Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 23 janvier 2014.

Publié le 24 Janvier 2014
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - La vaccination contre la grippe est encore possible !

Le dispositif de surveillance de la grippe en France met actuellement en évidence une faible circulation des virus grippaux au sein de la population. Cette situation contraste avec l'identification à ce jour de 75 cas graves de grippe admis en réanimation (bulletin InVS du 22/01/2014), alors même que ce nombre était resté inférieur à 15 au cours des phases pré-épidémiques des saisons précédentes. Les cas graves signalés à ce jour ne semblent pas avoir de formes plus sévères que ceux des saisons passées au niveau national. Ce sont des adultes avec des facteurs de risque (80 % d'entre eux), non vaccinés (80 %) et majoritairement infectés par un virus A (le plus souvent H1N1pdm2009). En Bourgogne et Franche-Comté, 6 cas graves ont été déclarés par les services de réanimation : le tableau 3 vous permettra de suivre l'évolution de cette surveillance pendant la période hivernale. Les données préliminaires de l'assurance maladie montrent que la proportion de personnes vaccinées en France est très proche de celle de l'année dernière, si l'on se réfère au taux de retour d'environ 50 % parmi plus de 10 millions de bons de vaccination envoyés. Le réseau Grog rapporte 30 % de prélèvements positifs dans 15 des 21 régions de France métropolitaine au cours des deux dernières semaines. Toutes les souches positives étaient de type A, et notamment les trois-quarts de celles qui ont pu être typées étaient A(H1N1)pdm2009. Trois pays à l'ouest de l'Europe rapportent une activité grippale épidémique des virus de type A : l'Espagne où l'épidémie a commencé depuis deux semaines avec un virus A(H1N1)pdm09 dominant, le Portugal et le Royaume-Uni.Ces informations peuvent faire craindre l'arrivée prochaine d'une épidémie A(H1N1)pdm09 en France, virus plus enclin à conduire à des formes graves de grippe chez des adultes avec facteur de risque. Il est donc encore temps de se faire vacciner cette semaine, notamment pour les personnes à risque de complications, et tant que le début d'épidémie n'est pas annoncé.