Surveillance sanitaire en région Midi-Pyrénées. Point épidémiologique au 6 juillet 2012

Publié le 9 Juillet 2012
Mis à jour le 13 mai 2019

Faits marquants de la Cire Midi-Pyrénées - Recrudescence de cas de Méningite C

Alors que l'incidence des infections invasives à méningocoques (IIM) de sérogroupe C était en baisse depuis 2002 en Midi-Pyrénées (par exemple un cas en 2010, deux en 2011), on observe actuellement une recrudescence de cette infection. En effet, 11 cas ont été signalés dans les douze derniers mois, dont 9 depuis janvier 2012, soit un taux d'incidence régional de 0,38 cas pour 100 000 habitants, plus du double du taux d'incidence national (0,15) pour ce sérogroupe. Les cas ont majoritairement été déclarés chez des résidents de Haute-Garonne (6 cas), mais 5 cas ont été signalés dans trois autres départements depuis janvier 2012 (Ariège, Gers, Tarn).

Au 20/06/12, le CNR avait caractérisé 9 des 11 souches de méningocoques. Elles appartiennent toutes au complexe clonal ST11, circulant majoritairement en France actuellement, et connu comme hautement pathogène et épidémiogène.

Aucun lien épidémiologique entre ces cas n'a été mis en évidence.

A l'exception d'un cas survenu chez une personne très âgée, il s'agit majoritairement d'enfants, d'adolescents et d'adultes jeunes (fourchette d'âge 7 - 44 ans). Trois d'entre eux ont présenté un purpura fulminans (27 %), un patient est décédé, un autre présente des séquelles graves (tétraplégie). Parmi ces 11 patients, 8 n'étaient pas vaccinés (information manquante pour 3 patients probablement non vaccinés). Or 7 cas (64 %) étaient dans la tranche d'âge concernée par les recommandations récentes de vaccination contre le méningocoque C.

Depuis 2009, la vaccination contre le méningocoque de type C est recommandée après l'âge de 1 an avec rattrapage jusqu'à 24 ans (avis du HCSP du 24 avril et du 26 juin 2009). Cette vaccination permet non seulement de protéger directement les personnes vaccinées contre la maladie, mais de limiter le portage du germe dans la collectivité et ainsi de protéger indirectement le reste de la population, notamment les adultes en contact avec des enfants et adolescents. La couverture vaccinale du vaccin méningococcique C en France est très insuffisante : ella a été estimée fin 2011 à 46,7 % à 2 ans, 13,2 % chez les 6-14 ans et de 4,1 % chez les 15-24 ans (données provisoires échantillon généraliste des bénéficiaires-CnamTS/InVS). Il est donc essentiel de rappeler la nécessité de la vaccination des nourrissons et due rattrapage vaccinal chez les 1-24 ans.

Année de publication : 09/07/2012