Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 22 août 2013.

Publié le 23 Août 2013
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - Surveillance liée à l'implantation d'Aedes albopictus en métropole

Originaire d'Asie du sud-est, Aedes albopictus (ou "moustique tigre") présente une grande plasticité, qui lui a permis de s'adapter à diverses conditions de milieu. Il a pu ainsi s'implanter dans des pays tempérés, en Europe du sud, entre autres, et notamment en Italie depuis une vingtaine d'années. C'est le vecteur principal du chikungunya dans l'Océan Indien et également un vecteur de la dengue. L'Institut de veille sanitaire (InVS) vient de publier un point sur la surveillance saisonnière du chikungunya dans les 17 départements du sud de la France sous surveillance renforcée [1]. Parmi les 200 cas suspects signalés du 1er mai 2013 au 16 août 2013, 76 cas importés de dengue et un cas importé de chikungunya ont été confirmés ; il n'y a eu aucun cas autochtone. Rappelons qu'en métropole, dans des conditions environnementales favorables (température, humidité, écologie), la présence simultanée de cas importés de chikungunya ou de dengue en phase virémique et du vecteur est susceptible d'induire une chaîne de transmission locale et des cas autochtones. Ceci a été confirmé en 2010 avec l'apparition de 2 cas autochtones de chikungunya à Fréjus et 2 cas autochtones de dengue à Nice. La notification obligatoire à l'InVS des cas confirmés de dengue et de chikungunya (importés et autochtones) a été instaurée en 2006. Le plan anti-dissémination a été mis à jour en avril dernier [2].Six nouveaux départements sont passés en niveau 1 (Aedes albopictus implanté et actif) en 2013, marquant ainsi une progression vers nos régions