Régionalisation de la surveillance de la syphilis et d'autres IST : principes et premiers résultats en Languedoc-Roussillon (France), 2009. Numéro thématique. Infections sexuellement transmissibles : il faut poursuivre la surveillance

Publié le 5 Juillet 2011
Mis à jour le 5 juillet 2019

Introduction - Le réseau RésIST rassemble les cliniciens volontaires pour signaler à l'Institut de veille sanitaire les cas de syphilis, gonococcies et lymphogranulomatoses ano-génitales. Depuis 2008, la Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) Languedoc-Roussillon pilote cette surveillance au niveau régional. Méthode - Les modalités d'animation régionales sont décrites ainsi que les cibles prioritaires de la communication. Les données de signalements des infections sexuellement transmissibles (IST) sont décrites et comparées avec les années précédant la régionalisation de la surveillance. Résultats - En 2009, la participation au réseau a nettement augmenté pour les centres de dépistage. Les données provenaient de 11 déclarants (centres de dépistage, hospitaliers et libéraux) contre moins de 5 en 2007 et 2008. On a observé une diversification des IST signalées, alors que le nombre de syphilis s'est stabilisé. Conclusion - Ces résultats suggèrent un impact positif de la régionalisation de cette surveillance, avec un doublement de la participation et une diversification des pathologies rapportées. L'amélioration de la connaissance des dynamiques régionales permet de mieux cibler les priorités de santé publique en région. (R.A.)

Auteur : Rousseau C, Aumaitre H, Picot E, Brosson I, Tribout V, Viriot D
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2011, n°. 26-27-28, p. 304-7