UV

Le rayonnement ultraviolet, omniprésent, est émis naturellement par le soleil ou par des sources artificielles. Il est responsable de diverses pathologies dont certains cancers cutanés.

Mis à jour le 3 juillet 2019

UV : les enjeux de santé

Qu’est-ce que le rayonnement ultraviolet ?

Le rayonnement ultraviolet, totalement invisible pour l’œil humain, fait partie du spectre électromagnétique émis par le soleil. Omniprésent, il est émis naturellement par le soleil mais aussi par des sources artificielles. Il ne procure aucune sensation de chaleur. 

Le spectre électromagnétique
spectre électromagnétique des uv

Il y a plusieurs types de rayonnements ultraviolets, communément divisés en trois bandes :

  • Les UVA (315 - 400 nm) dont une grande partie atteigne la surface de la Terre. Ce sont les Ultraviolets les plus pénétrants : ils parviennent à traverser une vitre.
  • Les UVB (280-315 nm) dont près de 90 % sont absorbés par l’ozone, la vapeur d’eau, l’oxygène et le dioxyde de carbone de l’atmosphère terrestre avant d’atteindre la surface terrestre
  • Les UVC (100-280 nm) sont totalement absorbés par la couche d’ozone et n’atteignent donc pas la surface de la Terre.

Les UV présents à la surface de la terre sont en grande partie composés d’UVA, auxquels s’ajoute une petite fraction d’UVB.
Selon, le GIEC, en raison du réchauffement climatique, il est prévu une augmentation de l’ensoleillement et par conséquent une intensification des rayonnements UV. 

Les différents types d’UV
3 types d’ultraviolets

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Quels sont les risques liés à une trop grande exposition aux rayonnements ultraviolets ?

Qu’ils soient naturels (émis par le soleil) ou artificiels (traitements effectués sous supervision médicale, cabines de bronzage, lampes à bronzer…), les ultraviolets (UV) ont à la fois un effet bénéfique sur la santé et des effets délétères. 
L’exposition à la lumière du soleil a un effet sur l’humeur et permet à l’organisme de produire de la vitamine D. Cependant, il est admis qu’une exposition quotidienne de 10 à 15 minutes du visage, des avant-bras et des mains en été est, sauf rare exception, suffisante pour maintenir les niveaux de vitamine D pour la population à peau claire en France métropolitaine ; pour les peaux foncées ou noires, 15 à 90 minutes sont nécessaires.
Les ultraviolets servent également à traiter plusieurs maladies, dont le rachitisme, le psoriasis, l’eczéma et l’ictère. Il s’agit alors de traitements effectués sous supervision médicale au regard des risques de l’exposition aux UV.
A contrario, une exposition excessive aux ultraviolets, que ceux-ci soient d’origine naturelle ou artificielle provoque :
A court terme :

  • Des inflammations cutanées : un érythème (couramment dénommé « coup de soleil »), urticaire solaire 
  • Des inflammations oculaires (photokératites, photoconjonctivites, rétinopathie solaire aiguë) 
  • Des changements cutanés tels qu’une stimulation de la production de mélanine par les mélanocytes (à l’origine du bronzage) ou qu’un épaississement des couches cutanées superficielles (afin d’atténuer la pénétration des UV dans les couches profondes de la peau). Ces changements constituent la première conséquence d’une exposition excessive aux UV et signifient que les constituants de la peau, des cellules cutanées et de leur ADN subissent des dommages que l’organisme peine à réparer. 

A plus long terme : des changements dégénératifs cellulaires et moléculaires des tissus fibreux et des vaisseaux sanguins se traduisant par :

  • Des pathologies de l’œil : cataracte corticale, ptérygion, pinguécula
  • Une immunosuppression avec notamment, une suppression de l’immunité à médiation cellulaire et par conséquent un risque augmenté d’infection ou de réactivation d’infection latente (ex : herpès labial, virus papilloma…) 
  • Des modifications de la peau :
    • Accélération du vieillissement (perte prématurée de l’élasticité et apparition de rides)
    • Pigmentation : apparition de taches de rousseur, nævi ou nouveau grain de beauté, lentigines appelées couramment « taches de vieillesse » 
    • Lésions précancéreuses (kératoses actiniques), cancers de la peau (carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde ou mélanome), de la lèvre.

Les UV naturels ou artificiels sont classés cancérogènes (groupe 1, cancérogène avéré) par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC). 

Les effets à long terme font courir un risque à vie et s’accumulent. Ainsi, toute nouvelle exposition aux UV, quel que soit l’âge, augmente le risque de développer les différentes pathologies citées ci-dessus (cataracte corticale, ptérygion, cancers cutanés…) quelques années plus tard.
Les différents types d’UV, n’ont pas les mêmes effets sur notre organisme :

  • Les UVA, qui pénètrent profondément dans la peau (jusqu’au derme), accélèrent son vieillissement et favorisent la survenue de cancers cutanés. Ils sont responsables de l’effet de bronzage immédiat.
  • Les UVB, qui agissent au niveau de l’épiderme (couche superficielle de la peau) et stimulent la production de mélanine, sont responsables des coups de soleil et du bronzage. Ils favorisent également le vieillissement de la peau (en abimant les fibres de collagène) et l’apparition de cancers cutanés. Ils sont aussi bénéfiques en contribuant la synthèse de vitamine D (pouvant aussi être d’origine alimentaire) et pour certains types de pathologies de la peau tel que le psoriasis. 

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Quelles sont les populations les plus à risque ?

Le risque lié à une exposition excessive aux UV concerne tout particulièrement :

  • Les enfants dont la peau est plus fine et plus fragile que celle d’un adulte. Par ailleurs, une exposition excessive au soleil pendant l'enfance est la principale cause de mélanome à l’âge adulte.
  • Les professionnels exerçant leur activité en plein air : agriculteurs, éleveurs, forestiers, jardiniers, personnels sportifs ou de stations de ski ou balnéaires, travailleurs du BTP …
  • Les personnes ayant recours aux UV artificiels (cabines de bronzage).
  • Les personnes ayant recours à ce type d’appareil sont exposées à des sources intenses d’UVA (beaucoup plus importantes que par la lumière naturelle. Le risque de cancer cutané est augmenté, les doses d’ultraviolets reçues dans les cabines de bronzage s’ajoutant à celles des UV naturels. Le risque de développer un mélanome cutané est augmenté de 15% chez les personnes ayant eu recours au moins une fois dans leur vie à des UV artificiels et de 59 % quand l’exposition débute avant l’âge de 35 ans. 
  • Ainsi, la fréquentation des cabines de bronzage est déconseillée, et même interdite aux personnes âgées de moins de 18 ans.

Comment se protéger des ultraviolets ?

Les gestes essentiels à adopter :

  • Rester à l’ombre aux heures les plus à risques (entre 12h et 16h en été),
  • Éviter de s’exposer entre 12h et 16h,
  • Porter des vêtements légers couvrants, 
  • Porter des lunettes de soleil (attention, certaines lunettes, même à verres foncés, ne protègent pas contre les UV
  • Porter un chapeau, 
  • Appliquer de la crème solaire (indice de protection 30 minimum) toutes les 2 heures lorsque la peau ne peut être protégée. 

De plus, il faut éviter les cabines de bronzage car les UV artificiels sont aussi dangereux que les UV naturels et ne préparent pas la peau au bronzage. Avant 18 ans, leur usage est interdit.