Fortes chaleurs, canicule
Fortes chaleurs, canicule

La canicule peut avoir un impact sanitaire considérable. Il est donc primordial de bien s’en protéger. Certaines mesures doivent être mises en place surtout chez les personnes les plus à risque.

Mis à jour le 1 juillet 2019

Fortes chaleurs, canicule : notre action

Surmortalité, recours aux urgences peuvent être les conséquences de fortes chaleurs. Des impacts sanitaires très importants qui font de la canicule un enjeu de santé publique.
Dans le cadre du Plan national canicule, Santé publique France surveille l’impact des fortes chaleurs et met en place des actions de prévention pour limiter ces conséquences sanitaires.

La surveillance sanitaire de l’impact des vagues de chaleur

Santé publique France a mis en place depuis l’été 2004, suite à la canicule de 2003, le Système d’alerte canicule et santé (Sacs). Un système de surveillance et d’alerte qui a pour but d’identifier les vagues de chaleur susceptibles d’avoir un impact sanitaire majeur, afin de permettre la mise en place rapide de mesures de prévention et de gestion de l’évènement. Le Sacs est constitué de deux volets coordonnés, un volet météorologique mis en œuvre par Météo-France, et un volet sanitaire mis en œuvre par Santé publique France. Le système est évalué et mis à jour chaque année.

Les objectifs principaux du Sacs sont les suivants :

  • Anticiper la survenue de vagues de chaleur susceptibles d’avoir un impact sanitaire majeur à partir des prévisions météorologiques
  • Identifier un impact sanitaire pendant une alerte, afin d'adapter si besoin les mesures de gestion notamment auprès des populations sensibles
  • Dresser le bilan de l’impact sanitaire des vagues de chaleur en fin de saison. 

Ce Système d’alerte canicule et santé est intégré au Plan national canicule (PNC) relevant du Ministère chargé de la santé et mis en place en 2004.
Le PNC, mis à jour chaque année, a pour objectifs d’anticiper l’arrivée d’une canicule, de définir les actions à mettre en œuvre aux niveaux local et national pour prévenir et limiter les effets sanitaires de celle-ci et d’adapter au mieux les mesures de prévention et de gestion au niveau territorial en portant une attention particulière aux populations spécifiques.
Les décisions des pouvoirs publics pour l’adaptation des niveaux du PNC dans chaque département se fondent sur l’évaluation du risque météorologique réalisée par Météo-France et du risque sanitaire par Santé publique France.

Le PNC est organisé autour de quatre grands axes qui sont chacun déclinés en mesures sous forme de fiches en annexe du plan :

  • Prévenir les effets d’une canicule
  • Protéger les populations par la mise en place de mesures de gestion adaptées
  • Informer et communiquer
  • Capitaliser les expériences

Il inclut des recommandations à destination des différents intervenants (professionnels de santé, collectivités locales, acteurs de la vie sociale, etc.). 

Concrètement, le Sacs est opérationnel chaque année durant trois mois et demi, entre le 1er juin et le 15 septembre. Si des conditions météorologiques particulières le justifient, il peut être déclenché avant le 1er juin et prolongé après le 15 septembre.
Les prévisions météorologiques départementales sont analysées chaque jour pendant l’été par Météo-France. Les résultats de cette analyse permettent à Météo-France d'établir la carte de vigilance météorologique qui est diffusée tous les jours à 16h (elle peut être modifiée à 6h bien que ce soit très rarement le cas pour le risque canicule, et uniquement pour sortir des départements de la vigilance en fin d’épisode de canicule) : 

  • Le niveau 1 « veille saisonnière » du PNC correspond au niveau de vigilance verte canicule de la carte de vigilance de Météo-France.
  • Le niveau 2 « avertissement chaleur » du PNC correspond au niveau de vigilance jaune canicule en cas de pic de chaleur intense mais temporaire sur un ou deux jours, de période de fortes chaleurs prolongées mais sans atteindre les seuils d’alerte, ou de probabilité importante de passage en vigilance orange canicule dans les jours qui suivent. Il permet la mise en place d’une communication préventive et la préparation des services à un éventuel passage en orange.
  • Le niveau 3 « alerte canicule » du PNC est déclenché par les préfets de département, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS), sur la base du passage en vigilance orange canicule. Il permet la mise en place d’actions de prévention et de gestion, graduées en fonction de la sévérité de la chaleur (communication préventive, ouverture du numéro vert canicule info service, déclenchement des plans bleus dans les hôpitaux ou des plans blancs dans les maisons de retraite, appel des personnes vulnérables inscrites sur les registres communaux, etc.). Il est géré par le Ministère chargé de la santé.
  • Le niveau 4 - mobilisation maximale correspond au passage en vigilance rouge canicule en cas de canicule avérée exceptionnelle, très intense et durable, avec apparition d’effets collatéraux majeurs dans des secteurs d’importance vitale (sécheresse, approvisionnement en eau potable, saturation des hôpitaux ou des pompes funèbres, etc.). Les mesures sont les mêmes qu’en niveau 3 mais avec un dépliement plus important, et c’est le 1er Ministre qui prend la main.

En cas de vigilance orange ou rouge, une surveillance sanitaire est mise en œuvre par Santé publique France pour identifier rapidement un impact inhabituel afin d’adapter les mesures de gestion à mettre en place et décrire les impacts observés. En période de vigilance, des bilans sur l’évolution des indicateurs nationaux et régionaux sont transmis aux autorités sanitaires et un bilan global est réalisé en fin d’année.

Une action de prévention contre l’impact sanitaire de la canicule

Dans le cadre du Plan national canicule, Santé publique France pilote le dispositif de communication et de prévention, en lien avec le Ministère des solidarités et de la Santé. 

Il vise à sensibiliser et protéger les populations des conséquences sanitaires d’une canicule et varie en fonction des niveaux de vigilance du Plan national canicule (PNC).
Plus spécifiquement, il s’agit de permettre à la population de comprendre le risque en amont pour mieux agir en cas d’épisode caniculaire. Il se décline en 2 volets :  une communication préventive et une communication « d’urgence » – en cas d’épisode caniculaire.

La communication préventive

L’objectif est d’expliquer les phénomènes physiologiques et de donner les moyens à chacun de se prémunir des risques sanitaires liés aux fortes chaleurs sachant que, selon la physiologie des personnes selon l’âge ou selon les niveaux d’exposition spécifiques, les précautions à prendre peuvent être différentes. Elle est mise en place dès le niveau 1 du PNC

La communication d’urgence

Dès le passage en niveau 2 du PNC, le dispositif de communication est renforcé : les messages de prévention ne changent pas, c’est l’ampleur de leur diffusion et les modalités de transmission qui diffèrent : en cas de déclenchement de l’alerte canicule et sur instruction de la Ministre des solidarités et de la Santé, le CSA réquisitionne des chaînes et des stations radio pour diffuser l’ensemble des spot TV et des spots radios conçus par Santé publique France.  

Les outils et documents réalisés produits pas Santé publique France sont disponibles dans l’onglet OUTILS

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