Pollution de l’air : des effets à long terme

Publié le 27 juin 2019

Les expositions à la pollution de fond, au jour le jour et sur la durée conduisent aux effets les plus importants, que ce soit en termes de morbidité ou de mortalité. Le Psas surveille ces effets sanitaires à long terme de la pollution. 

L’étude Gazel-Air a utilisé les données de la cohorte Gazel (coordonnée par l'unité UMS 11 de l'Inserm) afin d’établir, pour la première fois en France, le lien entre 25 ans d’exposition à la pollution atmosphérique, la mortalité et des indicateurs de maladies cardiovasculaires (MCV), respiratoires et le diabète dans une population d’étude de plus de 20 000 travailleurs EDF-GDF volontaires suivis de 1989 à 2015. On observe une association entre l'exposition à long-terme à la pollution atmosphérique et la mortalité. En effet, dans cette étude, une augmentation des concentrations des PM, dioxyde d'azote (NO2) et benzène était associée à une augmentation du risque de mortalité toutes causes non-accidentelles. Ainsi, une augmentation de 10 µg/m3 des PM2.5 était associée à une augmentation de 15% du risque de mortalité totale non-accidentelle (soir un risque relatif de 1,15). Ce risque relatif a ensuite été utilisé dans l’évaluation quantitative d’impact sanitaire (EQIS) en France continentale (illustration exposition mortalité). 

Association entre l'exposition à chaque polluant et la mortalité non-accidentelle (pour une augmentation de 10 µg/m3 - ou de 2 µg/m3 pour le Benzène) période 1989-2008
Association entre l'exposition à chaque polluant et la mortalité non-accidentelle (pour une augmentation de 10 µg/m3 - ou de 2 µg/m3 pour le Benzène) période 1989-2008

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