Point au 15 mars 2013.

Publié le 15 Mars 2013
Mis à jour le 4 juillet 2019

A la une - Focus sur l'indicateur de surveillance " Hypothermie "

Dans le cadre du dispositif " Froid extrême et santé ", l'Institut de veille sanitaire (InVS) est chargé d'analyser les données épidémiologiques des systèmes de sur-veillance sanitaire spécifiques et non spécifiques et d'alerter les autorités sanitaires régionales et nationales chaque fois que la situation le nécessite. L'un des indica-teurs suivi au travers du réseau SurSaUD® pendant la période hivernale et présen-té chaque semaine dans notre Point Epidémiologique, est le nombre de passages aux urgences pour " Hypothermie ". Cet indicateur est un regroupement syndro-mique de diagnostics qui comprend les hypothermies (code CIM-10 T68) mais aus-si les gelures (codes CIM-10 T33, T34 et T35) et les autres effets d'une baisse de la température (code CIM-10 T69). L'hypothermie est définie comme un refroidis-sement involontaire de la température interne du corps humain en dessous de 35°C. Elle est le résultat d'une baisse de la production de chaleur, d'une augmenta-tion de la perte de chaleur ou d'un dysfonctionnement de la thermorégulation.

En Poitou-Charentes, depuis le début de la surveillance hivernale le 1er Octobre 2012, 76 passages aux urgences correspondant au regroupement syndromique " Hypothermie " ont été enregistrés dans SurSaUD® (cf. Figure p.6). Parmi ces cas, une hypothermie a été diagnostiquée pour 70 d'entre eux (92 %) et 6 (5 %) ont présenté des gelures. Environ 41 % des cas résidaient en Charente, 26 % dans la Vienne, 17 % en Charente-Maritime et 16 % dans les Deux-Sèvres. Le sex-ratio était de 1. L'âge des cas était compris entre 13 et 91 ans, avec une médiane de 77 ans. Le pic des cas diagnostiqués a été observé en Janvier 2013 (environ 47 % des cas répertoriés depuis le début de la surveillance).