Surveillance sanitaire en région Midi-Pyrénées. Point épidémiologique au 20 septembre 2013.

Publié le 25 Septembre 2013
Mis à jour le 30 juillet 2019

Fait marquant : syndromes collectifs inexpliqués

Un lycée de Cahors a connu cette semaine un épisode de céphalées intenses, parésthésie et dysesthésie des memebres, vertiges et asthénie soudaine chez plusieurs adolescents venant de participer à une activité artistique au sein de l'établissement, une odeur de gaz ayant par ailleurs été ressentie à la sortie de la salle. L'intervention des services de secours (SAMU, pompiers) a été nécessaire. 6 personnes ont été orientées vers le CH de Cahors. Aucune trace de gaz n'a été détectée par les pompiers qui sont intervenus. A la lumière de l'expérience acquise lors d'investigations antérieures d'épisodes similaires, ce type d'événement peut être qualifié de " syndromes collectifs inexpliqués ". Il s'agit de symptômes généraux (souvent parmi : malaises, céphalées, prurit, boutons, irritations, nausées, douleurs abdominales) qui surviennent collectivement et dont l'origine n'est pas établie, les causes infectieuses et toxicologiques classiques ayant été écartées.Ces syndromes surviennent généralement dans des collectivités d'enfants ou d'adolescents, ou dans le milieu professionnel. Les causes suspectées en premier lieu sont souvent la qualité de l'air intérieur. Les investigations précédemment réalisées ont montré que les signes cliniques ressentis ne sont souvent pas liés directement à l'environnement, même si celui-ci peut être un déclencheur. L'apparition de symptômes est favorisée par le fait d'avoir vu d'autres personnes se sentant mal autour de soi, créant ainsi un effet " boule de neige " à partir souvent d'un premier individu. Les précédentes investigations ont montré que les filles sont souvent plus concernées que les garçons. Il convient de ne pas sous-estimer les symptômes ressentis qui, bien que favorisés par des causes psychogènes, sont bien réels et souvent aigüs. Ce type de syndrome est, en théorie, rapidement résolutif, mais il peut parfois prendre une ampleur inattendue en raison notamment du contexte psychologique et social dans lequel il survient. En effet, les manifestations somatiques qu'il génère, non spécifiques et souvent cliniquement bénignes, peuvent toutefois être mal vécues et générer de l'anxiété, facilement alimentée par l'incertitude qui entoure les causes. Les mesures de gestion prises dans la collectivité doivent veiller à ne pas alimenter de climat d'anxiété.