Cas particulier des pics de pollution

Mis à jour le 27 juin 2019

D’un point de vue épidémiologique, il n’existe pas de définition des pics de pollution en termes d'effets sanitaires. Aux niveaux de pollution observés dans les pays occidentaux, il n’existe pas de seuils en-deçà duquel aucun effet sur la santé ne serait observé sur la population, tant pour une exposition à long terme que pour une exposition à court terme.  

En dépit de leur faible contribution aux impacts totaux sur la santé, les pics de pollution constituent une opportunité pour sensibiliser les parties prenantes et le grand public aux effets sur la santé de la pollution de l’air.

Les pics de pollution atmosphérique sont identifiés par des dépassements de seuils (journaliers ou horaires) fixés par les réglementations françaises.

Seule une analyse rétrospective d'un pic permet d’attribuer à la pollution les effets qui lui sont dus. Il est en effet très difficile voire impossible de mesurer directement son impact sur le recours aux soins.
La contribution des pics de pollution sur les conséquences de la pollution sur la santé est variable en fonction des villes et des années considérées. Elle peut représenter jusqu’à 20 % de la portée globale de la pollution à court terme dans certaines villes mais elle reste bien inférieure à l’effet d’une exposition à long terme.
Le dernier pic de grande ampleur en France date de décembre 2016. Les concentrations les plus élevées ont été observées dans les régions Normandie, Hauts-de-France, Ile-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes

Moyenne des concentrations journalières en PM10 par commune modélisées sur la durée du pic de pollution de décembre 2016
Moyenne des concentrations journalières en PM10 par commune modélisées sur la durée du pic de pollution de décembre 2016
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