Chute

Le risque de chute augmente avec l’âge, entraînant des blessures parfois graves pouvant conduire au décès. Cependant quelques recommandations et précautions permettent de réduire ce risque. 

Mis à jour le 1 juillet 2019

Chute : le traumatisme 

La chute, particulièrement grave chez la personne âgée 

Les chutes surviennent à tous les âges, et dans de multiples circonstances de la vie, dans le quotidien, lors d’activités sportives, de bricolage, etc. Elles sont particulièrement nombreuses et graves chez les personnes âgées.  

Ces traumatismes constituent une partie importante (plus de 80 %) des accidents de la vie courante (AcVC) chez les plus de 65 ans. Chez les personnes âgées, les chutes ont lieu, le plus souvent, lorsque la personne fait un mouvement qui décale son centre de gravité sans qu'elle parvienne à le rééquilibrer car elle a perdu à la fois des capacités musculaires et son équilibre.  

Les chutes ont un impact sur : 

  • La condition physique de la personne, qui devient plus vulnérable surtout si elle a entraîné une fracture 
  • Son état psychologique avec une perte de confiance, la peur de tomber et parfois un repli sur soi-même.

Tous les ans environ 450 000 personnes de plus de 65 ans sont victimes de chute, et 9 300 en décèdent. Deux tiers de ces décès concernent des femmes, du fait de la structure démographique à ces âges. Même en l’absence de traumatisme immédiat, l’incapacité à se relever est de mauvais pronostic, puisque les complications métaboliques liées à un séjour au sol prolongé - au-delà d’une heure - multiplient par cinq la mortalité dans les 6 mois.  

Les chutes accidentelles sont à l’origine d’une mortalité et d’une morbidité importantes. Sachant que ce nombre de chutes tend à augmenter avec le vieillissement de la population, la chute chez les personnes âgées représente un enjeu majeur de santé publique. 

Par ailleurs, les défenestrations accidentelles représentent un cas particulier de chutes, entraînant quelques dizaines de décès par an chez les enfants.  

Les chiffres-clés des chutes
Infographie concernant les chutes

La chute, un événement multifactoriel 

L'étiologie des chutes est souvent multifactorielle. On distingue deux grands types de déterminants dans la survenue des chutes :  

  • Les facteurs intrinsèques liés à la personne :
    • L’état de santé : troubles de l’équilibre, diminution de la mobilité des articulations, faiblesse musculaire, prise de certains médicaments 
    • Les attitudes ou habitudes de vie : alimentation insuffisante ou ne répondant pas aux besoins, consommation excessive d’alcool, prise de risques...  
  • Les facteurs extrinsèques liés à l’environnement : domicile non aménagé, pièces encombrées, sols glissants, chaussage, verglas… 

Prévenir les chutes 

La chute est un événement évitable qu’il est important de prévenir, afin d'éviter les fractures, les hospitalisations, la perte d’autonomie par les handicaps et les peurs et inhibitions générées par la chute. 

Pour cela, quelques mesures de prévention peuvent être prises : 

  • Prendre soin de sa santé physique (pratiquer une activité physique régulière, éviter la sédentarité, surveiller ses médicaments) et psychique (garder du lien social, travailler ses fonctions cognitives) 
  • Aménager le domicile dans un souci d’accessibilité et de sécurité, notamment en ce qui concerne la cuisine et la salle de bains, les escaliers mais aussi l’éclairage 

Prévenir et remédier à une perte de stabilité 

La perte de stabilité n'est pas irrémédiable. Il est possible d'améliorer son équilibre en faisant de l’activité physique, à raison de 30 minutes par jour 5 fois par semaine. L’activité physique devra travailler les quatre bénéfices que sont : 

  • L’équilibre 
  • La souplesse 
  • La force musculaire  
  • L’endurance 

Par ailleurs, une alimentation équilibrée, avec un apport en protéines suffisant, permet de lutter contre la sarcopénie, un autre facteur de risque qui peut être à l’origine d’une chute.