Nutrition et activité physique
Nutrition et activité physique

Nutrition et activité physique sont deux déterminants de santé majeurs d’amélioration de l’état de santé de la population et des enjeux essentiels des politiques de santé publique.

Mis à jour le 6 décembre 2019

Nutrition et activité physique : les enjeux de santé

Les consommations alimentaires, l’activité physique et la sédentarité, ainsi que les marqueurs de l’état nutritionnel sont des facteurs de risque ou de protection de nombreuses maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le cancer, l’obésité ou encore le diabète de type 2. De ce fait, la mise en place d’une politique nutritionnelle est apparue, au cours des vingt dernières années, comme une priorité de santé publique. L’amélioration de l’état nutritionnel et de la pratique d’activité physique par la population ainsi que la réduction de la sédentarité sont devenues des enjeux majeurs pour les politiques de santé publique menées en France. Pour Santé publique France, il s’agit d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur les différentes composantes de la nutrition, à savoir les consommations alimentaires, l’état nutritionnel et le niveau d’activité physique et de sédentarité de la population. L’objectif : diminuer les risques liés aux problématiques nutritionnelles.

Quels sont les liens entre nutrition et santé ?

La nutrition est un facteur de protection ou de risque des maladies non transmissibles les plus répandues en France, qu’il s’agisse du cancer, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité, de l’ostéoporose ou du diabète de type 2. Les avancées de la recherche ont précisé le rôle que jouent l’inadéquation des apports nutritionnels, l’insuffisance d’activité physique et la sédentarité dans le déterminisme de nombreuses pathologies et notamment les cancers et les maladies cardiovasculaires qui représentent plus de 55 % des 550 000 décès annuels en France. 
L’amélioration de l’état nutritionnel de la population est un enjeu majeur pour les politiques de santé publique menées en France, en Europe et dans le monde.

Afin de limiter les risques de maladies chroniques, il est aujourd’hui recommandé en France :

  • D’augmenter :
    • Les fruits et légumes,
    • Les légumes secs,
    • Les fruits à coque non salés,
    • Le fait maison,
    • L’activité physique,
  • D’aller vers
    • Le pain complet ou aux céréales,
    • Les pâtes et le riz complets,
    • La semoule complète,​​​​​​​
  • De réduire
    • L’alcool,
    • Les produits sucrés et les boissons sucrées,
    • Les produits salés,
    • La charcuterie,
    • La viande (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats),
    • Les produits avec un Nutri-Score D et E,
    • Le temps passé assis.

Quelle politique nutritionnelle en France ?

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a été mis en place dès janvier 2001 pour améliorer la situation nutritionnelle de la population générale, comme de certains groupes (femmes enceintes, jeunes enfants…). Les objectifs de santé publique du PNNS portent à la fois sur les consommations alimentaires, l’activité physique et la sédentarité, ainsi que sur divers marqueurs de l’état nutritionnel. Ils répondent à 4 axes qui sont : 

  • la réduction de l’obésité et du surpoids dans la population,
  • l’augmentation de l’activité physique et la diminution de la sédentarité à tous les âges,
  • l’amélioration des pratiques alimentaires et des apports nutritionnels, notamment dans les populations à risque,
  • la réduction de la prévalence des pathologies nutritionnelles.

Santé publique France souhaite répondre à ses objectifs avec un programme de prévention et promotion de la santé qui comporte de nombreuses actions. Par ailleurs, le suivi du PNNS nécessite un système de surveillance nutritionnelle, permettant de rendre compte de l’évolution de la situation en France. Ce système est organisé par Santé Publique France et couvre la surveillance des consommations alimentaires, de l’activité physique et de la sédentarité, et de l’état nutritionnel de la population vivant en France.
Le PNNS a été reconduit en 2006, puis en 2011. Ces différents programmes n’ayant atteint que partiellement les objectifs fixés, le Haut conseil de la santé publique a proposé, pour 2017-2021, une nouvelle approche par la proposition d’une politique nutritionnelle de santé publique s’appuyant sur des mesures visant la population générale avec une intensité graduée selon le degré de désavantage (principe de l’universalisme proportionné).

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