Enquête de couverture vaccinale 2009

Mis à jour le 20 mai 2019

Couverture vaccinale à La Réunion, août-septembre

L'objectif de cette enquête coordonnée par l'Observatoire Régional de la Santé de La Réunion et réalisée en collaboration avec la Cellule de l'InVS en Région (Cire Océan Indien) était d'estimer la couverture vaccinale pour les vaccinations recommandées chez les enfants et les adultes résidant à La Réunion. L'enquête a utilisé la méthode par sondage en grappe recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l'évaluation des Programmes Elargis de Vaccination. Les informations ont été recueillies à partir des carnets de santé par un enquêteur se rendant dans les foyers sélectionnés. L'analyse a portée sur 1004 individus de 4 tranches d'âge : 24-59 mois, 7-8 ans, 14-15 ans, 19-28 ans. Dans ces 4 catégories, les couvertures vaccinales étaient respectivement les suivantes : DTP : 95,9%, 78,7%, 84,9%, 68,3% , coqueluche : 95,5%, 97,0%, 71,6%, 49,4% , Hib (non mesurée au delà de 15 ans) : 91,3%, 86,0%, 66,5% , hépatite B : 69,1%, 71,1%, 77,8%, 86,8% , rougeole (2 doses) : 76,6%, 94,0%, 91,3%, 70,2% , pneumocoque chez les 24-59 mois : 76,6% , BCG : 55,1%, 96,2%, 97,9%, 98,1%. Cette enquête a permis d'actualiser les données de couverture vaccinale à la Réunion, et de mettre en évidence des insuffisances de couverture pour certains vaccins, notamment au-delà de 6 ans et chez le jeune adulte. Les auteurs proposaient une stratégie de rattrapage en fonction de l'âge. Ils recommandaient également la réalisation d'enquêtes périodiques notamment chez les jeunes adultes, afin de suivre de manière plus régulière les pratiques vaccinales et de mieux sensibiliser les vaccinateurs et les populations.

Evaluation des pratiques vaccinales et de la couverture vaccinale des enfants suivis par les médecins du réseau Sentinelles, juillet-septembre

L'objectif de cette enquête menée par l'U707 de l'Inserm en collaboration avec l'InVS était d'évaluer la couverture vaccinale et les déterminants de la vaccination BCG chez les enfants cible de cette vaccination. Les médecins du réseau Sentinelles qui acceptaient de participer recevaient un questionnaire recueillant des informations sur leur pratique et sur les caractéristiques des trois derniers enfants de moins de 2 ans vus en consultation. Au total, 920 enfants ont été inclus dont 261 (31%) étaient éligibles pour la vaccination BCG. Parmi ceux-ci,  44 étaient vaccinés par le BCG (59% en Ile-de-France, 32% en dehors de l'Ile-de-France). La probabilité d'être vacciné était augmentée chez les enfants de plus de 6 mois (OR = 3,4 [1,4-8,6]), chez les enfants habitant en Ile-de-France (OR = 14,7 [4,4-49,5]), chez ceux devant faire un séjour dans un pays à forte endémie tuberculeuse (OR = 3,5 [1,4-8,6]), et chez ceux considérés à risque par le médecin pour des raisons sociales autres (OR = 19,9 [6,2-63,9]). Le nombre de critères des recommandations cités par le médecin (OR = 1,4 [1,1-1,9]) et sa perception que la tuberculose était une maladie fréquente (OR = 2,2 [1,1-4,5]) augmentaient la probabilité d'être vacciné. La possession d'un diplôme ou d'une capacité universitaire en maladies infectieuses diminuait cette probabilité (OR = 0,14 [0,1 - 0,4]). Cette enquête concluait que la réussite de la politique de vaccination ciblée par le BCG passerait par un renforcement des actions menées sur les déterminants mis en évidence dans cette étude.

  • Rossignol L, Guthmann JP, Kernéis S, Aubin-Auger I, Lasserre A et al. Barriers to implementation of the new targeted BCG vaccination in France: a cross sectional study. Vaccine 2011, 29:5232-7

Couverture vaccinale des soignants travaillant dans les établissements de soins de France. Enquête nationale Vaxisoin, avril-octobre 2009

Cette enquête, menée par l'InVS en collaboration avec le Groupe d'Etudes sur le Risque d'Exposition des Soignants aux Agents Infectieux (GERES) a permis de mesurer les couvertures vaccinales recommandées chez les médecins, les infirmiers, les aides-soignants et sages-femmes. Il s'agissait d'une enquête transversale par sondage aléatoire à deux degrés, stratifié. Au premier degré, 35 établissements de santé ont été sélectionnés dans cinq strates définies par le type d'établissement. Au deuxième degré, 1127 personnes ont été sélectionnées dans quatre professions et trois secteurs d'activité. Le recueil de données a été fait par une interview en face-à-face, complétée par des données recueillies auprès du médecin du travail. D'avril à octobre 2009, 183 médecins, 110 infirmiers, 58 sages-femmes et 101 aides-soignants ont été inclus. La couverture par le vaccin contre l'hépatite B était de 91,7%, sans différence significative chez les soignants de chirurgie comparée aux autres secteurs et chez les chirurgiens et les anesthésistes comparée aux médecins. Pour les autres vaccinations obligatoires, elle était de 95,5% pour le rappel dTP et de 94,9% pour le BCG. Pour les vaccinations recommandées, la couverture vaccinale était de 11,4% pour le rappel décennal DTP associant la valence coqueluche, de 49,7% pour au moins une dose de vaccin rougeole, de 29,9% pour la varicelle et de 25,6% pour la grippe. Les soignants plus jeunes étaient mieux vaccinés par les vaccins coqueluche et rougeole, ceux travaillant en pédiatrie-maternité étaient mieux vaccinés contre la grippe et la coqueluche. L'enquête a conclu que les soignants étaient globalement bien couverts par les vaccinations obligatoires, mais très insuffisamment par les vaccinations recommandées. Les auteurs recommandaient de renforcer la politique vaccinale pour ces dernières vaccins ainsi que de mieux documenter le statut vaccinal pour ces vaccinations dans toutes les professions.

Couverture vaccinale BCG chez les enfants nés après la suspension de l'obligation vaccinale et suivis dans  les PMI de France, avril-juin 2009

L'objectif de cette enquête était d'estimer la couverture vaccinale par le BCG chez les enfants suivis dans les centres de PMI, nés après la suspension de l'obligation vaccinale et ciblés par cette vaccination. Elle a été menée par l'InVS en collaboration avec les Services Départementaux de PMI des Conseils Généraux. Il s'agissait d'une enquête nationale par sondage stratifiée sur l'inter-région dans laquelle les enfants ont été sélectionnés par sondage aléatoire à plusieurs degrés. Les informations ont été recueillies par le médecin consultant à travers un questionnaire structuré. La couverture BCG était de 89,8% en Ile-de-France et de 61,7% en dehors de l'Ile-de-France. Cette enquête a montré que 2 ans après le changement de politique vaccinale, les couvertures vaccinales BCG étaient élevées, bien que sub-optimales, chez les enfants suivis en PMI en l'Ile-de-France. Elles étaient par contre insuffisantes chez ceux suivis en PMI en dehors de l'Ile-de-France. L'enquête concluait qu'il était nécessaire de poursuivre les efforts de diffusion des recommandations vaccinales et d'amélioration de la formation pratique des médecins à la réalisation du BCG intradermique.

Couverture vaccinale des étudiants en santé en stage dans les hôpitaux de l'AP-HP en 2009. Enquête Studyvax, mars-juillet 2009

Cette enquête transversale a été menée par le Centre d'Investigation Clinique en Vaccinologie Cochin Pasteur en collaboration avec l'InVS auprès d'un échantillon d'étudiants en médecine, en soins infirmiers et élèves sages-femmes en stage dans un hôpital de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. Toutes les élèves sages femmes des 15 hôpitaux possédant une maternité ont été enquêtées, alors que les étudiants en médecine et en soins infirmiers ont été sélectionnés par sondage aléatoire à trois degrés dans 10 hôpitaux. Les données ont été recueillies par des interviews en face-à-face et vérifiées par un document de santé. Au total, 432 étudiants ont été inclus. Les couvertures vaccinales étaient pour les vaccins obligatoires de 95,9% pour le dernier rappel DTP, de 93,6% pour le BCG et de 91,8% pour au moins 3 doses d'hépatite B. Pour les vaccinations recommandées, les couvertures étaient de 44% pour le rappel coqueluche de 11-13 ou 16-18 ans, de 39,6% pour la grippe et de 79,3% pour la 1ère dose de rougeole. Cette enquête a permis de montrer que chez les étudiants en santé soumis aux mêmes recommandations que les professionnels de santé en poste, la couverture était élevée pour les vaccinations obligatoires mais nettement insuffisante pour les vaccinations recommandées. Les auteurs préconisaient une meilleure application des recommandations vaccinales dans cette population.

Couverture vaccinale des enfants et adolescents scolarisés en Guyane française, mars

L'enquête a été réalisée par la Cellule de l'InVS en Région (Cire Antilles-Guyane) en collaboration avec l'ARS de Guyane, le rectorat, l'Institut Pasteur de Guyane, la Croix-Rouge française et le Conseil Général de Guyane. L'objectif était d'estimer la couverture vaccinale pour les vaccinations recommandées chez les enfants de trois niveaux scolaires (CP, 6ème, 3ème). L'ensemble des enfants scolarisés dans les classes concernées des établissements de la Guyane a été enquêté. Les données relatives au statut vaccinal ont été recueillies à l'aide d'un questionnaire standardisé administré par le personnel de santé scolaire à partir du carnet de santé ou de vaccination de l'élève. L'effectif était de 3655, 3174 et 2392 enfants dans chaque niveau scolaire. Les couvertures vaccinales des élèves scolarisées en CP, 6ème et 3ème étaient les suivantes (respectivement dans ces trois niveaux) : BCG : 95,3%, 91,7%, 89,2% , DTP : 28,9%, 33,3%, 69,6% , Coqueluche : 92,6%, 61,4%, 63,7% , Hib : 76,9%, 47,3%, 19,8% , Hépatite B : 79,4%, 78,4%, 67,5% , RRO 2 doses : 82,8%, 86,2%, 84,5% , Fièvre jaune : 94,7%, 82,9%, 87,8%. Les auteurs de cette enquête comparaient les résultats avec ceux d'une enquête réalisée en Guyane en population générale en 2000 et constataient, tout en soulignant les différences méthodologiques entre les deux enquêtes, des évolutions significatives pour les vaccinations comme le ROR, la fièvre jaune, l'hépatite B ou Hib pour lesquelles on constatait une nette amélioration de la couverture particulièrement dans les zones de l'intérieur. Ils concluaient qu'il était nécessaire de poursuivre les efforts afin de continuer à améliorer la couverture vaccinale pour l'ensemble des valences et atteindre les objectifs fixés par l'Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) lors de l'élaboration du plan d'action du Programme Elargi de Vaccination (PEV) en Guyane.

  • Couverture vaccinale des enfants et adolescents en Guyane française : résultats de l'enquête en milieu scolaire dans les classes de CP, 6ème et 3ème, 2009 (Rapport en cours de finalisation, sera accessible sur le site de l'InVS au premier semestre 2012).

Couvertures vaccinales anti-pneumococcique et antitétanique chez les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées de Bourgogne et Franche-Comté, janvier

L'objectif de cette enquête conduite par la Cellule de l'InVS en région (Cire Centre Est) en collaboration avec les épidémiologistes de l'Unité des Maladies à Prévention Vaccinale de l'InVS était d'évaluer les couvertures vaccinales anti-pneumococcique et antitétanique des personnes âgées de 65 ans et plus relevant des recommandations vaccinales et résidant dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées de Bourgogne et Franche-Comté. Il s'agissait d'une étude transversale sur un échantillon représentatif de 500 personnes sélectionné par sondage aléatoire à deux degrés. Cinquante établissements ont été tirés au sort au premier degré, alors qu'au deuxième degré 10 résidents ont été sélectionnés par tirage aléatoire simple dans chaque établissement sélectionné. Les données vaccinales ont été recueillies à partir des dossiers médicaux par un enquêteur sur place. La moyenne d'âge des résidents était de 86 ans et trois quarts d'entre eux étaient des femmes. Plus d'un tiers des résidents relevaient de la vaccination anti-pneumococcique. La couverture vaccinale antipneumococcique chez ces résidents à risque était de 27%. La couverture vaccinale antitétanique chez les résidents était de 44%. Cette étude a permis de mettre en évidence une faible couverture vaccinale anti-pneumococcique et antitétanique des résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées de Bourgogne et Franche-Comté. Les auteurs préconisaient des actions de promotion de ces vaccinations afin de prévenir le risque d'infection vis-à-vis de ces deux maladies chez les personnes âgées vivant en institution.