Les résultats de l’étude Escal 2003-2004

L’étude sur la santé et les consommations alimentaires en Martinique (Escal) a été réalisée en 2003-2004 par la Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) Antilles-Guyane et l’Observatoire de la santé de la Martinique dans le but de connaître, entre autres, l’état nutritionnel de la population et ses apports alimentaires. Les analyses ont permis de décrire les apports alimentaires de la population martiniquaise âgée de 16 ans et plus au regard des repères de consommation et indicateurs d’objectif du Programme national nutrition santé (PNNS).
De manière globale, les apports énergétiques estimés étaient assez faibles, et les consommations en macronutriments étaient en accord avec les recommandations du PNNS. Les petits consommateurs de produits laitiers (<2,5 portions par jour) représentaient huit sujets sur dix. Les petits consommateurs de fruits et légumes (<3,5 portions par jour) constituaient près de 60% de la population. Des tendances de consommations différentes se dégageaient selon l’âge avec, en général les niveaux de consommation les plus défavorables observés chez les jeunes adultes. L’âge était en effet associé à la faible consommation de fruits et légumes, de produits laitiers et de produits de la pêche. En outre, un score socio-économique élevé était associé à une consommation adéquate de fruits tandis qu’un niveau d’éducation élevé était associé à une probabilité plus élevée d’être petit consommateur de produits laitiers.
L’ensemble des observations recueillies souligne l’importance de la mise en place d’actions afin d’améliorer les consommations alimentaires en Martinique, en particulier auprès des jeunes adultes, pour se rapprocher des recommandations diffusées dans le cadre du PNNS. 

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Les résultats de l’étude NutriMay 2006

L’étude NutriMay a été réalisée auprès de 993 individus.  
Les principaux enseignements de l’étude montrent que : 

  • L’alimentation se caractérisait par de faibles apports en produits laitiers, calcium, fruits et légumes et thiamine, reflétant une alimentation peu diversifiée.
  • Chez les femmes, le niveau d’activité physique était faible (55% ont un niveau bas) et la prévalence de l’obésité (IMC≥30,0) élevée (femmes : 32%, hommes : 8%).
  • Un quart des adultes présentait une hypertension artérielle.
  • Chez les enfants, des situations de dénutrition perduraient : 7% des enfants étaient maigres (poids pour taille) et 6 % avaient un retard de croissance staturale (taille pour âge). 

Les observations recueillies ont permis de souligner la persistance de situations de dénutrition chez les jeunes enfants, la prévalence élevée de l’obésité chez les femmes et des maladies liées à l’obésité (hypertension artérielle, diabète, etc.). Le vieillissement de la population devrait également contribuer à accroître le poids de ces maladies dans la population de Mayotte. Ces constats illustrent la nécessité de mesures de santé publique destinées à améliorer l’offre alimentaire et mieux prévenir, dépister et prendre en charge l’obésité et la malnutrition.  

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Les résultats en matière de consommations alimentaires de l’étude Kannari 2013

La phase de terrain de cette étude transversale en population générale s’est déroulée de septembre à décembre 2013 en Guadeloupe et Martinique.
Au total, 83 enfants de 11-15 ans en Guadeloupe et 70 en Martinique ont répondu à deux rappels des 24 heures. Seuls 16,5% d’entre eux consommaient au moins 400 g/j de fruits et légumes (recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS)). En moyenne, ils consommaient 1,7 portion de produits laitiers par jour contre 3 à 4 dans le repère du PNNS. Par ailleurs, 28,3% consommaient plus de 2 portions de « viande, poisson, œufs », c’est-à-dire au-delà du repère du PNNS. Peu de différences étaient observées entre les départements et selon le sexe. Globalement, l’équilibre des apports en macronutriments était conforme aux recommandations, mais les apports en calcium étaient insuffisants. Bien que reposant sur des effectifs limités, ces résultats soulignent le besoin d’actions de santé publique pour améliorer les consommations alimentaires et les apports nutritionnels des enfants aux Antilles.
Parmi les adultes éligibles, 651 en Guadeloupe et 662 en Martinique ont répondu à deux rappels des 24 heures. Un quart d’entre eux consommait au moins 400 g de fruits et légumes par jour (recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS)). Par ailleurs, 9 adultes sur 10 consommaient des produits laitiers en quantité inférieure aux recommandations du PNNS et un quart dépassait le repère de consommation pour le groupe « viande, poisson, œufs ». Peu de différences étaient observées entre les départements. Les consommations en « viande, poisson, œufs », féculents, matières grasses ajoutées et boissons sucrées étaient plus élevées chez les hommes que chez les femmes. Les apports énergétiques totaux et les apports en alcool et en calcium étaient globalement faibles, mais l’équilibre des macronutriments était conforme aux recommandations. L’anémie ferriprive concernait 6,7% des femmes non ménopausées des deux départements. En outre, 30,9% des hommes et 14,9% des femmes présentaient un risque de déficit en folates. La situation observée ici montre des évolutions de l’alimentation par rapport à celle qui avait été relevée dans l’enquête Escal en Martinique, dix ans auparavant. Les actions d’information et d’amélioration de l’accessibilité des aliments favorables à la santé restent donc nécessaires. 

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