Monitoring systems and national surveys on prison health in France and abroad

Publié le 1 février 2015
Mis à jour le 2 mars 2026

BACKGROUND: the implementation of a national monitoring system of prisoners" health is under consideration in France. As information available on this topic is quite scarce, particularly in Europe, a study was performed to identify and describe various prison health monitoring approaches implemented worldwide. METHODS: data were collected for 15 countries in Oceania, North America and western and northern Europe via official state websites, bibliographical searches and interviews with international prison health representatives. RESULTS: the means and methods implemented to monitor prisoners" health in the studied countries are heterogeneous. Although all countries systematically record mortality data, only four have a monitoring system that covers a wide array of health data: Canada and Belgium routinely collect health data using a systematic, standardized and computerized approach, while the USA and Australia have developed regular repeated nationwide surveys. Some countries have set up monitoring systems restricted to specific health problems, such as infectious diseases (e.g. the UK, Switzerland and Canada) and mental health (e.g. New Zealand and the Netherlands). In other countries, including France, prisoners" health monitoring systems are limited to occasional epidemiological studies covering specific topics, for example, psychiatric disorders, addiction or infectious diseases. However, their one-off nature prevents regular assessment of health prevalence and trends. CONCLUSIONS: this study highlights the diversity of approaches and methods developed to monitor prison health in high-income countries. Analysis of these different situations provides an insight into the feasibility of and requirements for the development of an efficient prison health surveillance system. (R.A.) Traduction du résumé : La question de la mise en place d'un dispositif de surveillance de la santé des personnes incarcérées se pose actuellement en France. Sachant que les informations disponibles sur ce sujet sont relativement rares, en particulier en Europe, une étude a été réalisée afin d'identifier et de décrire les différentes modalités de surveillance épidémiologique existant dans ce domaine à l'étranger. Les données ont été recueillies dans 15 pays (en Océanie, Amérique du Nord et Europe), via internet en consultant les sites officiels de chaque Etat ou organisation, par une recherche bibliographique et en contactant directement des correspondants internationaux travaillant dans le domaine de la santé en milieu carcéral. Les moyens et les méthodes mis en oeuvre pour surveiller la santé des personnes détenues dans les pays étudiés sont hétérogènes. Bien que tous les pays enregistrent systématiquement les données de mortalité, seuls quatre ont développé un système de surveillance épidémiologique couvrant un large éventail de données, selon des méthodes différentes: le Canada et la Belgique recueillent en routine toutes les données de santé de manière systématique, standardisée et informatisée, alors que les USA et l'Australie ont développé de larges enquêtes nationales régulièrement reconduites. Certains pays ont mis en place des systèmes de surveillance ciblés sur certains problèmes spécifiques de santé, comme les maladies infectieuses (Royaume-Uni, Suisse, Canada) ou la santé mentale (Nouvelle-Zélande, Pays-Bas). Pour d'autres pays, dont la France, la surveillance de la santé des personnes détenues se limite majoritairement à la réalisation d'enquêtes épidémiologiques ponctuelles couvrant généralement une thématique spécifique, comme les troubles psychiatriques, les addictions ou les maladies infectieuses. Ces études produisent des données de référence sur le sujet, mais leur caractère ponctuel ne permet pas d'obtenir des données actualisées ni d'étudier leurs évolutions au cours du temps. Cette étude met en évidence la diversité des approches et des méthodes développées pour surveiller la santé des personnes incarcérées dans les pays occidentaux. L'analyse de ces différents dispositifs permet d'alimenter les réflexions sur la faisabilité et l'organisation d'un futur dispositif de surveillance épidémiologique de la santé des personnes détenues en France.(Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE-de l'InVS)

Auteur : Verdot C, Godin Blandeau E, Gremy I, Develay AE
European journal of public health, 2015, vol. 25, n°. 1, p. 167-72