Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 6 novembre 2014.

Publié le 14 Novembre 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - Ebola : Transmission du virus, notion de contacts à risque

Deux éléments font qu'un agent infectieux est plus ou moins dangereux : son pouvoir pathogène d'une part, c'est-à-dire sa capacité à provoquer une maladie et conduire éventuellement à un décès, et son caractère transmissible d'autre part. En termes de pouvoir pathogène, le virus Ebola est très virulent car il est responsable de symptômes graves (fièvre, diarrhées, vomissements, hémorragies, insuffisance rénale, hépatique, etc.) pouvant conduire à un tableau de défaillance multiviscérale et au décès du patient, et ce d'autant qu'il n'existe aucun traitement spécifique contre cette infection. La létalité des infections à virus Ebola, c'est-à-dire le nombre de décès parmi les personnes malades, est importante : elle varie entre 50 et 90 % selon les épidémies. Dans l'épidémie actuelle qui touche principalement trois pays d'Afrique de l'ouest, entre 30 et 60 % des patients infectés recensés, selon les pays, sont décédés (données OMS au 29 octobre 2014). La transmission du virus Ebola par une personne, nécessairement symptomatique, peut se faire de personne à personne ou via un environnement (surfaces) contaminé : elle nécessite un contact physique direct avec les liquides biologiques (sang, sécrétions …), les tissus ou organes d'une personne infectée malade. Cependant, l'aggravation rapide de l'état d'une personne malade conduit très rapidement à son hospitalisation, ce qui rend très improbable l'hypothèse que cette personne continue à mener des activités normales (telles que se rendre à son travail ou fréquenter un lieu public). Dès lors, le risque de transmission concerne surtout le personnel soignant en charge du patient, et le cas échéant les membres de son entourage familial qui auraient pris soin de lui lorsqu'il était symptomatique avant son hospitalisation, lors de soins funéraires ou d'inhumation.Les difficultés rencontrées actuellement en Afrique de l'ouest pour contrôler l'épidémie sont en grande partie liées d'une part à un manque de ressources en personnel et en matériel pour isoler et prendre en charge les patients dans les hôpitaux et les centres de soins, et d'autre part à la réalisation sans protection des soins funéraires et des inhumations.