Surveillance sanitaire en région Midi-Pyrénées. Point épidémiologique au 13 décembre 2013.

Publié le 16 December 2013
Mis à jour le 30 juillet 2019

Fait marquant : Emergence du virus du Chikungunya dans la région Caraïbe à Saint-Martin. Point de situation au 11 décembre 2013.

Deux cas d'infection autochtone par le virus chikungunya sur l'île de Saint-Martin ont été confirmés le 5 décembre 2013 par le Centre national de référence des arboviroses (IRBA, HIA Laveran, Marseille). Il s'agit de la première mise en évidence de circulation de ce virus dans la zone Amérique-Caraïbes. Les investigations épidémiologiques mises en oeuvre par la Cire Antilles-Guyane et l'ARS Guadeloupe ont permis de documenter la circulation du virus sur la partie française de l'île. Au 11 décembre 2013, 50 à 80 cas suspects et 14 cas probables ou confirmés ont été recensés. Ces cas sont situés majoritairement dans le quartier d'Oyster Pond, mais plusieurs cas ont été également signalés dans d'autres quartiers. De plus, une épidémie de dengue sévit à Saint-Martin depuis le mois de janvier 2013. Des épidémies de dengue sévissent aussi à Saint-Barthélémy, en Martinique et en Guadeloupe. Les mesures de lutte antivectorielle mises en oeuvre sur l'île de Saint-Martin dans le cadre de l'épidémie de dengue ont été renforcées. Face au potentiel de diffusion de la maladie une surveillance active des cas de chikungunya a été mise en place sur le territoire de Saint-Martin. De plus, une surveillance ciblant ce virus a été mise en place sur les territoires de Saint-Barthélémy, la Martinique et la Guadeloupe. Les autorités sanitaires des parties française et néerlandaise de l'île collaborent activement à la surveillance et à la mise en place des mesures de contrôle.Les symptômes comportent une forte fièvre et des céphalées, avec des douleurs importantes dans les articulations (chevilles, poignets) pouvant persister pendant plusieurs semaines. Ils apparaissent en moyenne de 4 à 7 jours après la piqûre d'un moustique infecté.