Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 10 octobre 2013.

Publié le 11 Octobre 2013
Mis à jour le 30 juillet 2019

A la Une - Signalements d'infections à Campylobacter dans cinq régions françaises en juillet 2013

Entre le 3 et le 7 juillet 2013, sept signalements d'augmentation d'infections à Campylobacter provenant de cinq régions différentes (dont la Franche-Comté) ont été remontés à l'InVS. En Franche-Comté, le signalement provenait d'un médecin du Centre Hospitalier de Belfort-Montbéliard (CHBM) qui constatait une recrudescence de cas de diarrhées à Campylobacter d'origine communautaire, hospitalisés entre le 14 et le 22 juin 2013. Au niveau national, un tel nombre de signalements spontanés d'infections à Campylobacter est inhabituel, même dans le contexte du début de pic estival bien documenté de ce pathogène. Une investigation a été lancée dans les cinq régions pour identifier une éventuelle source de contamination commune à l'origine de ces signalements. Les résultats des investigations menées n'ont pas orienté vers une source de contamination commune aux patients concernés par les signalements. Etant donné l'étendue géographique des cas, les hypothèses d'une contamination commune d'origine hydrique ou à partir des animaux d'une ferme ont été d'emblée écartées. Concernant une source alimentaire éventuelle, l'hypothèse d'une consommation de lait cru, aliment souvent incriminé dans des épisodes de cas groupés de Campylobacter aux Etats-Unis, a également été écartée. La consommation des produits divers de volaille a été rapportée pour tous les cas interrogés à ce jour. La mise en évidence d'une grande diversité de profils inter et intra laboratoires des souches de C. jejuni typées au CNR confortent les résultats de l'investigation épidémiologique.Selon un avis de l'European Food Safety Authority (EFSA), la majorité (50-80 %) des infections humaines à Campylobacter seraient attribuables à la consommation de volaille contaminée [www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal /doc/1437.pdf]. Une étude européenne réalisée en 2008 a estimé que 76 % (70-81 %) des poulets de chair en France sont contaminés par Campylobacter, un chiffre proche de la moyenne européenne estimée à 71 % [www. efsa. europa.eu/fr/efsajournal/doc/ 1503. pdf]. Vu le pourcentage important de volaille contaminée par les Campylobacter, les moyens les plus efficaces d'éviter des infections humaines sont une cuisson complète de cette viande et des précautions d'hygiène en cuisine pour éviter des contaminations croisées.