Surveillance des infections du site opératoire, France 2014. Résultats

Publié le 1 Janvier 2016
Mis à jour le 5 juillet 2019

La réduction d'incidence des infections du site opératoire (ISO) est l'un des objectifs du programme national de lutte contre les infections nosocomiales (IN). Depuis 1999, les surveillances interrégionales des ISO sont coordonnées par le Réseau d'alerte, d'investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin). Chaque année, les services de chirurgie volontaires recueillent des informations parmi une liste de spécialités " prioritaires " concernant le patient et l'intervention dont les composants de l'index de risque NNIS. Tous les patients inclus doivent être suivis jusqu'au trentième jour postopératoire (90 jours pour la chirurgie orthopédique). Les ISO sont définies selon les critères standards usuels. En 2014, le nombre de services ayant participé à la surveillance des interventions prioritaires a légèrement diminué par rapport à 2013 : 915 services de chirurgie. Cependant, le nombre d'interventions surveillées resté équivalent (107 656 interventions). La répartition des spécialités et leurs taux d'ISO respectifs étaient : 287 (29,6 %) services de chirurgie digestive (taux d'ISO = 1,72 %), 278 (24,5 %) services d'orthopédie (0,97 %), 287 (24,0 %) services de gynécologie-obstétrique (1,68 %), 118 (7,1 %) services de chirurgie d'exérèse veineuse du membre inférieur (0,43 %), 107 (6,1 %) services de traumatologie (0,62 %), 108 (5,1 %) services d'urologie (2,90 %), 47 (2,4 %) services de neurochirurgie (0,69%) et 10 (1,1 %) services de chirurgie coronaire (2,76 %). Comme évoqué les années précédentes, non seulement le ralentissement de la baisse de l'incidence est confirmé, mais en plus on note, en 2014, une augmentation des taux d'ISO pour la chirurgie mammaire, les hernies de paroi abdominale et les résections transuréthrales de prostate. L'influence du tabac sur le taux d'incidence des ISO a été mise en évidence en chirurgie digestive, et du diabète et de l'hypertension artérielle en gynécologie-obstétrique. Une prescription d'antibioprophylaxie (ABP) recommandée par la SFAR et effectuée était un facteur protecteur d'incidence des ISO en gynécologie-obstétrique et en neurologie (comparé aux prescriptions recommandées et non effectuées). Enfin, en chirurgie urologique, une prescription d'ABP recommandée, effectuée et conforme était également un facteur protecteur d'incidence des ISO (comparé à une prescription recommandée, effectuée mais non conforme au référentiel SFAR).

Auteur : Tanguy J, Aupee M, Réseau d'alerte d'investigation et de surveillance des infections nosocomiales (RAISIN)
Année de publication : 2016
Pages : 157 p.