponibles en 2020. 

Surveillance épidémiologique des travailleurs agricoles exposés à la chlordécone en Martinique et en Guadeloupe 

  • Cette action est menée dans le cadre du plan Chlordécone, en partenariat avec l’Unité 1085 de l’Inserm.  
  • L’objectif principal est de reconstituer, rétrospectivement, une cohorte de chefs d’exploitations et de salariés agricoles ayant travaillé entre 1973 et 1993 dans une exploitation bananière en Martinique et en Guadeloupe.
  • La cohorte reconstituée comprend 13 417 exploitants agricoles et salariés en activité dans une exploitation bananière entre 1973 et 1993 (période d’utilisation de la chlordécone) en Guadeloupe et Martinique. Des informations sur l’histoire professionnelle des travailleurs le long de cette période, le statut vital et les causes de décès, ont également été collectées. Les données recueillies serviront à étudier la mortalité par cause de ces travailleurs et de la comparer à celle de la population générale. Il sera également possible de connaitre l’exposition de ces travailleurs aux produits phytosanitaires, à l’aide des matrices cultures-expositions développées dans le cadre de du programme Matphyto et d’analyser la mortalité de la cohorte en fonction des niveaux d’exposition à la chlordécone et à d’autres produits phytosanitaires). Enfin une étude de morbidité pourra être réalisée sur cette cohorte grâce à l’utilisation des informations des registres des cancers ou le croisement avec les données des bases de données médico-administratives pour identifier des excès de risque de certaines pathologies chroniques (cancers, maladies neurodégénératives, etc).  
  • Les premiers résultats, qui portent sur la période 2000-2015, montrent que la mortalité dans la cohorte est globalement proche de la mortalité dans la population générale antillaise. Ces données préliminaires sont susceptibles d’être affinées avec l’avancement des analyses. Ces premiers résultats ont été présentés au cours d’un colloque scientifique organisé aux Antilles en octobre 2018. 

En savoir plus

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Comprendre les expositions et les risques sanitaires des groupes de population a risque 

 Caractériser l'exposition aux pesticides et le risque de cancers chez les riverains de cultures agricoles

Santé publique France met en place, en collaboration avec l’Anses et l’Inserm, deux études visant à répondre à la question des liens entre l’exposition aux pesticides et la survenue de cancers pédiatriques dans les zones viticoles.

  • Etude Géocap-Agri

Santé publique France et l’Inserm conduisent actuellement une étude cas/témoins nationale, nommée Géocap-Agri. Elle vise à déterminer si le fait de résider à proximité de certaines cultures (vignes, arboriculture, maïs etc.) augmente le risque de certains cancers chez les enfants de moins de 15 ans en France métropolitaine (leucémies, tumeurs cérébrales, tumeurs embryonnaires). Ce programme de recherche s’inscrit dans le programme Géocap mis en place par l’Inserm depuis 2002 pour étudier les facteurs de risques environnementaux des cancers pédiatriques

  • Etude d’exposition chez les riverains de cultures agricoles

Cette étude réalisée par Santé publique France, en collaboration avec l’Anses, vise à mieux connaître l’exposition aux pesticides chez les personnes résidant à proximité de cultures agricoles et les déterminants de cette exposition (alimentation, usage domestique de produits phytosanitaires, dérive des pesticides d‘origine agricole, etc.).  
L’estimation de l’exposition reposera sur des mesures biologiques (urines, cheveux et sang si possible) et environnementales (poussières, air intérieur et si possible air ambiant, aliments et eau) complémentaires les unes avec les autres. Ces mesures permettront de répondre aux objectifs principaux de l’étude, à savoir : 

  1. Décrire l’imprégnation et l’exposition environnementale des riverains de cultures agricoles par les pesticides utilisés en agriculture ; 
  2. Identifier une éventuelle surexposition de cette population par une comparaison avec une population ne résidant pas à proximité de cultures agricoles ; 
  3. Mieux connaître les déterminants de l’exposition pour aider à la mise en œuvre de mesures de gestion ou de prévention.

Caractériser l'exposition professionnelle aux pesticides et ses conséquences

  • Le programme Matgéné

Au-delà de l’usage des pesticides dans le monde agricole, il existe de nombreux travailleurs manipulant au quotidien des pesticides, qui à des degrés divers, sont concernés par l’exposition à ces substances chimiques. A titre d’exemple, on peut citer : 

  • les ouvriers des parcs, cimetières et jardins du secteur privé ou des collectivités territoriales, 
  • les agents des services de voirie pour l’entretien du réseau routier, 
  • les agents des services de salubrité des bâtiments (travaux spécialisés de désinfection, de désinsectisation ou de dératisation des locaux). 

A ce jour, aucun outil n’a été élaboré pour évaluer l’exposition professionnelle aux pesticides de l’ensemble de la population des travailleurs en France.  

Les matrices emplois-expositions (MEE) sont dans ce cas un bon outil pour la reconstitution des expositions professionnelles actuelles et passées aux pesticides.  

Le projet en cours suit l’objectif de réaliser des matrices emplois-expositions « multi-nuisances » aux pesticides, spécifiquement adaptée à la population des travailleurs français. Ce projet s’inscrira au sein du programme MATGENE conduit depuis plus de 10 ans au sein de Santé publique France. 

Le terme multi-nuisance est utilisé pour expliquer que l’exposition aux pesticides sera appréhendée à partir des différentes classes existantes : fongicides, herbicides, insecticides, mais également par l’usage des biocides et des médicaments vétérinaires. 

  •  Le programme Matphyto

Matphyto est un projet dédié à l'évaluation des expositions professionnelles. Il consiste en la construction de matrices cultures-expositions (MCE) qui décrivent le suivi et les évolutions de l’utilisation des produits phytosanitaires sur les principales cultures en France. Les MCE sont construites de manière à documenter de façon rétrospective (depuis les années 1950) et pour la France métropolitaine l’utilisation des produits arsenicaux (viticulture, arboriculture, culture de la pomme de terre) et des différentes familles chimiques d’insecticides, herbicides et fongicides pour la culture des céréales à paille, de la pomme de terre, du maïs et de la viticulture (en cours de construction). Ainsi à une approche par substance, le projet privilégie une approche par culture pour mieux appréhender la connaissance des expositions tout au long de la carrière professionnelle, élément nécessaire pour la surveillance épidémiologique, la veille sanitaire et la reconnaissance des maladies professionnelles.  

En l’absence, en France, d’historique complet des usages de pesticides sur les cultures agricoles, la construction des matrices cultures-exposition s’organise en 1) une revue bibliographique des paramètres documentant la culture agricole étudiée et des produits utilisés sur celle-ci, 2) la compilation de données permettant de quantifier l’usage des pesticides, 3) la définition des périodes et indices d’utilisation et le cas échéant de différentes zones géographiques, 4) l’évaluation des indices d’utilisation par période et par zone. 

  • Index Acta

Afin d’améliorer la connaissance des expositions professionnelles passées, Santé Publique France collabore avec l’Association de coordination technique agricole (Acta) qui édite chaque année depuis 1961 un index phytosanitaire décrivant tous les usages agricoles autorisés pour chaque substance active disponible. 

La compilation de ces index a pour objectif de recenser les usages homologués chaque année pour chacune des substances actives et d’en faire un suivi continu au cours de ces 50 dernières années. Dans ce cadre, Santé publique France prend en charge le travail d’interprétation, d’homogénéisation et de saisie des données permettant de faire un travail méthodologique quant au choix des regroupements à faire entre substances et/ou périodes, les biais de sélection à éviter ou ne pas méconnaitre et le respect des exigences techniques en termes d’homogénéité des données à rassembler.  

  • Cipatox 

Mené en 2016, ce projet a eu pour objet d’ajouter un volet toxicologique à la base CIPA (Compilation des Index Phytosanitaires Acta), en renseignant les effets des substances actives recensées par l’ACTA parmi 11 effets sanitaires :
cancérogénicité, mutagénicité, reprotoxicité, effetsrespiratoires, immunotoxicité, neurotoxicité, hépatotoxicité, néphrotoxicité, cardiotoxicité, hématotoxicité, perturbation endocrinienne. Ce projet a eu notamment pour rationnel de faciliter l’exploration d’étiologies potentiellement professionnelles à des pathologies d’apparition différée. Ces effets ont été recherchés parmi plusieurs bases de données européennes (listes européennes des perturbateurs endocriniens), sur la base des VTR issues de bases de données françaises (FURETOX), américaine (IRIS, TOXNET), ou sur des classements éventuellement réglementaires (UE, CIRC, US-EPA) pour les effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques en faisant l’objet. 

Un volet plus poussé de CipaTox sur la perturbation endocrinienne a été mené en 2018. 

Agir pour limiter les expositions et répondre aux situations d’alerte 

Limiter les expositions

L’application du principe de précaution chez les populations sensibles est justifiée pour réduire les expositions aux pesticides. Comme pour les autres substances chimiques, les recommandations de Santé publique France pour limiter les expositions aux polluants de l’air peuvent s’appliquer. De même, les nouveaux repères nutritionnels peuvent être suivis pour réduire les expositions aux pesticides présents dans l’alimentation. 

A titre personnel  

  • Les pesticides ne doivent pas être utilisés auprès des femmes enceintes pendant toute la durée de la grossesse et en présence de jeunes enfants, qui peuvent être particulièrement exposés par leurs jeux au sol et le port des mains à la bouche.  
  • L’usage de produits dans les jardins (désherbants) ou pour les plantes intérieures est INTERDIT depuis le 1er janvier 2019.  

D’une façon générale, comme pour tous les produits ménagers, il convient de respecter quelques consignes simples : 

  • NE PAS EXPOSER LES PERSONNES VULNERABLES aux pesticides. Ils ne doivent pas être utilisés dans la mesure du possible par les femmes enceintes pendant toute la durée de la grossesse ni en présence de nourrissons et de jeunes enfants. Il en est de même pour les personnes souffrant d'asthme ou d'allergie. 
  • LIMITER LE PLUS POSSIBLE L’UTILISATION de produits insecticides au domicile, d’antiparasitaires pour les animaux domestiques.  
  • Lors de l’achat d’un pesticide, se poser les questions suivantes : « Est-ce vraiment indispensable ? N’existe-t-il pas une autre solution ? ».  
  • Si l’utilisation s’avère indispensable, il est important de RESPECTER LES CONSIGNES D’UTILISATION ET DE STOCKAGE mentionnées sur les emballages afin de limiter les expositions humaines ou environnementales aux substances chimiques : 
    • Ranger les produits hors de portée des enfants, dans des endroits éloignés des lieux de vie, bien ventilés et non chauffés ; 
    • Ne pas mélanger les produits ni les utiliser simultanément ou de manière rapprochée ;
    • Ne jamais transvaser les produits dans un autre flacon que le flacon d’origine ; 
    • Ne pas utiliser en présence des enfants ; 
    • Ne pas rester dans la pièce après utilisation d’aérosols (aérer avant le retour dans la pièce) ;  
    • Aérer le local pendant et après l’utilisation ;
    • Utiliser des protections du type gants et masque lors de l’application ainsi que des vêtements couvrant le corps (bottes, pantalon, manches longues) ; 
    • Manipuler avec précaution et éviter de respirer directement le produit (porter un masque si possible) ; 
    • Respecter les doses préconisées par le fabricant (ne pas augmenter les quantités) ;  
    • Peler les fruits et légumes qui peuvent l’être et laver soigneusement les autres ; 
    • Bien se laver les mains après l’utilisation et si possible prendre une douche ; 
    • Pour les médicaments à usage humain ou vétérinaire, suivre scrupuleusement les consignes indiquées sur la notice.

Comment se protéger d’une exposition à des produits pulvérisés pour lutter contre les moustiques (lutte anti-vectorielle) ?  

Afin de réduire l’exposition de la population au risque chimique (notamment les jeunes enfants, les femmes enceintes et les sujets fragiles) lors des campagnes de désinsectisation menées aux abords des habitations les recommandations à suivre sont : 

  • rester au domicile, portes et fenêtres fermées, aux heures de pulvérisation ;
  • respecter un délai de 15 jours avant la consommation des fruits et légumes qui ont été pulvérisés ; 
  • laver abondamment et peler les fruits et légumes provenant des jardins proches du site traité ;
  • procéder au nettoyage et au retrait des racines à l’extérieur du logement pour éviter tout apport de terre à l’intérieur ; 
  • varier la provenance des légumes et fruits consommés ; 
  • écarter les enfants du site traité ou si ce n’est pas possible veiller à ce qu’ils aient des activités qui limitent les contacts cutanés avec le sol traité et l’ingestion de poussière (lecture, télévision, jeux d’intérieur…) ;
  • tout mettre en œuvre pour une bonne hygiène notamment des enfants : 
    • nettoyer les chaussures et en changer en entrant dans les logements  
    • se laver les mains et celles des enfants très régulièrement ;
    • se couper les ongles courts et les brosser fréquemment ;
    • procéder, avec des gants, au nettoyage humide des sols et des meubles, des rebords de fenêtres et des dallages à proximité des maisons ;
    • laver régulièrement les jouets des enfants.

Consignes complémentaires concernant des produits insecticides ou autres biocides :

  • Les produits anti-poux sans insecticide sont à privilégier (idéalement huiles végétales qui agissent en asphyxiant les poux, associés à un peignage méticuleux avec un peigne adapté - dents espacées de moins de 0,3 mm - et un lavage des vêtements et tissus en contact prolongé avec la tête comme les sièges ou les oreillers).  
  • Contre les insectes, les parasites, les rongeurs, … : utiliser des moyens physiques (moustiquaires, nasses, tapettes, ruban à glu, …). 
  • Contre les bactéries, virus, champignons, acariens : préférer l’aération des logements plutôt que l’utilisation de sprays « assainissants ». 

Consignes concernant les aliments : 

  • Peler et laver soigneusement les fruits et légumes avant de les consommer (cette préconisation s’applique également pour les produits issus de l’agriculture biologique) ;  
  • Diversifier l’alimentation et les sources d’approvisionnement des denrées alimentaires ; 
  • Privilégier les fruits et légumes de saison ainsi que les produits locaux ;
  • Consommer si possible des produits issus de l’agriculture biologique. Dans les repères alimentaires pour les adultes du Programme national nutrition santé 2017-2021, le Haut Conseil de la santé publique conseille de privilégier le BIO comme mode de production comme il limite l’exposition aux pesticides (exception pour les contaminants persistants comme les dioxines, les organophosphorés, les mycotoxines…). Il rappelle également qu’un produit BIO gras et/ou sucré n’est pas meilleur pour la santé parce qu’il est BIO d’un point de vue purement nutritionnel.  

 

A titre professionnel  

De nombreux travailleurs que ce soit les agriculteurs, les horticulteurs, les ouvriers des parcs et jardins privés, ceux de l’entretien des espaces verts non ouverts au public ou de terrains de sport, de certaines voiries, etc., utilisent des pesticides de manière fréquente et massive, ce qui peut présenter, comme pour tout produit chimique, des risques importants pour la santé. 

Comme pour toute activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des substances chimiques dangereuses, l'employeur doit faire une évaluation des risques et consigner obligatoirement les résultats dans le Document Unique de Sécurité. Il doit également substituer les pesticides dangereux par ceux qui le sont moins, limiter leur usage au strict nécessaire, adopter de bonnes pratiques d'hygiène au travail, former ses salariés à ces risques et mettre à leur disposition les équipements de protection individuelle adéquats (combinaison, gants, bottes, masque).  

Lors des différentes phases d’utilisation professionnelle d’un pesticide, la contamination la plus importante a lieu par contact avec la peau. Toutefois il convient de ne pas négliger la contamination par inhalation ou par ingestion (déglutition des particules inhalées, mains contaminées portées à la bouche). 

Le plan Ecophyto, lancé en 2008, est la déclinaison française du plan d’action national imposé aux Etats membres par la Directive 2009/128 pour tendre vers une utilisation durable des pesticides. Il vise à réduire les risques et les effets des produits phytopharmaceutiques sur la santé humaine et sur l’environnement, et encourage l’introduction de la lutte intégrée contre les ravageurs des cultures et les techniques de substitution pour réduire la dépendance à l’égard de l’utilisation des pesticides. 

Depuis 2015, Certiphyto, un certificat individuel de formation, est obligatoire pour acheter des pesticides à usage professionnel et les épandre. Il permet de sensibiliser les travailleurs agricoles sur les effets des pesticides sur la santé et les gestes sûrs à acquérir pour éviter les expositions. 

Evaluer les risques sanitaires de l’exposition aux pesticides dans certaines situations locales particulières et répondre aux situations d’alerte impliquant une exposition aux pesticides

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