Surveillance sanitaire en région Limousin. Point au 18 octobre 2013.

Publié le 22 Octobre 2013
Mis à jour le 30 juillet 2019

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Intoxication liée à la consommation de champignons. L'InVS réalise une surveillance annuelle des intoxications par des champignons depuis 2010, à partir des cas enregistrés par les Centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) et par le réseau OSCOUR®. Cette surveillance est saisonnière et s'étend du 1er juillet au 31 décembre de chaque année. Entre le 1er juillet et le 6 octobre 2013, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a répertorié 546 cas d'intoxication par des champignons, dont 1 cas grave chez un enfant de 18 mois ayant nécessité une greffe hépatique. Du fait des conditions météorologiques pluvieuses, ces cas, enregistrés par le ré-seau des Centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV), sont en forte augmentation depuis ces dernières semaines (25 cas du 9 au 15 septembre, contre 177 cas du 30 septembre au 6 octobre). Ce pic d'intoxication est plus précoce qu'en 2012. En Limousin, depuis le début de la surveillance saisonnière (01/07/12), 4 cas d'intoxication par des champignons ont été enregistrés aux urgences hospitalières. Ces cas sont survenus au cours des 3 dernières semaines. Ces intoxications sont la conséquence, dans la majorité des cas, d'une confusion avec d'autres champignons comestibles. Les conséquences sur la santé de ce type d'intoxications peuvent être très graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles.Face à ces cas d'intoxications qui se renouvellent et perdurent chaque année, la Direction générale de la Santé (DGS) et l'Institut de veille sanitaire (InVS) ont publié cette semaine un communiqué de presse pour mettre en garde les amateurs de cueillette des champignons.