Chlamydiae
Chlamydiae

Les chlamydioses sont des infections sexuellement transmissibles dues à la bactérie Chlamydia Trachomatis. Limiter les contaminations passe par l’usage du préservatif et le dépistage.

Mis à jour le 30 juin 2019

Chlamydiae : notre action

Les infections sexuellement transmissibles à chlamydia sont dues à Chlamydia trachomatis. Le sérovar L de cette bactérie est responsable de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) ou maladie de Nicolas-Favre. Les Chlamydiae font partie des infections sexuellement transmissibles en hausse. Si ces infections ne sont pas toujours à l’origine de symptômes visibles pour la personne qui en est atteinte, elles peuvent avoir de lourdes conséquences comme une augmentation du risque de contamination par le VIH ou la stérilité, surtout chez la femme. Or, 267 097 nouveaux diagnostics d’infection à Chlamydia ont été estimés en 2016. Pour être efficace et permettre de réduire l’incidence du VIH et des autres IST, la prévention doit reposer sur la combinaison des différents outils de prévention : utilisation du préservatif, dépistage répété et régulier du VIH et des autres IST comme les infections à Chlamydia, traitement adapté. Une attention particulière est apportée à la question du dépistage afin de réduire le délai entre l’infection et le diagnostic et d’assurer une mise sous traitement précoce. Pour Santé publique France, l’enjeu est de réussir à accompagner et imposer cette nouvelle norme préventive auprès des populations prioritaires comme celle des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), notamment les jeunes HSH. Le suivi épidémiologique, une meilleure connaissance des publics cibles et de leur environnement permettent à Santé publique France d’adapter au mieux les campagnes de prévention qui leur sont dédiées.

La surveillance des infections à Chlamydiae trachomatis

La surveillance épidémiologique

La surveillance des infections à Chlamydia trachomatis repose sur plusieurs dispositifs.

  • L’enquête LaboIST : Le recueil de données individuelles en continu via le réseau de laboratoires Rénachla contribuant à suivre la dynamique des infections à Chlamydia trachomatis est désormais remplacé par une enquête ponctuelle pluriannuelle « LaboIST ». L’intérêt de cette enquête répétée tous les deux ans est de de pouvoir estimer le nombre total de diagnostics de plusieurs IST (gonococcies, chlamydioses, syphilis, Mycoplasme genitalium) au niveau national et régional.
  • La surveillance CeGIDD : tous les CeGIDD sont réglementairement concernés par cette surveillance qui porte sur l’infection à VIH, les hépatites virales, la syphilis, les infections à chlamydia, à gonocoque et à mycoplasme, les condylomes et l’herpès génital (données individuelles sociodémographiques, comportementales, cliniques, biologiques) ; le format attendu des données est disponible sur le site de Santé publique France.
  • Les données du système national des données de santé (SNDS) : les données de remboursement des soins de l’assurance maladie permettent la surveillance de l’activité de dépistage des infections à Chlamydia trachomatis en médecine de ville.
  • Le réseau LGV : la surveillance des LGV rectales et des infections rectales à Chlamydia à souches non L est réalisée grâce à un réseau de laboratoires et de cliniciens coordonné par le CNR des IST bactériennes.En savoir plus sur les éléments du système de surveillance de la LGV sur le site du CNR des IST bactériennes et télécharger les différents documents.

Si vous désirez participer à la surveillance des IST, contacter Santé publique France (SurveillanceIST@santepubliquefrance.fr).

Ce travail de surveillance est réalisé en collaboration avec le CNR des IST bactériennes.

Évolution du réseau Rénachla vers une enquête auprès de l’ensemble des laboratoires de bactériologie français

À partir de 2018, le recueil de données individuelles en continu via le réseau de laboratoires Rénago contribuant à suivre la dynamique des infections à Chlamydiae trachomatis est désormais remplacé par une enquête « LaboIST ». Celle-ci avait été conduite en 2017 auprès de l’ensemble des laboratoires de biologie médicale privés et publics. Elle a permis de recueillir pour l’année 2016 des données sur le nombre de personnes testées pour une recherche de gonocoque et le nombre de diagnostics positifs par âge et sexe. Cette enquête sera renouvelée en 2019 en contactant en particulier les entités juridiques des laboratoires pour disposer de données correspondant à des prélèvements effectués du 1er janvier au 31 décembre 2018. Cette évolution présente l’avantage de diminuer la charge de travail des laboratoires par un recueil de données au format agrégé mais aussi de pouvoir estimer un nombre total d’IST et de disposer de données sur d’autres IST (notamment Mycoplasma genitalium).

Pour les laboratoires : comment participer à l’enquête LaboIST ?
Le démarrage de l’enquête LaboIST est prévu en mai 2019. Un message sera envoyé aux entités juridiques des laboratoires afin de leur indiquer les modalités de participation. Si vous êtes une entité juridique et que vous n’avez pas reçu d’invitation pour participer à l’enquête, contactez Santé publique France (SurveillanceIST@santepubliquefrance.fr).

La mesure de l'évolution des comportements vis-à-vis de la prévention

Parallèlement à la surveillance épidémiologique du VIH, Santé publique France pilote plusieurs dispositifs d’enquêtes auprès de la population générale ou de publics spécifiques. Ces enquêtes sont des outils d’aide à la décision des politiques publiques de santé.

Pour en savoir plus : dossier santé sexuelle

Des actions de prévention contre les infections à Chlamydiae

Santé publique France conçoit des dispositifs de marketing social adaptés aux différentes populations prioritaires : grand public, jeunes, hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes (HSH), migrants.  L’objectif de cette démarche est de faire évoluer les comportements et aider le public à adopter les réflexes et attitudes favorisant la santé sexuelle.