Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 3 avril 2014.

Publié le 4 Avril 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - Epidémie d'infections à Ebola virus en Afrique de l'Ouest, mars 2014

Les autorités sanitaires de la République de Guinée (Guinée Conakry) ont confirmé le 21 mars 2014 l'existence d'une épidémie d'infections par le virus Ebola sur leur territoire national. A la date du 1er avril, le bilan provisoire était de 122 cas suspects de fièvre hémorragique virale (FHV) en République de Guinée, dont 80 décès (létalité 65 %). Au total, 24 cas ont été biologiquement confirmés par le Centre National de Référence (CNR) des FHV (Inserm-Institut Pasteur, Lyon), l'institut pasteur de Dakar et l'institut Bernhard-Nocht à Hambourg. Le risque de survenue en France d'un cas importé de FHV Ebola, contaminé au cours de cette épidémie, est très faible mais ne peut pas être complètement exclu. Dans ce contexte, la Direction générale de la santé a diffusé le 25 mars un message MARS aux ARS et aux établissements de soin, comprenant une définition de cas établie par l'InVS, et indiquant d'une part que les cas suspects devaient être signalés aux ARS par les médecins prenant en charge ces patients, et d'autre part de recourir à l'infectiologue référent de l'établissement de santé pour l'évaluation et la prise en charge des patients. La définition de cas au 28 mars a établi la zone à risque comme constituée de la Sierra Leone,de la Guinée Conakry et du Libéria, après concertation avec le CNR FHV et en raison de la difficulté à définir une limite géographique précise dans un contexte d'épidémie en cours d'évolution. Un cas suspect est défini comme toute personne présentant, dans un délai de 21 jours après son retour de la zone à risque, une fièvre supérieure ou égale à 38,5°C. Les suspicions de FHV sont à déclaration obligatoire en France, et la suspicion clinique est le seul critère de signalement.Tout signalement reçu par une ARS implique une investigation complémentaire au niveau régional, coordonnée par la CIRE, afin de recueillir les informations nécessaires pour classer le cas. Dans le même temps, le médecin hospitalier signalant, en lien avec son infectiologue référent, réalisera une évaluation clinique, en considérant tous les diagnostics différentiels. Un cas est confirmé biologiquement d'infection au virus Ebola par RT-PCR par le CNR des FHV, seule structure habilitée à manipuler et détenir des agents de classe 4 tels que le virus Ebola. L'envoi des échantillons nécessite un contact préalable avec le CNR.