Point au 14 mars 2014.

Publié le 17 Mars 2014
Mis à jour le 4 juillet 2019

A la Une - Episode de pollution atmosphérique

Depuis plusieurs jours dans la région, les conditions météorologiques sont caractérisées par une situation anticyclonique avec des vents faibles et des températures douces l'après-midi, favorables à la fois à l'accumulation des polluants (issues des émissions du trafic automobile, des activités industrielles, et des émissions du secteur résidentiel et tertiaire) et la formation de particules. L'association " ATMO Poitou-Charentes " a émis ces jours derniers plusieurs bulletins d'information et d'alerte à la pollution dans la région pour des dépassements de seuils des particules en suspension. Les études épidémiologiques documentent les impacts sanitaires à court-terme de la pollution atmosphérique. Les particules en particulier sont associées à une augmentation de la mortalité toutes causes et une augmentation des hospitalisations pour causes respiratoires et cardiovasculaires. La cellule de l'InVS en région (Cire), grâce au dispositif de surveillance syndromique SurSaUD® peut surveiller ces impacts par l'analyse de l'activité globale ainsi que les recours pour asthme, malaises, dyspnée/insuffisance respiratoire aigüe, bronchite chronique, insuffisance cardiaque, ischémie myocardique et céphalées dans les services d'urgences et à SOS Médecins 17. L'analyse des données n'indique pas aujourd'hui d'augmentation significative de recours à court terme pour ces différents indicateurs par rapport aux semaines précédentes et à la même période l'année dernière.Cependant, plusieurs études ont montré qu'il ne semble pas exister de seuil protecteur en deçà duquel aucun impact sanitaire n'est observé. Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont observés dès les concentrations les plus faibles, en l'absence même de " pics " de pollution. Ainsi, étant donné la relative rareté des pics de pollution atmosphérique dans la région sur une année, l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique est essentiellement dû aux niveaux de fond de pollution atmosphérique. Plusieurs études de cohorte ont montré que l'impact à long-terme d'une exposition chronique à la pollution de l'air est nettement plus important en termes de mortalité ou d'espérance de vie que les impacts observés à court-terme.