VIH/sida : données 2018 sur les découvertes de séropositivité VIH et diagnostics du sida

Santé publique France publie les dernières données disponibles sur les découvertes de séropositivité VIH et les diagnostics du sida, et leur évolution depuis 2013.

 

Mis à jour le 9 octobre 2019
6200

personnes ont découvert leur séropositivité en 2018

Le nombre total de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2018 est estimé à 6 200. Des diminutions sont observées dans plusieurs sous-groupes, en lien avec les actions de prévention mises en place. Par contre, aucune diminution n’est observée chez les femmes nées à l’étranger ainsi que chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) nés à l’étranger, populations pour lesquelles une attention particulière doit être portée.

Une baisse globale du nombre de découvertes de séropositivité

Après plusieurs années de stabilité, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité VIH en 2018 est en diminution par rapport à 2017. La transmission par rapports hétérosexuels représente plus de la moitié des découvertes (56%) et la transmission par rapports sexuels entre hommes 40% d’entre elles.
Les  régions les plus touchées sont, comme les années précédentes,  les Départements français d’Amérique et en France métropolitaine, l’Ile-de-France.

Une évolution différente selon le lieu de naissance

La diminution des découvertes de séropositivité chez les personnes nées en France – hétérosexuel(le)s et HSH - observée depuis quelques années, se poursuit en 2018. Mais cette baisse n’est pas observée chez les HSH de 50 ans et plus, chez lesquels le nombre de découvertes de séropositivité augmente.
Pour les personnes nées à l’étranger, entre 2013 et 2018, le nombre de découvertes de séropositivité diminue chez les hommes hétérosexuels, est stable chez les femmes hétérosexuelles et augmente chez les HSH.

Les diminutions observées peuvent être le reflet :

  • d’une diminution du nombre de personnes vivant avec le VIH mais ignorant leur séropositivité, dans un contexte d’augmentation du dépistage. Néanmoins, le dépistage doit encore être intensifié dans les populations les plus exposées, puisqu’encore plus d’un quart des découvertes de séropositivité en 2018 (29%) se font à un stade avancé de l’infection ;
  • et également d’une diminution de l’incidence du VIH depuis plusieurs années, qui pourrait être expliquée principalement par un effet TASP (« treatment as prevention ») et pour les HSH, de façon plus récente, par l’impact de la PrEP (prophylaxie pré-exposition).

Ces résultats sont communiqués à l’occasion de la sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

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Bulletin de santé publique VIH/sida. Octobre 2019.

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