Antibiotiques et résistance bactérienne : pistes d'actions pour ancrer les progrès de 2020.

Publié le 18 novembre 2021
Mis à jour le 2 décembre 2021

L'année 2020 a bouleversé les comportements du quotidien, en raison de la pandémie de COVID-19 et des confinements et gestes barrières à adopter pour limiter sa propagation. Ces modifications ont contribué à limiter la transmission des autres infections ; elles ont aussi impacté le recours aux soins et la prise en charge de certaines pathologies en santé humaine. Des effets ont ainsi été observés sur l'antibiorésistance en santé humaine : en premier lieu sur l'évolution des consommations d'antibiotiques, avec une diminution des prescriptions d'antibiotiques en secteur de ville jamais observée jusque-là (18%), mais aussi sur celle de la résistance bactérienne aux antibiotiques. Par ailleurs, l'année 2020 a mis en lumière le rôle de l'environnement dans l'émergence et la diffusion de nouvelles pathologies infectieuses dont les infections à bactéries résistantes aux antibiotiques, et l'importance de connaitre l'écologie des différents milieux et les facteurs pouvant favoriser ces émergences. En santé animale, il est plus difficile d'attribuer un impact de la pandémie de Covid-19 sur l'antibiorésistance ; néanmoins les efforts et les résultats obtenus avec les plan Ecoantibio se sont poursuivis. L'infographie double-page de cette édition de la synthèse antibiorésistance pointe les évolutions très significatives observées en 2020 tout en rappelant que la France reste en 26e position parmi 29 pays européens contribuant à la surveillance ESAC-Net. En regard, elle rapporte l'évolution drastique du recours aux soins et de pathologies hivernales courantes et rappelle les comportements et pratiques acquis pendant la pandémie de Covid-19 qui nous protège et protège nos proches. La Journée européenne d'information sur les antibiotiques du 18 novembre 2021 s'inscrit dans la Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens et mobilise l'ensemble des acteurs : citoyens, patients, professionnels de la santé humaine et animale, de l'environnement, décideurs. Dans cet objectif, depuis 2014, trois agences nationales - Santé publique France, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) - ainsi que l'Assurance maladie, la Haute autorité de Santé (HAS) et leurs ministères de tutelle, réunissent leurs efforts et leurs partenaires pour présenter de manière commune les chiffres clefs de la consommation et de la résistance aux antibiotiques dans une perspective de santé globale (" One Health "). Depuis 2018, le document traite également du rôle de l'environnement, en collaboration avec l'équipe Inserm hospitalo-universitaire de Limoges et le ministère de la Transition écologique.

Année de publication : 2021
Pages : 22 p.